dimanche 20 novembre 2016

Projet d'évaluation des enseignants : alerte ! Une seule exigence : le retrait !

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Le PPCR prévoit la suppression de la note pédagogique mais pas la fin des visites d’inspection qui prennent de nouvelles formes. Quatre rendez-vous tout au long de la carrière, mais également un « accompagnement des enseignants ». 

 

Le rendez-vous de carrière est un dispositif plus contraignant que les inspections actuelles et ses conséquences impactent directement la carrière des enseignants et remettent en cause leur statut de fonctionnaire d'Etat :

  1. La rédaction d’un bilan professionnel par l’enseignant avant la visite d’inspection en classe, elle-même suivie d’un entretien qui porte entre-autres sur le bilan professionnel ;
  2. La communication à l’enseignant par l’inspecteur d’une grille d’évaluation basée sur des compétences à quatre niveaux pour chacune d’entre-elles (à consolider, satisfaisant, très satisfaisant, excellent) et une appréciation finale construite sur le même principe. Les compétences jugées ne feront que reprendre celles demander dans le référentiel des professeurs stagiaires !!! Deux  items remettent en cause notre statut et nos droits de fonctionnaire d'Etat:

- L'item 7 "Coopérer avec les partenaires de l’école" inclut les collectivités territoriales mais aussi les associations diverses impliquées notamment dans les activités péri scolaires et les entreprises.

- L’item 8 "coopérer avec les parents d’élèves" constitue une négation du droit des enseignants à être protègés par leur hiérarchie dans le cadre de l’article 11 du statut général de la Fonction Publique. 

      3. L' appréciation finale détermine pour les deux premiers rendez-vous le passage accéléré d’un an au 7ème et 9ème échelon, le passage à la hors-classe lors du troisième rendez-vous et, pour un public déterminé, la promotion à la classe exceptionnelle lors du quatrième rendez-vous. L’enseignant peut saisir la CAP pour demander la révision de son appréciation... C’est sa parole contre celle de la hiérarchie, et il n’y a plus aucune grille de référence !

Entre chaque rendez-vous de carrière, un accompagnement individuel ou collectif peut-être décidé:

Collectif, il peut concerner « l’équipe pédagogique d’une école […] , un bassin de formation, une équipe d’enseignant inter-degré ». Il peut porter sur :

  • La conception et la mise en œuvre de projets ou de dispositifs pédagogiques ;
  • L’évolution des pratiques pédagogiques, l’explicitation des orientations nationales, une aide à la mise ne place des programmes, à l’évaluation des élèves…

Individuel, il peut être initié à tout moment de la carrière par les personnels d’inspection et de direction. Il a pour objectifs :

  • De consolider et développer les compétences professionnelles ;
  • De remédier aux difficultés rencontrées par certains personnels ;
  • De favoriser la mobilité professionnelle.

Concrètement, les enseignants vont subir des pressions encore plus grandes lors de ces rendez-vous de carrière par rapport aux inspections actuelles puisqu’ils détermineront directement une éventuelle accélération de leur carrière.

    Le projet d’évaluation ministériel, c’est l’arbitraire, l’individualisation des carrières, la concurrence entre les personnels au nom du « mérite » et une nouvelle aggravation de notre charge de travail au détriment de ce qui constitue notre mission fondamentale : enseigner dans notre classe sur la base de programmes nationaux.
La grille d’évaluation par compétences, le bilan professionnel, nous n’en voulons pas.
Nous n’en voulons pas plus que de la réforme des rythmes scolaires.
Ce que nous voulons, c’est une véritable augmentation de nos salaires, une carrière complète pour tous, le maintien d’un barème chiffré.
Nous exigeons le retrait du projet d’évaluation et l’ouverture de discussions sur d’autres bases.

Notre dossier complet : 4_pages_Evaluation-PPCR

 

 

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mercredi 16 novembre 2016

Permutations informatisées

Dossier spécial:

Guide_pratique_permutations_informatisees_2016_2017

Pour toute information, contacter le SNUDI-FO18

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vendredi 4 novembre 2016

Remplacement des enseignants : attaques contre les statuts et pressions sur les personnels !

