mardi 10 avril 2018

Assises « sur la place de la maternelle de demain » : communiqué snudi FO

Assises « sur la place de la maternelle de demain » : Le SNUDI-FO n’acceptera pas la transformation de l’école maternelle républicaine en simple structure territoriale d’accueil

À l’ouverture des « assises de la maternelle » les 27 et le 28 mars, le président de la République en présence du ministre Blanquer a annoncé vouloir « rendre obligatoire l’école maternelle à partir de 3 ans, dès 2019 » en précisant « dans une école maternelle refondée » et « avec une reconception du temps scolaire et parascolaire le mercredi »

Alors qu’aujourd’hui 97,6 % des enfants sont scolarisés en maternelle, le président Macron annonce vouloir « rendre obligatoire l’école maternelle à partir de 3 ans »

De qui se moque le président Macron ?

De quelle école maternelle parle-t-il ? L’école maternelle déjà fragilisée

Dans le même temps, le ministre ferme plus de 850 classes de maternelle à la rentrée 2018/2019 (102 classes dans le Val-de-Marne, 56 à Paris, 30 en Eure-et-Loir…) et multiple les conventions Éducation nationale/municipalités pour transférer les compétences de l’État vers les communautés d’agglomération.

Un rapport de « France Stratégie » (service du 1er ministre) éclaire les enjeux

Le rapport préconise un « système intégré d’accueil des jeunes enfants qui traite comme un bloc la période allant de la première année à l’âge de la scolarité » (de 0 à 6 ans) avec l’« intervention, dans les écoles des professionnels du champ social, comme les éducateurs de jeunes enfants ».

Présentant les Assises à la presse, Boris Cyrulnik (conseiller scientifique de M. Blanquer) déclare : « L’expérience montre que les enfants ne s’attachent pas forcément à celui qui a le plus de diplômes » (OuestFrance le 06/01/18).

Que M. Cirulnyk soit un spécialiste en neuropsychiatrie n’est pas contestable, pour autant, cela ne peut servir à légitimer la remise en cause du statut de fonctionnaire d’État des PE.

La spécificité de l’école maternelle disparaitrait ; PE et agents des collectivités deviennent des « adultes » aux missions indifférenciées. Que deviendrait leur statut respectif dans un tel processus ?

« la mise en œuvre des activités pédagogiques » placées sous l’autorité des collectivités

Déjà, le décret du 1er mars modifie le statut des ATSEM pour introduire dans l’article 2 des missions de « mise en œuvre des activités pédagogiques ». Pour la première fois, des missions de « mise en œuvre des activités pédagogiques » ne relèveront plus de l’Éducation nationale, mais de l’autorité des collectivités territoriales. Ce serait un coup majeur porté contre l’école de la République et le statut de ses maîtres.

De plus, ce nouveau statut des ATSEM leur imposerait d’« assister les enseignants dans les classes ou établissements accueillant des enfants à besoins éducatifs particuliers ». Ainsi est organisé un transfert de responsabilité du ministère de l’Éducation nationale sur les ATSEM individuellement, dans la logique des décrets Peillon/Hamon/Blanquer sur les rythmes scolaires. Ce transfert aboutira inévitablement à tarir le recrutement d’AESH. Il s’agit donc bien de mesures d’économies budgétaires.

Des formations communes, PE de maternelle et ATSEM pour une « gouvernance rénovée » hors de l’Éducation nationale

Le rapport prévoit la « Création de parcours de formation continue adaptée pour les professionnels exerçant aujourd’hui dans ces deux univers (école ; structure d’accueil) » pour avancer vers la « définition d’une gouvernance rénovée » dont la base serait « un nouveau partage des compétences entre l’ensemble des acteurs (État, départements, communes, caisse d’allocations familiales) » avec un « ministre unique chargé de l’éducation et de l’enfance ».

Pour ce faire, il prévoit « une large concertation » pour construire « une culture commune entre le monde de l’école maternelle et celui de la petite enfance ».

