mercredi 14 décembre 2016

Projets ministériels sur le numérique :Alerte !

Le 28 novembre dernier, le ministère de l’Éducation nationale invitait enfin les organisations syndicales à prendre connaissance des projets de textes visant à transformer Base Elève en ONDE (Outil Numérique pour la Direction d’Ecole) concoctés avec un « comité de directeurs » choisis et déclarés représentatifs par le ministère en dehors des organisations syndicales.

Augmentation et alourdissement des tâches des directeurs
Mise en cause des statuts des personnels et de l’école

Présentés comme un outil pour mettre en place la réforme ministérielle et l’école inclusive, ces documents visent en fait sous prétexte d’informatisation à placer en ligne directe les directeurs sous la coupe des municipalités qui auraient accès à la plupart des données contenues jusqu’à la répartition nominales des élèves dans les classes, les emplois du temps pédagogiques, etc ….

Les promoteurs de ce logiciel ont même prévu la possibilité pour les familles d’intervenir sur la correction des données dans un premier temps.

Offensive pour placer les écoles sous la coupe des élus politiques

Concernant l’utilisation d’AFFELNET, le ministère a conforté les craintes de la FNEC FP-FO. Ainsi, les directeurs seraient maintenant les responsables administratifs de la répartition des élèves entre les collèges dans le cadre de la carte scolaire et de la mixité sociale.

Enfin, sous prétexte d’amélioration des outils informatiques, le ministère entend imposer un cahier de bord (Renseignements pour la gestion des élèves et des personnels visant à supplanter celui utilisé actuellement par les IEN pour transférer ces missions aux directeurs).

Le mercredi 23 novembre, lors d’un groupe de travail consacré au numérique, plus spécifiquement à un projet d’arrêté relatif au traitement de déploiement des équipements mobiles (tablettes) dans les établissements et les écoles, il était déjà apparu nettement que dans le 1er degré le DASEN était responsable du traitement et pouvait signer des conventions avec des communes portant sur l’utilisation des tablettes dans les écoles. Il a d’ailleurs été précisé que ces conventions pouvaient tout à fait concerner et définir une utilisation partagée de ces tablettes entre l’école et le périscolaire. Ainsi par ces conventions, les directions d’école seraient soumis à une charge de travail supplémentaire et directement seraient placées sous la tutelle des élus politiques. Au vu de cette situation inacceptable les représentants de la FNEC FP-FO ont demandé que le projet d’arrêté ne soit pas présenté au CTM du 7 décembre. Réponse du représentant de la ministre :

« Nous maintenons le passage au CTM du 7. Je suis responsable des problèmes numériques, pas des problèmes statutaires ».

Pour le SNUDI-FO, les intentions de la ministre sont parfaitement claires :

1 – instituer une représentativité spécifique des directeurs d’écoles (en les dissociant du reste des PE) fabriquée par le ministère contre la représentation syndicale pourtant seule contrôlable en vue de remettre en cause la place des organisations syndicales indépendantes ;

2 – placer un peu plus les directeurs d’écoles sous la coupe des collectivités locales contre les garanties statutaires contenues dans le décret de 1989 ;

3 – leur conférer officieusement un statut de chef d’établissement au détriment de l’existence même des I.E.N. C’est la raison pour laquelle le SNUDI-FO demande l’abandon de ces projets qui prépareraient une deuxième étape : celle du recrutement des enseignants par les chefs d’établissements aux ordres des collectivités locales.

Posté par snudifo18 à 16:24 - - Permalien [#]


L’OCDE assure la promotion des contre-réformes

Les résultats de l’enquête PISA 2015 viennent d’être rendus publics par l’OCDE.

La poursuite des politiques d’austérité

Rappelons que ces tests n’évaluent pas la maîtrise des programmes scolaires par les élèves mais les compétences. Cela n’a pas empêché les nombreux commentateurs d’y trouver la vertu de révéler l’échec des politiques de droite, selon la gauche, et l’échec des politiques de gauche, selon la droite. L’actuelle ministre voit donc dans la publication de ces résultats une occasion de vanter les réformes découlant de la Refondation et de fustiger les précédentes. Comme s’il n’y avait pas de continuité, comme si toutes ces réformes n’avaient pas en commun de diminuer les heures de cours et d’aggraver les inégalités en renforçant l’autonomie des établissements.