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Dernière provocation en date de la ministre de l’éducation nationale : le 18 octobre dernier, elle a présenté des mesures très médiatisées sur le remplacement des enseignants. La ministre prévoit que ces mesures donnent lieu à des textes réglementaires fin 2016 pour s’appliquer dès 2017.
Pour répondre au problème du remplacement, comme la ministre prétend le faire, il faut des postes.
N. Vallaud Belkacem a-t-elle annoncé la création des postes nécessaires pour répondre aux besoins urgents ? On en est loin ! Ce qu’elle a annoncé se ramène à des mesures contre les personnels, contre leurs conditions de travail, leurs droits et garanties.

Dans le premier degré, une seule zone de remplacement : le département !

La ministre prévoit d’abroger les circulaires de 1976 et 1982 pour fixer par décret le département comme seul périmètre de nomination et d’affectation des remplaçants, avec comme conséquences la démultiplication des temps de trajet, la dégradation accrue de la rémunération, des conditions de vie et de travail. Ce qui laisse à imaginer ce qui pourrait se passer dans le Cher pour un remplaçant domicilié dans le Nord du département allant dans le Sud ou d'Ouest en Est !!!

Pour «régler» le problème du remplacement : faire la chasse aux absents !

La ministre décide la mise en place d’un dispositif pour identifier les absences «perlées». Ces absences pourront donner lieu à un signalement des personnels concernés, à leur convocation par les cellules «ressources humaines» des inspections d’académie, des rectorats, pouvant déboucher sur des mesures dites «d’accompagnement», en réalité des mesures coercitives (tutorats, retrait temporaire de service etc.). Avec cynisme, la ministre, dans sa conférence de presse, ose même évoquer la médecine de prévention. Dans le Cher, il n’y a plus de médecin de prévention !
Toutes ces mesures ont un objectif : mettre en place un climat de pression.

Limiter le nombre de formations sur le temps scolaire !

La ministre encourage les formations en dehors du temps scolaire (par exemple M@gistère, formations pendant les petites vacances…) donc la remise en cause du droit à formation.
On a maintenant l’habitude : la ministre présente cette régression comme une amélioration.
Evidemment, il en va de cette amélioration comme de la soi-disant «revalorisation» des enseignants. La politique ministérielle c’est, en réalité, la fuite en avant pour tout déréglementer, pour remettre en cause toutes les garanties statutaires. Il faut que cela s’arrête !
Pour la FNEC FP FO, ces mesures de stigmatisation des personnels, de remise en cause de leurs droits sont inacceptables. Elles doivent être retirées.
L’urgent, c’est de créer les postes nécessaires pour répondre aux besoins et de mettre fin à la dégradation des conditions de travail découlant de l’accumulation des contre réformes qui détruisent l’école et les statuts.

 

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Transposition du PPCR aux personnels enseignants, d’éducation et d’orientation : toujours aussi inacceptable !

Retrait du projet d'évaluation !
Le vote contre s'impose !

Le ministère a transmis ses textes définitifs sur la transposition du protocole PPCR (parcours professionnels, carrières, rémunérations) aux personnels enseignants, d’éducation et d’orientation. Les modifications par rapport au projet sont homéopathiques : rien n'est changé sur les grilles indiciaires, les rythmes d'avancement et la classe exceptionnelle. Les modifications sur la grille d'évaluation ne changent rien au fond.
A six mois de la fin de son mandat, le gouvernement se presse de mettre en oeuvre ce que le précédent avait voulu faire sans le pouvoir : remise en place de l'évaluation des personnels par compétences et entretien professionnel (le décret Chatel avait dû être abrogé par M. Peillon grâce à l’action commune des syndicats) et création d'un grade fonctionnel (GRAF) tout en annonçant une revalorisation qui n'est qu'un trompe-l’oeil.