Et en plus, un cadeau aux écoles privées

Avec cette mesure, le gouvernement pourra étendre l’application de la loi Debré de 1959 aux actuelles écoles maternelles et imposer aux communes de participer aux frais des écoles privées pour les enfants de 3 à 6 ans.

Le SNUDI-FO n’acceptera aucun transfert de compétences

Le SNUDI-FO n’acceptera aucun transfert de compétences qui consisterait à transformer l’école maternelle en garderie, à remettre en cause le statut de fonctionnaire d’État des PE, pas plus que la FGF-FO n’accepte la logique de l’abandon de missions et le recours au contrat que le ministre de l’Action et des Comptes publics veut imposer, dans le cadre de CAP-2022 et ses 120000 suppressions de postes.

La logique des ordonnances « travail » et du « nouveau contrat social » dans la Fonction publique

Après les ordonnances détruisant le Code du travail, le décret introduisant le contrôle continu au bac contre les épreuves nationales, garantissant le bac comme diplôme national et premier grade universitaire, l’introduction de la sélection à l’entrée à l’université avec Parcoursup… le gouvernement veut passer à la vitesse supérieure en « refondant » l’école maternelle. Pourtant en 2013, le ministre Peillon ne tarissait pas d’éloges sur l’école maternelle « notre école maternelle » « est d’une grande valeur » « sur la réduction des inégalités sociales et scolaires l’école maternelle est efficace » (Le Monde 15/09/2013).

Pour le SNUDI-FO, la place de la « maternelle de demain » est au sein de l’Éducation nationale.

► Avec des programmes nationaux ; avec des PE, fonctionnaires d’État, et une ATSEM par classe.

► Pour une école maternelle relevant de la seule Éducation nationale gratuite et laïque.

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jeudi 29 mars 2018

Dossier 8 pages PPCR (mise à jour de mars 2018): des conséquences inacceptables pour les personnels !

logosnudi-fo18 (2)Reclassement, rendez-vous de carrière, changements d’échelon, hors classe, classe exceptionnelle… les personnels se posent de nombreuses questions suite à la mise en place de PPCR.

Vous trouverez dans cet article un journal de 8 pages consacré au protocole PPCR et à ses conséquences désastreuses pour les collègues !

Lire, ci-dessous, le journal national du SNUDI-FO.

Mars 2018_spécial_PPCR

 

 

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Mouvement départemental : Enseignants à mobilité réduite

logosnudi-fo18 (2)    Le SNUDI-FO18 dénonce vivement les conditions du mouvement qui représentent un handicap sérieux pour ceux désirant y participer. L’instauration des vœux géographiques, la multiplication des postes à profil ou à recrutement (plus de 80 dans le Cher!), la limitation des vœux précis.... Tant de faits qui font que les enseignants du Cher n'ont le droit qu'à une mobilité réduite.

Le SNUDI-FO se bat au niveau national pour des règles respectueuses qui assurent un mouvement efficace avec des vœux précis et un barème pour tous les postes.

 Le serveur SIAM sera ouvert à partir du 27 mars jusqu'au 10 avril pour formuler ses voeux.

Nous rappelons quelques règles simples :

  •  La formulation des voeux se fait dans un ordre préférentiel : le rang d'un voeu n'a aucune influence sur la probabilité de l'obtenir. C'est votre barème qui est déterminant.
  • Ne vous censurez pas : si vous voulez vraiment un poste, demandez-le, même si "on" vous a dit que vous n'avez aucune chance de l'obtenir". Des informations officieuses vont circuler. Elles sont utiles, mais sont à considérer avec la plus grande prudence : en effet, nombre de collègues changent d'avis quant à leur participation au mouvement, ou ne communiquent pas.
  • Ne demandez en aucun cas, même en dernier voeu, un poste dont vous ne voulez pas. Comme indiqué plus haut, le rang d'un voeu n'influe pas sur la probabilité de l'obtenir : si vous avez un barème suffisant, on vous attribuera ce poste si vous n'avez pas obtenu vos autres voeux, et vous ne pourrez pas le refuser.
  • Si vous n'êtes pas titulaire d'un poste, que votre objectif est de le devenir, élargissez vos voeux au maximum. 
  • Attention aux postes en écoles primaires : ils sont identifiés "élémentaire" ou "maternelle" dans le mouvement, mais ça ne correspond pas nécessairement à la réalité sur le terrain. Il faut donc contacter les écoles, sachant que l'information donnée en mars n'est pas garantie, et que la situation peut avoir changé à la rentrée. Il n'y a pas de recours, la répartition étant une prérogative des directeur-trice-s, après avis des conseils des maîtres.