Marchant dans les pas de la loi d’orientation Fillon de 2005, les ministres de la Refondation n’ont fait que poursuivre les politiques de destruction de l’école publique : instruction réduite à un vague socle commun de connaissances et de compétences, remise en cause du caractère national de l’école au bénéfice des projets territoriaux, formation professionnelle sous la coupe des régions et des patrons, intrusion grandissante des groupes de pressions politiques et économiques, remise en cause de la laïcité… Quant aux 54 000 postes promis, aucun enseignant ne les a vus. Les classes restent surchargées et les fermetures d’écoles se poursuivent.

La ministre, bonne élève de l’OCDE

« Mme la ministre vous avez engagé des réformes proches des bonnes pratiques. On vous encourage à aller plus loin », lance Gabriela Ramos, conseillère spéciale du secrétaire général de l’OCDE ce mardi 6 décembre, dans la salle de conférence où elle dévoilait les résultats de l’édition 2016, en présence de Najat Vallaud-Belkacem.

Un soutien qui vient à point nommé, au moment où la ministre cherche à faire passer en force sa réforme de l’évaluation des enseignants. D’ailleurs, dans son guide des bonnes pratiques, l’OCDE recommande d’« approfondir la réflexion sur le statut des enseignants », en mettant en place le salaire au mérite et l’obligation de se former tout au long de la vie. L’officine internationale cite en exemple le Japon, où une loi impose, tous les dix ans, l’obligation pour les professeurs de prouver qu’ils sont à jour sur leurs compétences.

Pour Force Ouvrière, c’est maintenant qu’il faut résister aux réformes dévastatrices que le gouvernement entend imposer à l’école républicaine, à son fonctionnement, à ses missions et aux fonctionnaires d’État de toutes catégories du ministère de l’Éducation nationale.

L’enquête Pisa est organisée par l’OCDE et est menée tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans. L’Organisation de Coopération et de Développement Economique formule régulièrement des stratégies conçues pour opérer des réformes structurelles et désengager le budget de l’État des services publics sans provoquer de « mécontentements ». Ainsi était-il recommandé, dès 1996, non « la baisse de la quantité », mais « la baisse de la qualité » dans certains établissements et pas dans d’autres pour rendre insensible aux familles la destruction programmée du service public d’Éducation.

Posté par snudifo18 à 16:20 - - Permalien [#]

vendredi 9 décembre 2016

Décrets PPCR au Comité Technique Ministériel : FO a voté contre

2logo_fnecPlus que jamais tout mettre en œuvre pour repousser le projet de refonte de l’évaluation des personnels enseignants et d’éducation.

Le Comité technique ministériel convoqué ce 7 décembre devait donner un avis sur les projets de décrets statutaires bouleversant les statuts des corps enseignants et des CPE sur les déroulements de carrière, les grilles indiciaires ainsi que l’évaluation.  Les votes au CTM:

Contre : FO, CGT, SNALC
Pour : CFDT, FSU, UNSA

Le contenu des décrets comme les débats ont confirmé nos raisons de nous opposer à ces projets.
L’évaluation est présentée par l’administration comme « bienveillante » et « formative ».En fait elle jouera un rôle déterminant pour l’attribution des bonifications d’ancienneté, l’accès à la hors-classe et à la classe exceptionnelle.

Quand on connaît les pressions d’ores et déjà subies par nos collègues à l’occasion de la mise en œuvre des réformes, notamment avec celle du collège ou des rythmes scolaires dans le premier degré, on ne peut qu’être dubitatifs sur le caractère bienveillant de la mise en place de la grille de compétences, très éloignée sur l’essentiel du cœur de métier : enseigner dans sa classe.

Le projet de grille de compte-rendu comprend 11 items qui eux-mêmes s’appuient sur les dizaines d’entrées du « référentiel de compétences professionnelles des métiers du professorat et de l’éducation » (arrêté du 1/07/2013). C’est la mise en place d’une gestion managériale sur le modèle du privé axée sur les savoirs, savoir-faire et savoir-être.

Force Ouvrière a proposé un vœu demandant la saisine du CHSCT ministériel afin de mener une étude approfondie préalable des conséquences du projet d’évaluation sur la santé des personnels. Soucieux d’apporter le maximum de garanties et de protection aux personnels, nous regrettons que seules la CGT et la FGAF l’aient appuyé. Les autres fédérations ont estimé que le projet d’évaluation ne changeait rien aux conditions de travail des personnels tout en affirmant qu’elles seront vigilantes après la mise en place du nouveau système. Pour Force Ouvrière il vaut mieux prévenir que guérir !