4 PAGES PPCR EVALUATION : ICI

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mercredi 28 septembre 2016

Traitement et indemnités

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Tableaux des traitements, indemnités et prestations familiales: Pages_administratives_2

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mercredi 21 septembre 2016

GT moyens de remplacement : Le droit au remplacement menacé

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Le droit au remplacement menacé

La ministre a convoqué le 30 août un GT sur les moyens de remplacement dans l’objectif de « dégager des pistes de travail » concernant « la création d’un indicateur sur le remplacement », « l’amélioration de la communication avec les familles et les élus », « les moyens », « la gestion du remplacement », « les absences perlées » et la « Formation Continue ».

Indicateur de performance du remplacement et communication aux familles
pour faire oublier l’obligation de remplacement dès le 1er jour d’absence

La création d’un indicateur du niveau de remplacement, une communication plus efficace sur les délais de remplacement ne régleront rien. De tels artifices ne résoudront rien sauf à vouloir instaurer un palmarès des écoles en fonction du taux d’absentéisme et légitimer le renoncement à assurer le remplacement dès le 1er  jour d’absence. Pour FO, c’est inenvisageable.

L’amélioration du remplacement passe par le recrutement au concours

Pour améliorer le remplacement des enseignants, il n’y a qu’une seule mesure : recruter des enseignants en nombre suffisant et mettre ainsi fin aux milliers de journées non remplacées dans les écoles, entrainant la répartition des élèves et accroissant d’autant la moyenne réelle du nombre d‘élèves par classe.

L’amélioration du remplacement ce n’est ni l’embauche de contractuel …

Le SNUDI-FO constate que le processus d’embauche systématique de contractuels en lieu et place d’enseignants fonctionnaires d’Etat est déjà largement engagé dans les écoles à cette rentrée. Le chiffre de 5 000 contractuels pourrait très vite être atteint.

De tous les départements, les informations confirment l’emploi systématique de contractuels au détriment du recours à la liste complémentaire du CRPE. 

FO a rappelé son opposition au recrutement de contractuels en lieu et place de postes statutaires d’enseignants. Si l’administration peut, comme l’affirme la ministre, anticiper les besoins en embauche de contractuels dès la rentrée, alors il doit recruter des titulaires, en particulier les Listes Complémentaires, et augmenter le nombre de postes au concours.

De plus, des milliers de postes n’ont pas été pourvu du fait des licenciements massifs de stagiaires bien souvent remplacés voire repris eux même comme contractuels.

… ni la mutualisation BD/ZIL/TR, ni la remise en cause des 36 semaines de classe,
ni la remise en cause de l’ISSR …

Pour améliorer la gestion du remplacement, la ministre préconise de remettre en cause la distinction entre BD, ZIL afin d’en finir avec le cloisonnement géographique, la durée et la nature des missions.

De plus, elle voudrait « repousser » la Formation Continue en dehors des 36 semaines de l’année scolaire pendant les congés.

Améliorer le remplacement, ce sont des revendications immédiates à satisfaire

  • Maintenir et renforcer la distinction ZIL/BD, augmenter l’ISSR ;
    • Abandonner l’annualisation des 24 heures d’enseignement pour les remplaçants, consécutif aux rythmes scolaires et garantir dans l’immédiat les récupérations effectives des dépassements ;
  • Le distancier ARIA doit être corrigé pour respect les distances réelles de remplacement ;

Posté par snudifo18 à 19:20 - - Permalien [#]

Direction d'école

logosnudi-fo18 (2)Sous couvert de « simplification des tâches »,

la ministre entend aggraver la charge de travail des directeurs

et leur imposer de nouvelles missions

 Le 7 septembre, le ministère a réuni un groupe de travail relatif à la « simplification des tâches des directeurs » et à la mise en œuvre du référentiel métier (BO spécial n°7 du 11-12-2014). Evoquer une « simplification », voire un « allègement » des tâches est pour le moins inopportun dans une situation où les directeurs, qui sont des enseignants chargés de classe pour l’immense majorité, et non des chefs d’établissement, doivent se transformer en exécutants des politiques territoriales (rythmes scolaires, PEDT…), des dispositifs de refondation de l’école et même de prévention des actes de terrorisme. Autant de nouvelles missions qui dérogent au décret du 24 février 1989 définissant la fonction.