 

 

 Syndiquez-vous !    

 C’est le premier des droits, celui qui permet de défendre tous les autres ! 


 

 

 

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jeudi 15 mars 2018

Résultat des permutations :une continuité dans la dégradation

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Cette année, sur les 17 071 demandes de changement de département pour la rentrée 2018 (16 741 en 2017), seules 4 047 (4 009 en 2017) ont obtenu satisfaction, soit un taux de 23,70 % (23,94 % en 2017). Si on revient plus de 10 ans en arrière(1), le taux de satisfaction des permutations était de 42,74 % (soit presque deux fois plus). Quand cela va-t-il cesser ? Si les calibrages étaient plus élevés, le taux de satisfaction pourrait augmenter. Il s’agit donc bien d’une volonté politique de limiter les mutations.

Communiqué du 15_03_2018 : permutations.pdf

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22 mars: grève dans la fonction publique

 

logosnudi-fo18 (2)Le SNUDI-FO 18 appelle à la grève le 22 mars avec les organisations syndicales de la Fonction publique

  • Pour se déclarer gréviste, envoyer un email (modèle ci-dessous) avant lundi 19 mars (minuit) à son IEN, au secrétariat de circonscription.  declaration_intention_greve

Pour FO, après le gel de la valeur du point d’indice, le rétablissement du jour de carence, l’augmentation des retenues pour pension et de la CSG, partiellement compensée, et les suppressions de postes et de 166 000 emplois aidés, les nouvelles annonces du gouvernement constituent une attaque sans précédent contre le statut général de la Fonction publique, les statuts particuliers, le code des pensions et les régimes spéciaux comme celui des cheminots.

Dans la suite de PPCR dont Force Ouvrière demande l’abandon, au nom d’un « nouveau contrat social », le gouvernement engage un nouveau cycle de « concertations » pour entraîner les organisations syndicales dans l’accompagnement de ses décisions pour : détruire le cadre statutaire jugé «  trop rigide  », remettre en cause l’évolution des carrières par l’instauration d’une « rémunération au mérite  », c’est-à-dire l’individualisation, supprimer 120 000 postes au travers notamment d’« un plan de départ volontaire  », privatiser les missions de service public, en commençant par la SNCF, et recourir plus largement encore aux contractuels.

Pour FO, il faut dès maintenant préparer le rapport de force, si possible dans l’action commune pour le retrait de ces mesures.

C’est pourquoi, avec la FNEC FP-FO18, le SNUDI-FO 18 appelle les collègues à participer massivement à la grève et aux manifestations du jeudi 22 mars à l’initiative des organisations syndicales de la Fonction publique FO, CGT, Solidaires et FSU pour :

  • le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies
    et l’augmentation du pouvoir d’achat ;
  • l’abrogation du jour de carence ;
  • l’arrêt des suppressions d’emplois et des créations de poste en fonction des besoins ;
  • un plan de titularisation des personnels contractuels ;
  • le respect de l’égalité professionnelle ;
  • la défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers ;
  • la préservation du statut général des fonctionnaires, et des statuts particuliers.

