jeudi 28 juin 2018

AESH : Toujours précaires !

La FNEC-FP-FO continue de revendiquer :

  • intégration dans un corps de la Fonction publique
  • un meilleur salaire
  • la garantie d'emploi pour tous !
  • des contrats à temps complet pour tous !

 

Dossier spécial AESH en téléchargement ici : Dossier_FNEC AESH

Posté par snudifo18 à 09:32 - - Permalien [#]


jeudi 14 juin 2018

Passage à la hors classe et à la classe exceptionnelle : le SNUDI-FO s’oppose à l’arbitraire de PPCR

Passage à la HORS-CLASSE : Le contingent est de 526 places (501 l’année dernière) pour l’Académie  et une liste supplémentaire (LS) 13
Pour le CHER : 61 places et LS 2 places

Passage à la CLASSE EXCEPTIONNELLE : 214 places pour l’Académie dont 168 pour le vivier 1 et 46 pour le vivier 2 (201 places lors de la première promotion)
Le Rectorat n'a pas encore effectué la répartition dans les départements.


L’arbitraire, le salaire au mérite, l’évaluation par l’entretien individuel, la remise en cause de la possibilité réelle de contrôle par les élus du personnel dans les CAP et de recours pour les collègues a d’ores et déjà commencé avec l’application cette année du décret sur l’évaluation mettant en place PPCR (décret contre lequel FO, CGT et FGAF ont voté alors que la FSU, l’UNSA et la CFDT l’approuvaient). Passage à la classe exceptionnelle, entretien de carrière, avis pour la hors classe, l’ensemble des faits rassemblés montrent qu’un processus de généralisation de l’arbitraire est aujourd’hui en marche et nécessite d’être stoppé pour préserver nos droits et garanties statutaires.

Pour le SNUDI-FO, ce qui est à l’ordre du jour c’est l’abrogation du décret sur l’évaluation mettant en œuvre PPCR, le rétablissement intégral des promotions fondées sur un barème contrôlable basé essentiellement sur l’ancienneté générale des services.

Pour le passage à la hors classe,  la même situation se reproduit : les PE promouvables découvrent des appréciations arbitraires et souvent injustifiées. Des collègues non inspectés depuis des années, certains n’ayant jamais rencontré leur IEN, d’autres au contraire bénéficiant d’une bonne note pédagogique découvrent sans aucune explication qu’ils sont simplement « satisfaisants» voire « à consolider », appréciations qui vont les pénaliser pour accéder à la hors classe.

Ces éléments sont d’autant plus inacceptables qu’une appréciation insuffisante ralentit l’accès à la hors classe de plusieurs années et peut même en interdire l’accès jusqu’au départ à la retraite.

Le SNUDI-FO revendique un dispositif qui permette à tous les personnels d’accéder à la hors classe, comme il l’a déjà signifié par courrier au ministre :

►un ratio promus/promouvables d’au moins 18 %, ce qui permettrait une augmentation significative du nombre de promus ;

►un barème basé essentiellement sur l’ancienneté générale des services ;

l’abandon de PPCR, source d’arbitraire et de division entre les personnels !

Posté par snudifo18 à 15:13 - - Permalien [#]

samedi 26 mai 2018

La semaine de 4 jours, censée être l’exception, est largement majoritaire!

logosnudi-fo18 (2)Dans le Cher, en septembre 2 018, plus de 90% des communes reviendront à la semaine de 4 jours. 

La semaine de 4 jours, qui d’après le décret Blanquer, ne devait être qu’une dérogation à la semaine « Peillon » de 9 demi-journées, devient donc très largement majoritaire!

Le SNUDI-FO18 se félicite d’avoir été, dès le début,  dans ce combat et ne lâchera rien jusqu’à ce que les décrets Peillon-Hamon-Blanquer soient abrogés.

  •  Alors que des organisations (syndicales et autres) essayaient de nous faire croire que les enseignants étaient favorables aux réformes Peillon-Hamon des rythmes scolaires ou, a minima, que le retour aux 4 jours (décret Blanquer) n’était pas une priorité pour eux en votant "pour",
  • Alors que des conférences étaient organisées pour promouvoir la semaine de 4 jours et 1/2...,

Le SNUDI-FO18 continuait, sans relâche, à porter la voix des collègues, à faire remonter à l’administration les conséquences désastreuses des réformes sur nos conditions de travail, notre statut de fonctionnaires d'Etat et par conséquent l'école républicaine. Depuis 2013, le SNUDI-FO18 affirme que ces réformes ne peuvent fonctionner et que leur abrogation est la seule solution.