 Toujours plus de travail et de responsabilités

 D’entrée, soulignant le contexte d’extrême tension de la rentrée, le SNUDI-FO a insisté sur l’aggravation des conditions de travail des directeurs chargés de mettre en œuvre les mesures de sécurité complémentaires qui ajoutent à la confusion et à la complexité de celles définies par la circulaire de novembre 2015. Pour FO, les dispositifs de sécurité relevant des obligations de l’Etat, les directeurs ne sauraient se substituer ni aux forces de l’ordre, ni aux collectivités territoriales. Le syndicat a en particulier demandé l’abandon immédiat de la mesure qui consiste à leur demander de solliciter des parents qui aideraient pour « la sensibilisation et la mise en œuvre des règles définies pour assurer la sécurité des entrées et des sorties des élèves ». Qui sélectionne et sur quels critères les parents volontaires ? Qui définit leurs tâches et les contrôle ? Qui porterait la responsabilité du choix de tel ou tel parent en cas d’incidents ? Qui assumerait la responsabilité pénale en cas d’accidents ?

 FO exige la convocation immédiate d’un CHS-CT ministériel

Le SNUDI-FO a dénoncé l’absence de réponse de la ministre à la demande de la FNEC FP-FO de réunion du CHSCT ministériel, instance qui doit être consultée sur les règlements et consignes de sécurité. Il a rappelé l’avis unanime adopté par les représentants FO, FSU, UNSA lors du CHSCT M du 11 février 2016 réclamant « des clarifications de responsabilités » notamment sur le plan de la rédaction des PPMS.

Des tâches et obligations supplémentaires…l’exemple du BE 1D (base élèves)

 Sous prétexte de « simplification », le ministère entend notamment réintroduire la saisie des catégories socio professionnelles (CSP) dans le logiciel BE 1D, une donnée fortement contestée sur le fond et la forme et abandonnée en 2008. Le SNUDI-FO a réagi au travail considérable qu’imposerait cette mesure dont il a demandé l’abandon. Le ministère, en réponse au syndicat, a renvoyé à « d’autres discussions »…

 Le ministère « travaille sur la place des directeurs dans les PEDT »

 Faits à l’appui, le SNUDI-FO a souligné les conséquences des PEDT sur les conditions de travail et les garanties statutaires des directeurs. Pour le ministère, tout projet d’école devant désormais s’inscrire dans le PEDT, le directeur devrait, « en binôme » avec le responsable éducatif municipal, impulser et renforcer le  travail partenarial et l’articulation scolaire-périscolaire: organiser des temps de rencontre communs des personnels enseignants et territoriaux, des temps de travail et de formation conjoints, développer la liaison école/collège, la co-éducation avec les parents… D’ailleurs, le ministère a confirmé que « la DGESCO travaille sur la place des directeurs dans les PEDT ».

 Le SNUDI-FO a réaffirmé sa revendication d’abrogation

de la réforme des rythmes scolaires, d’abandon des PEDT et des protocoles locaux

La circulaire sur la simplification des tâches des directeurs, le référentiel métier et les protocoles départementaux et académiques démontrent que pour la ministre  le directeur doit devenir l’instrument de la politique de territorialisation du gouvernement et de la mise en œuvre de la loi de refondation.

Abandon du « référentiel métier des directeurs d’école »,

respect du décret n°89-122 du 24 février 1989

- pour l’abandon de toutes les mesures qui transfèrent aux directeurs d’école desresponsabilités qui ne relèvent pas de leurs fonctions (PPMS, DUER, AFFELNET...) ;

- pour une véritable amélioration du régime des décharges de service pour tous les directeurs, pas un directeur sans décharge statutaire, pour une aide administrative pour chaque directeur ;

- pour une réelle amélioration financière (100 points d’indice pour tous), le versement aux « faisant-fonction » d’une rémunération identique à celle des directeurs qu’ils remplacent ;

- pour l’abandon des protocoles  locaux, départementaux, académiques…;

- pour l'abandon des postes de direction profilés.