L’offensive du gouvernement contre les droits statutaires et les services publics frappe de plein fouet l’école publique et les enseignants

Sur tous les plans, les mesures du ministre Blanquer s’inscrivent dans ce plan d’ensemble de « transformation »/destruction de la Fonction publique. C’est notamment le cas avec la destruction du bac comme diplôme national dénoncé par les fédérations FNEC FP-FO – FSU – CGT – SUD – avec l’UNEF, l’UNL… et qui appellent à la grève le 22 mars pour obtenir l’annulation, du projet ministériel.

Pour préserver l’école publique et son caractère national, le statut de fonctionnaire d’État des PE, les postes et les diplômes nationaux, le SNUDI-FO agit pour préparer le rapport de force, si possible par l’action commune. Cette volonté de gagner a conduit le SNUDI-FO à proposer, comme cela a pu se faire dans plusieurs départements, un appel intersyndical au plan national au SNUipp-FSU, à la CGT Educ’action et à SUD Éducation :

  • contre les mesures de carte scolaire annoncées pour la rentrée 2018 qui donnent priorité aux dédoublements des CP et CE1 découlant d’annonces gouvernementales démagogiques et qui conduisent à des milliers de fermetures de classes, à la poursuite des suppressions de classes spécialisées, aux fusions d’écoles…
  • contre la destruction de l’école maternelle par les fermetures massives et la relance des jardins d’éveil municipaux ;
  • pour le retour à la semaine de 4 jours sur tout le territoire pendant 36 semaines comme cela a déjà été décidé dans 90 % des communes ;
  • pour le rétablissement de barèmes chiffrés basés essentiellement sur l’AGS, contre l’évaluation des enseignants qui individualise leur déroulement de carrière, instaure le salaire au mérite et l’arbitraire.

Le SNUDI-FO invite les collègues à se réunir pour établir leurs revendications, à adopter des motions d’écoles, de secteur posant le problème de la suite à donner si le gouvernement persiste.

Le 22 mars, avec tous les fonctionnaires:

Tous en grève et en manifestation à l’appel des organisations syndicales de la Fonction publique FO, CGT, Solidaires, et FSU

Posté par snudifo18 à 08:34 - - Permalien [#]


Avec PPCR, un taux de 14 % ne règle rien: il cache la misère !

logosnudi-fo18 (2)Depuis plusieurs années, le SNUDI-FO revendique un taux de passage à la hors classe des PE d’au moins 15%. Depuis deux ans, le taux est passé de 4 à 5,5%.

Contrairement à ce qu’affirment les défenseurs de PPCR, le passage à la hors-classe pour tous reste un mythe !

Tous les PE à la hors classe avant la retraite: un effet d’annonce sans réalité!

Avec PPCR, que FO dénonce depuis sa parution, le ministre a fait valoir que tous les PE accéderaient à la hors classe avant leur départ en retraite. Le 5 mars 2018, la DGRH a indiqué que le nombre de promus PE à la hors classe serait au moins le même qu’en 2017. Le pourcentage, encore en cours d’arbitrage, pourrait atteindre 14%…

Le SNUDI-FO a été entendu, pour autant dans le cadre de PPCR même si un taux de 14 % était effectif, cela ne règlera rien.

Le compte n’y est pas et rien n’est garanti pour l’avenir!

Un nombre de PE promus à la hors classe qui n’augmentera pas!

Rappelons qu’avec PPCR la plage d’appel qui permet de postuler à la hors classe est passée du 6ème au 9ème échelon de la classe normale, soit une diminution de 60% du nombre de PE promouvables. Ainsi le taux de 5,5% appliqué à 100 PE éligibles donne 5,5 PE promus. Avec PPCR, le nombre d’éligibles est réduit de 60%. Le taux de 14% s’appliquera donc à 60 PE éligibles et donnera 5,6 PE promus pour 100 éligibles. De plus, le pourcentage des 14% ne concerne que l’année 2018 sans aucune garantie de reconduction.