La classe exceptionnelle est bien un grade fonctionnel : nous attirons l’attention des personnels sur le fait que celle-ci sera pour l’essentiel au titre de « fonctions accomplies dans des conditions difficiles ou sur des fonctions particulières » dont la « liste est fixée par arrêté du ministre », ce qui ouvre la voie à la mise en place d’une hiérarchie intermédiaire au sein des corps enseignants.

Interrogé par Force Ouvrière sur l’absence de traduction en termes de garanties statutaires de l’affirmation selon laquelle « les personnels enseignants pourront dérouler une carrière complète jusqu’au sommet de la hors-classe », le ministère a confirmé qu’il n’y aurait rien de tel dans les statuts. La « garantie » découlerait du nombre des promotions décidées chaque année (en fonction du rapport promus/promouvables) et du barème qui sera retenu ! Le ministère a indiqué que nous n’aurons les chiffres qu’au printemps pour l’année en cours. Il a reconnu la diminution de l’effectif de la plage d’appel mais n’a pris aucun engagement chiffré, alors qu’il faudra au moins doubler le ratio (14% ou plus) pour maintenir le nombre de promotions en 2018 !
Qui pourrait y voir des « garanties » ? Il y a au contraire tout à craindre sur le volume des promotions et les critères qui seront retenus à l’avenir.

Des amendements proposés par certaines fédérations (rejetés par l’administration) soulignent la contradiction avec leur vote pour. Demander que les collègues puissent être accompagnés par un délégué syndical lors des entretiens d’évaluation, la suppression de la référence aux fonctions dans l’accès à la classe exceptionnelle ou la mise en place d’une clause de sauvegarde pour l’accès à la hors-classe ne fait que souligner les problèmes majeurs posés par le projet de refonte statutaire !

La FNEC FP-FO alerte les personnels.
La « revalorisation » indiciaire des salaires est indigente !
Mais le cadre fixé par les projets de statut est une véritable régression. Tout comme la loi Travail avec l’inversion de la hiérarchie des normes, il ouvre une porte par laquelle la ministre actuelle ou future par simple arrêté pourra aller toujours plus loin dans l’individualisation des carrières et l’autonomie des établissements.

Il faut tout mettre en œuvre, par l’action commune à tous les niveaux pour obtenir l’abandon du projet d’évaluation !

Le SNUDI-FO18 invite les collègues à signer massivement la pétition pour l’abandon de la réforme de l’évaluation des enseignants !

Vous trouverez ci-dessous la pétition que vous pouvez imprimer, diffuser, faire signer dans votre école et nous renvoyer par mail ou voie postale.

PETITION Évaluation

Vous pouvez également signer la pétition en ligne :

SIGNEZ LA PETITION EN LIGNE POUR L'ABANDON DE LA REFORME DE L'EVALUATION DES ENSEIGNANTS

 

Projet de grille d'évaluation ci-dessous

PPCR_referentiel_de_competences_3_1

PPCR_grille_evaluation_1_

statuts30001

 

 

Posté par snudifo18 à 17:18 - - Permalien [#]

LIVRET SCOLAIRE UNIQUE NUMERIQUE : le ministère lâcherait-il du lest ? Le LSU doit donc être abandonné

Dans tous les départements, les enseignants du 1er degré sont alarmés par les consignes diverses, variées  et parfois contradictoires que l’administration dispense à propos de la mise en place du LSU. Ces directives aboutissent à ce que nombre de personnels aient décidé ou soient contraints de ne pas mettre en place ce LSU.

 A juste titre, nos collègues considèrent que la mise en œuvre de ce LSU :

 -       constitue une charge de travail supplémentaire importante non comptabilisée et non rémunérée

 -       est une nouvelle formalité imposée aux enseignants de mise en œuvre de la loi de refondation de l’école du socle de la maternelle à la 3ème qui contrevient à la liberté pédagogique individuelle.

 C’est dans ces conditions que le SNUDI-FO a pris connaissance de la note de la directrice générale de l’Enseignement Scolaire adressée le 1er décembre à tous les enseignants d’écoles élémentaires où il est notamment écrit :

 « Les bilans périodiques peuvent être renseignés directement dans l’application nationale Livret Scolaire Unique (LSU) ou bien dans toute autre application, si vous en utilisez déjà une à cette fin ….