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dimanche 11 septembre 2016

Pour en finir avec l’APC

logosnudi-fo18 (2)Pour en finir avec l’APC, la confusion scolaire/périscolaire, les PEdT,… l’abrogation du décret instaurant les rythmes scolaires est plus que jamais à l’ordre du jour !

   En cette rentrée scolaire marquée par une détérioration sans précédent des conditions d’enseignement des personnels, le SNUDI-FO constate que les effets néfastes du décret n° 2013-77 du 24 janvier 2013, instaurant la réforme des rythmes scolaires, ne font que s’accroître. Les faits l’attestent : ce décret instaure le désordre dans les écoles et ouvre la porte à l’intrusion généralisée des municipalités dans l’enseignement, à la mise sous tutelle des PE, fonctionnaires d‘Etat, par les élus locaux.

Des mairies toujours plus intrusives !

   Dans le Cher, des mairies veulent décider des heures de service des ATSEM pendant le temps scolaire ce qui est contraire au décret de 1989 : " le directeur organise le travail des personnels communaux en service à l'école qui, pendant leur service dans les locaux scolaires, sont placés sous son autorité". Des mairies souhaitent décider de l'usage des locaux !!!  Rappelons que "le directeur d’école, après avis du conseil des maîtres, fixe les modalités d'utilisation des locaux scolaires pendant les heures et périodes au cours desquelles ils sont utilisés pour les besoins de l'enseignement et de la formation."

Les PE ne veulent ni des APC, ni des rythmes scolaires !

  De manière générale, le SNUDI-FO constate que la réforme des rythmes scolaires est rejetée par la grande majorité des enseignants et des parents. Tous déplorent que, bien loin des déclarations lénifiantes sur le bien-être des enfants, la mise en place des activités périscolaires correspond en fait à une recherche d’économies budgétaires et à la volonté de créer la confusion scolaire/périscolaire nuisible au respect du statut de fonctionnaire d’Etat des enseignants.
   La mise en place des Activités Pédagogiques Complémentaires (APC) contenues dans le décret sur les rythmes scolaires, non seulement ne répond pas aux nécessités, mais conduit à des désorganisations horaires tant pour les élèves que pour les personnels communaux. En outre, elles se substituent à des missions qui relèvent de l’enseignement spécialisé (ASH) également victime, au nom de l’inclusion scolaire, des restrictions budgétaires drastiques.
Le SNUDI-FO rappelle que du décret Peillon découlent la mise en œuvre des rythmes scolaires, l’annualisation des obligations réglementaires de service (ORS) des titulaires remplaçants, la suppression de la coupure du mercredi matin, les PEdT, les 108 heures annualisées…

Les PE ne veulent pas le boycott, ils veulent l’abrogation des décrets Rythmes scolaires. Ils veulent rester fonctionnaires d’Etat.

   Enfin, le SNUDI-FO dénonce le fait que les enseignants soient submergés de convocations à des réunions et animations pédagogiques décrétées« obligatoires » sans aucun support réglementaire.
   Cette réforme aboutit dans les faits à substituer aux enseignants, des personnels communaux, souvent en grande précarité, dont les conditions de travail sont sans cesse détériorées.
   Ainsi le gouvernement a eu la triste audace de publier au mois de juillet un décret assouplissant les normes d’encadrement des animations, provoquant d’ailleurs la colère des personnels et des syndicats d’animateurs.
  Dans ces conditions, le SNUDI-FO rappelle qu’il revendique l’abrogation du décret n° n°2013-77 du 24 janvier 2013 qui a instauré la réforme des rythmes scolaires, y compris l’APC.

Ni APC, ni temps supplémentaire de réunion

  Pour le SNUDI-FO, il n’est pas question que le temps des APC soit reconverti en temps supplémentaire de réunions pour développer « le travail en équipe, comme les multiples partenariats éducatifs ou médico-sociaux et un lien renforcé avec les familles. »
Un tel processus aggraverait la forfaitisation en cours, initiée avec le nouveau décret sur les ORS, et accentuerait davantage encore la mise sous tutelle des PE par les divers partenaires et en particulier les municipalités.