Au mieux, avec le taux de 14%, le nombre de promus de 2018 sera égal à 2017 sans garantie de reconduction pour 2019. Où est le progrès tant vanté par les partisans de PPCR? Dans cette situation, un nombre important de PE partiront à la retraite sans même avoir atteint la hors classe.

Avec PPCR, c’est l’évaluation à la tête du client qui est le critère dominant contre l’ancienneté tant pour la hors classe que pour la classe exceptionnelle

Le «barème» de la hors classe privilégie largement, à l’instar de la classe exceptionnelle, l’appréciation portée au 3ème rendez-vous de carrière. Au moment où les CAP examinent les promotions à la classe exceptionnelle, chacun peut constater que l’avancement de grade dépend désormais de l’« expérience et investissement professionnel, carrière remarquable…» sans rapport avec l’enseignement. Et les conséquences se font sentir directement.

Ainsi, dans un département, seuls les PE ayant obtenu une appréciation du type «fait preuve de loyauté vis-à-vis de l’institution» – «loyauté sans faille pour l’Éducation nationale» – «fait preuve d’une grande loyauté à chaque instant.» obtiennent la classe exceptionnelle. Dans un autre département, un collègue n’ayant pas participé au rendez-vous de carrière dans le cadre du nouveau protocole est promu d’office au détriment de tous les autres qui ont subi l’évaluation PPCR. Pourtant comme si cela ne suffisait pas, un rapport de la Cour des comptes du 21 février sur «l’évaluation des enseignants» déplore que «le critère de l’ancienneté demeure très prégnant».

Les avis négatifs définitifs jusqu’à la fin de la carrière et sans aucun recours!

Dans ces conditions, l’ensemble des PE promouvables à la HC en 2018 passe à la moulinette de l’appréciation PPCR pour accéder à la hors classe. Or «l’appréciation sera conservée pour les campagnes de promotion ultérieures si l’agent n’a pas été promu». De plus, elle relève d’une «prérogative exclusive de l’administration» et «qu’elles n’étaient pas susceptibles de recours». Confronté à une mauvaise appréciation à l’entretien de carrière: les PE n’auront aucune solution, aucun recours Pénalisés pour des années jusqu’au départ à la retraite, les PE n’ont donc aucune garantie de passer un jour hors classe !

La promesse d’un déroulement de carrière sur deux grades avant la retraite (classe normale et hors classe) n’est donc non seulement pas garantie mais il s’agit d’un leurre pour justifier les baisses de salaires que subissent la grande masse des enseignants.

C’est pourquoi le SNUDI-FO, avec la FNEC FP-FO et la FGF-FO, revendique l’abandon de PPCR, et le retour à un avancement de carrière basé essentiellement sur l’ancienneté.

ASSEZ DE L’AUSTÉRITÉ

AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES ET DU POINT D’INDICE POUR TOUS LES FONCTIONNAIRES

Tous en grève le 22 mars

 

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Médecine de prévention : ce droit doit être respecté !

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Plus de 35 ans après la publication du décret, les ministres successifs se refusent à l’appliquer sur tout le territoire, alors qu’il s’impose à eux. Le scandale doit cesser, la loi Républicaine doit s’appliquer !

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mercredi 21 février 2018

La grande majorité des communes du Cher reviennent à la semaine de 4 jours !

 

logosnudi-fo18 (2)La semaine de 4 jours sur 36 semaines doit devenir la norme !

 Dans le Cher, en septembre 2 017, 72 communes sur 290 étaient revenues à la semaine de 4 jours.

Qu’en sera-t-il pour 2 018 ?

Saint-Martin-d’Auxigny, Berry-Bouy, Allogny La Chapelle Saint-Ursin, Aubigny-sur-Nère, Chârost, Civray, … pas un jour ne se passe sans que de nouvelles communes n’annoncent qu’elles adopteront la semaine de 4 jours à la rentrée 2018 ! En septembre prochain, plus de 90 % des communes du Cher devraient être revenues à la semaine de 4 jours, sur 36 semaines. La semaine de 4 jours, qui d’après le décret Blanquer, ne devait être qu’une dérogation à la semaine « Peillon » de 9 demi-journées, devient donc très largement majoritaire!