 … Si vous avez retenu la solution d’une autre application, vous pourrez à partir de celle-ci transférer les éléments constitutifs des bilans périodiques dans l’application nationale Livret Scolaire Unique lorsque ce sera nécessaire, notamment en cas de changement d’école ou en fin de cycle. Il n’y a donc pas nécessité à procéder dans l’urgence à ces transferts qui peuvent avoir lieu tout au long de l’année ».

 Pour le SNUDI-FO, cette précision ouvre la possibilité pour chaque enseignant d’évaluer ses élèves avec les outils et moyens de son choix et au rythme où il le souhaite, sans utiliser la mouture ministérielle du LSU.

 C’est donc en référence à la note de Mme la directrice de la DGESCO, que le SNUDI-FO défendra donc tout enseignant qui se verrait injustement ennuyé parce qu’il n’utiliserait pas la version ministérielle du LSU.

 En tout état de cause le SNUDI-FO demande avec la FNEC FP-FO, l’abandon total de la référence officielle au LSU.

Posté par snudifo18 à 17:09 - - Permalien [#]

mercredi 30 novembre 2016

Projet d’évaluations des enseignants

A l’instar des élèves, les enseignants seraient évalués selon une grille de compétences.

4 pages PPCR/EVALUATION

Les organisations syndicales FO, CGT et SUD ont décidé de s’adresser aux personnels sur les dangers contenus par le projet de réforme d’évaluation des enseignants. Vous trouverez ci-dessous leur communiqué.

Evaluation_lettre_commune

La FNEC-FP-FO invite les collègues à signer massivement la pétition nationale pour l’abandon de la réforme de l’évaluation des enseignants !

Vous trouverez ci-dessous la pétition que vous pouvez imprimer, diffuser et faire signer dans votre école.

PETITION Évaluation

Vous pouvez également signer la pétition en ligne :

SIGNEZ LA PETITION EN LIGNE POUR L'ABANDON DE LA REFORME DE L'EVALUATION DES ENSEIGNANTS

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Posté par snudifo18 à 09:46 - - Permalien [#]


dimanche 20 novembre 2016

Projet d'évaluation des enseignants : alerte ! Une seule exigence : le retrait !

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Le PPCR prévoit la suppression de la note pédagogique mais pas la fin des visites d’inspection qui prennent de nouvelles formes. Quatre rendez-vous tout au long de la carrière, mais également un « accompagnement des enseignants ». 

 

Le rendez-vous de carrière est un dispositif plus contraignant que les inspections actuelles et ses conséquences impactent directement la carrière des enseignants et remettent en cause leur statut de fonctionnaire d'Etat :

  1. La rédaction d’un bilan professionnel par l’enseignant avant la visite d’inspection en classe, elle-même suivie d’un entretien qui porte entre-autres sur le bilan professionnel ;
  2. La communication à l’enseignant par l’inspecteur d’une grille d’évaluation basée sur des compétences à quatre niveaux pour chacune d’entre-elles (à consolider, satisfaisant, très satisfaisant, excellent) et une appréciation finale construite sur le même principe. Les compétences jugées ne feront que reprendre celles demander dans le référentiel des professeurs stagiaires !!! Deux  items remettent en cause notre statut et nos droits de fonctionnaire d'Etat:

- L'item 7 "Coopérer avec les partenaires de l’école" inclut les collectivités territoriales mais aussi les associations diverses impliquées notamment dans les activités péri scolaires et les entreprises.

- L’item 8 "coopérer avec les parents d’élèves" constitue une négation du droit des enseignants à être protègés par leur hiérarchie dans le cadre de l’article 11 du statut général de la Fonction Publique. 

      3. L' appréciation finale détermine pour les deux premiers rendez-vous le passage accéléré d’un an au 7ème et 9ème échelon, le passage à la hors-classe lors du troisième rendez-vous et, pour un public déterminé, la promotion à la classe exceptionnelle lors du quatrième rendez-vous. L’enseignant peut saisir la CAP pour demander la révision de son appréciation... C’est sa parole contre celle de la hiérarchie, et il n’y a plus aucune grille de référence !