  • Le SNUDI-FO se déclare prêt à l’action commune avec tous les syndicats se prononçant pour l’abrogation du décret.
  • Il invite les collègues à multiplier les prises de position en ce sens.

Le SNUDI-FO appelle les personnels du 1er degré à participer aux manifestations prévues le 15 septembre, à l’appel des confédérations FO, CGT, de la FSU, de Solidaires, de l’UNEF, des syndicats lycéens UNL et FIDL, pour l’abrogation de la loi « travail », imposée par la force, via le 49-3, aux salariés.

 

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mardi 6 septembre 2016

les revendications ne manquent pas, notre détermination non plus !

 

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Face à la dégradation des conditions de travail, les revendications ne manquent pas, notre détermination non plus !

 

Aggravation des contre réformes

   La ministre annonce dans la circulaire de rentrée la poursuite des rythmes scolaires, la réforme du collège, le cycle CM /6ème, la disparition programmée des SEGPA, la suppression des postes de PE éducateurs en internat dans les EREA, l’inclusion accrue pour atteindre 120 000 élèves en situation de handicap dans les classes… sans compter les multiples tentatives d’imposer deux jours de prérentrée en violation du calendrier scolaire officiel.

Elle publie le 1er août le décret autorisant localement toutes les dérogations à la semaine scolaire, celui assouplissant les normes d’encadrement des activités péri scolaires (un animateur pour 18 enfants de 6 ans) et annonce la publication imminente de celui sur les ORS des PE.

 La sécurité contre le statut

    Les instructions conjointes Education nationale et ministère de l’intérieur du 29 juillet suite aux attentats de juillet augmentent la confusion et la complexité des mesures prévues par les circulaires de novembre 2015 ». Dans ce dispositif, les directeurs sont à nouveau en première ligne et placés dans une situation de chef d’établissement. On leur demande, à ce titre, de communiquer leur numéro de téléphone personnel (pas d’obligation, contactez le snudi-fo18 en cas de pression), d’ «exposer les mesures de sécurité (PPMS), d’organiser des réunions d’information à destination des parents, d’effectuer deux exercices PPMS et un exercice « attentat ».  Autant de mesures qui mettent  les personnels dans une situation intenable face aux groupes de pression, remettent en cause leur statut de fonctionnaire d’état et qui  exonèrent l’Etat de ses obligations en matière de protection et de sécurité en chargeant « la communauté éducative » d’assurer ces tâches.

    Aucune de ces mesures n’ayant fait l’objet d’un examen par les  membres du CHS-CT M « la FNEC FP-FO interviendra auprès du ministère pour exiger la convocation immédiate d’un CHS-CT ministériel ».

 L’année 2016/2017, c’est aussi l’année de la mise en oeuvre de PPCR

   Avec le PPCR, la ministre annonce une revalorisation en trompe-l’oeil qui devrait justifier le chamboulement des règles d’évaluation. La ministre entend supprimer la notation chiffrée sur 20 avec un barème pour lui substituer une nouvelle notation en 4 pavés, effectuée au niveau « le plus proche », basée sur les rapports des enseignants avec la « communauté éducative », donc soumise à l’arbitraire local et notamment aux collectivités locales.

 Liaison école collège, nouveau cycle 3, nouvelles missions....

             A cette rentrée, les autorités entendent renforcer tous les dispositifs de liaison école-collège : nouveau cycle 3 du CM1 à la 6ème, mise en place des doubles niveaux CM2-6e, livret scolaire unique école/collège sous forme numérique, échanges de service, conseils école-collège…

Le SNUDI-FO18 s’engage à faire respecter les obligations de service et les droits statutaires, la liberté pédagogique des PE, à s’opposer à l’aggravation de la charge de travail (dépassement des 108h, réunionnite…) ;

 Respect des règles statutaires -  Abrogation des rythmes scolaires -

Abandon de PPCR - Non à l’évaluation par compétences -

 Le SNUDI-FO prendra toutes les initiatives, si possible dans l’action commune, y compris la grève :

- pour l’annulation des fermetures, pour les ouvertures, assemblées générales, délégations, pétitions. Un préavis de grève est déposé à compter du 1er septembre ;

- contre toutes les atteintes aux droits statutaires, aux conséquences des PEDT soumettant les enseignants aux tutelles des mairies ou des intercommunalités ;

- contre les tentatives de mettre en place des chartes, conventions, protocoles…

 Le SNUDI-FO18, le syndicat libre et indépendant des gouvernements quels qu'ils soient !