 La nouvelle vient de tomber : la Mairie de Bourges donne satisfaction aux écoles qui ont exprimé de façon très majoritaire leur volonté de revenir à la semaine des 4 jours ! (Reste maintenant au DASEN à valider cette organisation).

 Alors que des organisations (syndicales et autres) essayaient de nous faire croire que les enseignants étaient favorables à la réforme Peillon-Hamon des rythmes scolaires ou, a minima, que le retour aux 4 jours n’était pas une priorité pour eux,.. alors que des conférences étaient organisées pour promouvoir la semaine de 4 jours et 1/2..., le SNUDI-FO continuait, sans relâche, à porter la vraie voix des collègues, à faire remonter à l’administration les conséquences désastreuses sur nos conditions de travail de la réforme et à revendiquer son abrogation.

Fin janvier, le SNUDI-FO18 écrivait au Maire de Bourges pour lui faire part de notre position qu'il ne semblait pas partager.

Au début du mois de février, le SNUDI-FO18 consultait les enseignants sur les rythmes scolaires.

Au CTSD "carte scolaire", nous avons réaffirmé notre opposition à cette réforme lors de notre déclaration liminaire:

  "Le bilan de la réforme, tiré sur le terrain par ceux qui travaillent au plus près des élèves, est désastreux : confusion entre le scolaire et le périscolaire au sein des écoles qui impacte fortement l'enseignement, élèves excités par les NAP, journées et semaines de collectivité encore plus longues, activités NAP redondantes avec des activités proposées en classe, fatigue des enseignants et des élèves, jeudi "jour noir de la semaine" avec chutes, pleurs, énervements, indisponibilité des élèves.

 C'est dans ce cadre de volonté d'un retour à une Ecole Républicaine, gratuite, égalitaire sur tout le territoire français, pour la défense du Statut de fonctionnaire d'Etat, que nous vous avons demandé à Monsieur le Directeur Académique que toutes les demandes de retour à 4 jours soient accordées."

 Bien entendu, le problème n’est toujours pas réglé sur le fond, les décrets Peillon-Hamon n’ont pas été abrogés et les mairies gardent la main sur nos obligations de service… c’est pourquoi il faut continuer à signer la pétition nationale pour un retour à la semaine de 4 jours sur 36 semaines sur tout le territoire.

Pétition en ligne

 Le SNUDI-FO se félicite d’avoir été, dès le début,  dans ce combat et ne lâchera rien jusqu’à ce que les décrets Peillon-Hamon-Blanquer soient abrogés.

Pour autant, c’est un immense soupir de soulagement pour tous les collègues,dont la commune repasse à 4 jours, qui vont enfin pouvoir retrouver des conditions de travail un peu plus acceptables.

  Vous pouvez continuer à faire confiance au SNUDI-FO !

  La semaine de 4 jours, censée être l’exception, est largement majoritaire.

La semaine de 4 jours doit donc maintenant devenir la norme !

Le SNUDI-FO s’adresse en ce sens au ministre de l’Éducation nationale.

Le SNUDI-FO appelle les enseignants du 1er degré à la grève jeudi 22 mars, dans le cadre de l’appel des fédérations de fonctions de fonctionnaires FO, CGT, FSU, Solidaires, CFTC, CGC et FAFP :

- Pour un rythme national unique, pour la semaine de 4 jours sur 36 semaines pour tous sur tout le territoire national !

- Abrogation des décrets Peillon, Hamon et Blanquer qui territorialisent l’École de la République et disloquent le statut des PE fonctionnaires d’État

 

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vendredi 16 février 2018

Carte scolaire: La FNEC-FP-FO a voté contre

 

Petitlogosnudi-fo18 (2)eCarte scolaire:

La FNEC-FP-FO a voté contre la carte scolaire qui engendre cette année : 19 fermetures définitives, 8 fermetures révisables contre 4 ouvertures et 1 conditionnelle.