Entre chaque rendez-vous de carrière, un accompagnement individuel ou collectif peut-être décidé:

Collectif, il peut concerner « l’équipe pédagogique d’une école […] , un bassin de formation, une équipe d’enseignant inter-degré ». Il peut porter sur :

  • La conception et la mise en œuvre de projets ou de dispositifs pédagogiques ;
  • L’évolution des pratiques pédagogiques, l’explicitation des orientations nationales, une aide à la mise ne place des programmes, à l’évaluation des élèves…

Individuel, il peut être initié à tout moment de la carrière par les personnels d’inspection et de direction. Il a pour objectifs :

  • De consolider et développer les compétences professionnelles ;
  • De remédier aux difficultés rencontrées par certains personnels ;
  • De favoriser la mobilité professionnelle.

Concrètement, les enseignants vont subir des pressions encore plus grandes lors de ces rendez-vous de carrière par rapport aux inspections actuelles puisqu’ils détermineront directement une éventuelle accélération de leur carrière.

    Le projet d’évaluation ministériel, c’est l’arbitraire, l’individualisation des carrières, la concurrence entre les personnels au nom du « mérite » et une nouvelle aggravation de notre charge de travail au détriment de ce qui constitue notre mission fondamentale : enseigner dans notre classe sur la base de programmes nationaux.
La grille d’évaluation par compétences, le bilan professionnel, nous n’en voulons pas.
Nous n’en voulons pas plus que de la réforme des rythmes scolaires.
Ce que nous voulons, c’est une véritable augmentation de nos salaires, une carrière complète pour tous, le maintien d’un barème chiffré.
Nous exigeons le retrait du projet d’évaluation et l’ouverture de discussions sur d’autres bases.

Notre dossier complet : 4_pages_Evaluation-PPCR

 

 

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vendredi 4 novembre 2016

Remplacement des enseignants : attaques contre les statuts et pressions sur les personnels !

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Dernière provocation en date de la ministre de l’éducation nationale : le 18 octobre dernier, elle a présenté des mesures très médiatisées sur le remplacement des enseignants. La ministre prévoit que ces mesures donnent lieu à des textes réglementaires fin 2016 pour s’appliquer dès 2017.
Pour répondre au problème du remplacement, comme la ministre prétend le faire, il faut des postes.
N. Vallaud Belkacem a-t-elle annoncé la création des postes nécessaires pour répondre aux besoins urgents ? On en est loin ! Ce qu’elle a annoncé se ramène à des mesures contre les personnels, contre leurs conditions de travail, leurs droits et garanties.

Dans le premier degré, une seule zone de remplacement : le département !

La ministre prévoit d’abroger les circulaires de 1976 et 1982 pour fixer par décret le département comme seul périmètre de nomination et d’affectation des remplaçants, avec comme conséquences la démultiplication des temps de trajet, la dégradation accrue de la rémunération, des conditions de vie et de travail. Ce qui laisse à imaginer ce qui pourrait se passer dans le Cher pour un remplaçant domicilié dans le Nord du département allant dans le Sud ou d'Ouest en Est !!!

Pour «régler» le problème du remplacement : faire la chasse aux absents !

La ministre décide la mise en place d’un dispositif pour identifier les absences «perlées». Ces absences pourront donner lieu à un signalement des personnels concernés, à leur convocation par les cellules «ressources humaines» des inspections d’académie, des rectorats, pouvant déboucher sur des mesures dites «d’accompagnement», en réalité des mesures coercitives (tutorats, retrait temporaire de service etc.). Avec cynisme, la ministre, dans sa conférence de presse, ose même évoquer la médecine de prévention. Dans le Cher, il n’y a plus de médecin de prévention !
Toutes ces mesures ont un objectif : mettre en place un climat de pression.

Limiter le nombre de formations sur le temps scolaire !

La ministre encourage les formations en dehors du temps scolaire (par exemple M@gistère, formations pendant les petites vacances…) donc la remise en cause du droit à formation.
On a maintenant l’habitude : la ministre présente cette régression comme une amélioration.
Evidemment, il en va de cette amélioration comme de la soi-disant «revalorisation» des enseignants. La politique ministérielle c’est, en réalité, la fuite en avant pour tout déréglementer, pour remettre en cause toutes les garanties statutaires. Il faut que cela s’arrête !
Pour la FNEC FP FO, ces mesures de stigmatisation des personnels, de remise en cause de leurs droits sont inacceptables. Elles doivent être retirées.
L’urgent, c’est de créer les postes nécessaires pour répondre aux besoins et de mettre fin à la dégradation des conditions de travail découlant de l’accumulation des contre réformes qui détruisent l’école et les statuts.

 

Posté par snudifo18 à 17:41 - - Permalien [#]

Transposition du PPCR aux personnels enseignants, d’éducation et d’orientation : toujours aussi inacceptable !