 Le SNUDI-FO18, le syndicat qui n'a qu'une loi : la défense de vos droits !
 le SNUDI-FO18 ne tire sa force et ses moyens financiers que de ses adhérents.

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Comité Technique Spécial Départemental du vendredi 2 septembre 2016 - Spéciale carte scolaire

La FNEC-FP-FO vote contre

 Le CSTD du 2 septembre 2016 engendre 7 fermetures définitives (Dun Mat., Orval, Saint-Hilaire, Vierzon Jules Vallès, Subligny, Osmery/Raymond, Marcel Sembat (0,5 ou 1)) et seulement 9 ouvertures de postes « classe » (Pigny, Bourges Mâchereaux, Subdray/Saintcaprais, Bourges Bouillet, Nohant- en- gout, Henrichemont Mat, Chateauneuf Mat, Vierzon Puits Berteau elem (0,5), La Guerche) ainsi que la création de deux postes de ZIL, d’un 0,5 à Bourges Barbès. Ces décisions ont été confirmées lors du CDEN qui a eu lieu dans l'après-midi.

Si la FNEC-FP-FO ne peut que se réjouir des ouvertures annoncées, elle ne sont pas assez nombreuses à l'évidence. De nombreuses écoles travaillent et continueront à travailler avec des effectifs dépassant les 25 élèves de moyenne avec parfois 30 élèves pour certaines classes et pour d’autres des triples ou des quadruples niveaux avec des effectifs inacceptables.

La FNEC-FP-FO s'oppose aux fermetures de rentrée qui ne permettent pas aux collègues en poste d’appréhender avec sérénité la rentrée et engendrent pour les collègues perdant leur poste une situation plus que délicate.

 Et 1 poste en plus pour la refondation de l’école

La FNEC-FP-FO a dénoncé lors du CTSD le fait que le DASEN soit contraint de réserver des postes « PDMQDC » (plus de maîtres que de classes) quand ils seraient nécessaires pour annuler des fermetures de classes prévues ou des ouvertures nécessaires. Les modalités d’affectations des enseignants sur ces postes étiquetés sont d’ailleurs extrêmement inquiétantes.

Sans remettre en cause l’investissement des collègues qui occupent ces postes et leur volonté de mener à bien leur mission et au-delà de toutes les justifications pédagogiques, les dispositifs « PDMQDC » s’inscrivent dans un processus. Ils remettent en cause les garanties statutaires et l’implantation des classes ordinaires.

Le profilage de postes, pas moins de 14 dans notre département, s’inscrit dans une politique de contractualisation, d’individualisation et de mise en concurrence des personnels qui remet en cause les droits collectifs des agents et ne garantit plus le traitement égalitaire de tous les enseignants, le barème devant être l’unique élément d’affectation…

 Il est d’ailleurs particulièrement étonnant de créer des dispositifs d’accueil des moins de 3 ans (+1) tout en continuant de refuser de les comptabiliser dans les effectifs, alors qu’ils sont accueillis dans des conditions décentes dans de nombreuses écoles du département. Par ce dispositif, il s’agit d’accueillir les - moins de 3 ans et de créer des postes dans lesquels notre statut est particulièrement volatile.

6 votes contre (FNEC-FP-FO et FSU) et 3 abstentions (UNSA)

La FNEC-FP-FO qui ne juge que par les faits fait part de l'insuffisance de la dotation pour notre département eu égard aux promesses gouvernementales et aux besoins réels sur le terrain évoqués par nos collègues. La carte scolaire présentée ne répond donc en rien aux attentes.


La FNEC-FP-FO a voté contre.

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