 Le SNUDI-FO18 a fait part de son inquiétude eu égard aux besoins réels sur le terrain évoqués par nos collègues.

Certes la situation démographique du Cher est difficile mais ce n’est pas pour autant que nous pouvons cautionner pour notre département rural une telle vague de fermetures.

Si nous apprécions qu’il n’y ait aucune fermeture prononcée en REP, en REP+, cette amélioration ne bénéficiera pas aux écoles en milieu dit « ordinaire » qui ont bien souvent des conditions d’enseignement difficiles.

Les conditions de travail pour nos collègues se dégradent. Il n'est pas rare désormais de voir des classes allant jusqu’à 30/32 élèves.

Le SNUDI-FO18 a rappelé ses revendications : le maintien des moyens d’enseignement dans toutes les écoles, pas une classe au-dessus de 25 élèves.

  Vote carte scolaire :         UNSA             4 votes « abstention »

                                 FSU                5 votes « contre »

                                FO                  1 vote « contre »

 

Rythmes scolaires

  Lors de ce ctsd, nous avons réaffirmé notre opposition à cette réforme. Nous avons rappelé nos revendications à ce propos, à savoir 4 jours pour tous avec une norme nationale.

 En effet, le bilan de la réforme, tiré sur le terrain par ceux qui travaillent au plus près des élèves, est désastreux : confusion entre le scolaire et le périscolaire au sein des écoles qui impacte fortement l'enseignement, élèves excités par les NAP, journées et semaines de collectivité encore plus longues, activités NAP redondantes avec des activités proposées en classe, fatigue des enseignants et des élèves, jeudi "jour noir de la semaine" avec chutes, pleurs, énervements, indisponibilité des élèves.

  OUI, PLUS QUE JAMAIS:

  Nous confirmons notre exigence d’abrogation des décrets Peillon, Hamon et a fortiori du décret Blanquer. Cette exigence s’impose d’autant plus que paradoxalement, à la rentrée 2018, ce seront près de 80 % des communes qui, en décidant de revenir au régime des 4 jours,dérogent à la règle fixée par le décret officiel d’organisation de la semaine scolaire sur 4 jours et demi qui ne concerne plus que 20 % des communes.

 Le SNUDI-FO18 considère que cette situation démontrant le rejet quasi-généralisé du décret Peillon, devrait conduire le ministre de l’Éducation nationale à décider de généraliser le retour à la semaine des 4 jours pour qu’elle redevienne la norme sur tout le territoire afin de faire valoir l'intérêt des enseignants face à leurs conditions de travail, les élèves face aux apprentissages et l'Ecole de la République face à la territorialisation imposée par ces décrets.

C'est dans ce cadre de volonté d'un retour à une Ecole Républicaine, gratuite, égalitaire sur tout le territoire français, pour la défense du Statut de fonctionnaire d'Etat, que nous vous avons demandé à Monsieur le Directeur Académique que toutes les demandes de retour à 4 jours soient accordées.

Carte scolaire 2018

 

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mercredi 7 février 2018

Direction d’école Dégradation des conditions de travail, territorialisation, STOP! La coupe est pleine !

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Partout la mise en place des dispositifs « 100 % réussite » (souvent non comptabilisés comme des classes pour les décharges de direction) est le prétexte à une vague de fermetures de classes et de postes. Comme l’ensemble des PE, les adjoints chargés de direction subissent ces suppressions de postes qui alourdissent les effectifs des classes, conduisent à une multiplication des fusions d’école qui réduisent le nombre de postes de directeurs et augmentent mécaniquement la charge de travail de chacun, remettent en cause les remplacements, rendant la gestion des écoles de plus en plus difficile.