Retrait du projet d'évaluation !
Le vote contre s'impose !

Le ministère a transmis ses textes définitifs sur la transposition du protocole PPCR (parcours professionnels, carrières, rémunérations) aux personnels enseignants, d’éducation et d’orientation. Les modifications par rapport au projet sont homéopathiques : rien n'est changé sur les grilles indiciaires, les rythmes d'avancement et la classe exceptionnelle. Les modifications sur la grille d'évaluation ne changent rien au fond.
A six mois de la fin de son mandat, le gouvernement se presse de mettre en oeuvre ce que le précédent avait voulu faire sans le pouvoir : remise en place de l'évaluation des personnels par compétences et entretien professionnel (le décret Chatel avait dû être abrogé par M. Peillon grâce à l’action commune des syndicats) et création d'un grade fonctionnel (GRAF) tout en annonçant une revalorisation qui n'est qu'un trompe-l’oeil.

4 PAGES PPCR EVALUATION : ICI

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mercredi 28 septembre 2016

Traitement et indemnités

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Tableaux des traitements, indemnités et prestations familiales: 

Infos_administratives_2017

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mercredi 21 septembre 2016

GT moyens de remplacement : Le droit au remplacement menacé

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Le droit au remplacement menacé

La ministre a convoqué le 30 août un GT sur les moyens de remplacement dans l’objectif de « dégager des pistes de travail » concernant « la création d’un indicateur sur le remplacement », « l’amélioration de la communication avec les familles et les élus », « les moyens », « la gestion du remplacement », « les absences perlées » et la « Formation Continue ».

Indicateur de performance du remplacement et communication aux familles
pour faire oublier l’obligation de remplacement dès le 1er jour d’absence

La création d’un indicateur du niveau de remplacement, une communication plus efficace sur les délais de remplacement ne régleront rien. De tels artifices ne résoudront rien sauf à vouloir instaurer un palmarès des écoles en fonction du taux d’absentéisme et légitimer le renoncement à assurer le remplacement dès le 1er  jour d’absence. Pour FO, c’est inenvisageable.

L’amélioration du remplacement passe par le recrutement au concours

Pour améliorer le remplacement des enseignants, il n’y a qu’une seule mesure : recruter des enseignants en nombre suffisant et mettre ainsi fin aux milliers de journées non remplacées dans les écoles, entrainant la répartition des élèves et accroissant d’autant la moyenne réelle du nombre d‘élèves par classe.

L’amélioration du remplacement ce n’est ni l’embauche de contractuel …

Le SNUDI-FO constate que le processus d’embauche systématique de contractuels en lieu et place d’enseignants fonctionnaires d’Etat est déjà largement engagé dans les écoles à cette rentrée. Le chiffre de 5 000 contractuels pourrait très vite être atteint.

De tous les départements, les informations confirment l’emploi systématique de contractuels au détriment du recours à la liste complémentaire du CRPE. 

FO a rappelé son opposition au recrutement de contractuels en lieu et place de postes statutaires d’enseignants. Si l’administration peut, comme l’affirme la ministre, anticiper les besoins en embauche de contractuels dès la rentrée, alors il doit recruter des titulaires, en particulier les Listes Complémentaires, et augmenter le nombre de postes au concours.

De plus, des milliers de postes n’ont pas été pourvu du fait des licenciements massifs de stagiaires bien souvent remplacés voire repris eux même comme contractuels.

… ni la mutualisation BD/ZIL/TR, ni la remise en cause des 36 semaines de classe,
ni la remise en cause de l’ISSR …

Pour améliorer la gestion du remplacement, la ministre préconise de remettre en cause la distinction entre BD, ZIL afin d’en finir avec le cloisonnement géographique, la durée et la nature des missions.

De plus, elle voudrait « repousser » la Formation Continue en dehors des 36 semaines de l’année scolaire pendant les congés.

Améliorer le remplacement, ce sont des revendications immédiates à satisfaire

  • Maintenir et renforcer la distinction ZIL/BD, augmenter l’ISSR ;
    • Abandonner l’annualisation des 24 heures d’enseignement pour les remplaçants, consécutif aux rythmes scolaires et garantir dans l’immédiat les récupérations effectives des dépassements ;
  • Le distancier ARIA doit être corrigé pour respect les distances réelles de remplacement ;

Posté par snudifo18 à 19:20 - - Permalien [#]