Des tâches en constante augmentation

 Dans le même temps, loin d’améliorer la situation des directeurs, les « groupes de travail sur la simplification des tâches » ont abouti, dans les faits, à une augmentation (différenciées suivant les départements) de leurs tâches : PPMS, AFFELNET, rédaction des déclarations d’incident, des informations préoccupantes, convocation, organisation et compte rendu des équipes éducatives, participation aux équipes de suivi, réunions de liaison avec le collège, rédaction des projets d’école, transmission des convocations et des feuilles de paye, autorisations de sortie…

AAD supprimés, décharges insuffisantes !

A cette situation s’ajoutent :

– la suppression des milliers de contrats aidés que sont les AAD jetant les uns à la rue et plaçant les directeurs dans l’impossibilité de remplir leur mission de bon fonctionnement de l’école ;

– la suppression des cadres départementaux de décharges (plus favorables que la norme nationale) acquis dans certains départements par la mobilisation des enseignants et leurs organisations syndicales, comme c’est le cas dans le Val-de-Marne, alors que partout les décharges sont insuffisantes.

Non au statut d’école autonome et à son directeur-chef d’établissement

 Aucune modification de la formation des directeurs ne permettra de réduire leur surcharge de travail... ne compensera le manque de décharges et la disparition des AAD qui sont les raisons majeures de la situation insupportable des directions d’école.

Pour le SNUDI-FO aucune expérimentation, aucun statut de l’école et/ou du directeur ne donnera les postes nécessaires, ni ne mettra fin à la tutelle grandissante des collectivités territoriales dans l’école, bien au contraire ils placeraient le directeur sous la tutelle directe des élus politiques. Le directeur doit rester un adjoint chargé de direction. Il ne doit pas être isolé de ses collègues et devenir responsable de faire appliquer, par les enseignants, les exigences des collectivités locales.

L’urgence est de mettre fin au processus de territorialisation de l’école publique largement mis en œuvre avec les décrets sur les rythmes (Peillon/Hamon et Blanquer) et la loi de refondation, qui visent à transférer l’école publique et les enseignants aux collectivités territoriales.

La situation des directeurs, et de l’école publique par voie de conséquence, nécessite de mettre fin aux rythmes scolaires fixés localement par les élus politiques et fluctuants d’une commune à l’autre (4 jours pour tous !). De mettre fin également aux PEdT, à l’autonomie rampante des écoles, à l’ingérence des élus et que soit respecté le cadre juridique actuel : décret de 89 et statut des PE qui doivent rester fonctionnaires de l’État.

Pour FO, il faut prendre des mesures d’urgence ! à commencer par supprimer tout ce qui est inutilement et/ou indûment chronophage pour nos collègues :

  • Le seuil d’attribution des décharges de service doit être abaissé et les cadres départementaux plus favorables doivent être maintenus intégralement et étendus.
  • Les postes d’Aide Administrative aux Directeurs doivent être maintenus et rétablis.
  • L’inscription des élèves relève de la responsabilité des mairies et doit être assurée et renseignée par les services municipaux par l’intermédiaire d’« ONDE ». Les inscriptions en 6e doivent être gérées par la DSDEN et les collèges avec AFELNET. Cette charge ne peut donc pas incomber aux directions d’écoles !
  • PPMS : la responsabilité de leur rédaction doit être transférée aux mairies, dans le cadre du Plan Communal de Sauvegarde (loi n° 2004-811 du 13 août 2004).
  • Toutes les réunions (équipes éducatives, de suivi, réunion avec mairie, avec IEN...) doivent se tenir pendant le temps scolaire et non plus hors temps scolaire comme c’est le cas la plupart du temps. Des moyens en TR doivent être prévus pour remplacer les directeurs et les adjoints dans leur classe pour la tenue de ces réunions, les directeurs qui n’ont qu’une décharge partielle ne doivent plus voir ce temps accaparé par des réunions.
  • Une note de service ministérielle doit déterminer la conduite à tenir quand le directeur est en classe et qu’un élève seul, ou toute autre personne habilitée à entrer dans l’école pendant le temps scolaire ou par nécessité absolue, se présente au portail de l’école.

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