L'EDUCATION DOIT RESTER NATIONALE !

 Pour le SNUDI-FO18, aucune réforme ne peut pas être acceptable si elle place sous la tutelle des communes les enseignants, l’école et ses élèves. Ce problème n’est toujours pas réglé sur le fond, les décrets Peillon-Hamon-Blanquer n’ont pas été abrogés et les mairies gardent la main … c’est pourquoi il faut continuer à signer la pétition nationale (si ce n'est pas déjà fait !) pour un retour à la semaine de 4 jours sur 36 semaines sur tout le territoire.

Pétition en ligne

   La semaine de 4 jours, censée être l’exception, est largement majoritaire.

La semaine de 4 jours doit donc maintenant devenir la norme !

Abrogation des décrets Peillon, Hamon et Blanquer qui territorialisent l’École de la République et disloquent le statut des PE fonctionnaires d’État.

Vous pouvez faire confiance au SNUDI-FO18

image(2)

Posté par snudifo18 à 12:58 - - Permalien [#]

jeudi 24 mai 2018

Fusion des académies d’ici 2021

Vers des Agences Régionales de l’Education (ARE)

Le ministère vient de présenter un nouveau rapport sur l’organisation territoriale de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Il a décidé de franchir une nouvelle étape dans la régionalisation de l’école et le démantèlement des ministères en organisant lepassage de 26 académies métropolitaines à seulement 13 régions académiques. Il s’agit d’accélérer le transfert des responsabilités de l’Etat au niveau de la région, pour répondre aux objectifs gouvernementaux en matière de suppressions de postes et de destruction des servicespublics et des statuts.Pour FO, ce n’est pas une surprise : le ministère avait indiqué qu’il ne souhaitait pas rester au milieu du gué. Après le décret de décembre 2015 mettant en place les 13 recteurs de région académique, après l’administration des académies de Rouen et de Caen par un seul recteur, le rapport recommande «d’aligner l’organisation territoriale des services déconcentrés des deux ministères sur les nouvelles régions créées en 2015, (…) afin de rétablir une fluidité de relations avec les collectivités régionales et les autres services déconcentrés de l’État.» L’autorité hiérarchique durecteur de Région se verrait considérablement renforcée.

Le ministère veut aller vite

Les recteurs de Régions doivent remettre leur projet de fusion avant la fin de cette année.

– Rentrée 2018 : transfert de toutes les compétences relatives à l’enseignement supérieur au recteur de région académique

– 2019 : Fusion des académies de Dijon, Besançon, Lille, Amiens, Caen, Rouen, Aix-Marseille et Nice

– Rentrée 2020 : Fusion des académies de Lyon, Grenoble, Clermont, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Poitiers, Limoges, Nancy-Metz, Strasbourg, Reims

– Rentrée 2021 : Île-de-France, alignement sur le Grand-Paris.

Régionalisation de la gestion des personnels

«Les recteurs devront voir renforcer leurs compétences en matière de gestion de personnels avec la déconcentration au niveau académique de tous les actes de gestion (…)» Tout devrait être revu à l’aune de cette nouvelle gouvernance : l’affectation des enseignants, leur statut, le recrutement,la carte des circonscriptions, le statut des écoles et de leurs directeurs… Le rapport demande la poursuite de la fusion des CROUS et l’alignement des ESPé sur le nouveau territoire des académies.

Il préconise également un rapprochement des corps d’inspection des 1er et 2nd degrés, pour «une territorialisation efficace.» Quant à la prochaine étape ? Le ministère a déjà annoncé le transfert d’une partie des personnels d’orientation à la région…

Un budget global régional

Il faudrait déléguer aux recteurs de régions les emplois et les crédits de chacun des budgets qui sont gérés dans le cadre de l’enseignement scolaire. C’est la mise en place d’un «budget régional unique, réparti en fonction des besoins territoriaux» avec une fongibilité entre les budgets de larégion académique afin d’éviter «les redéploiements budgétaires nationaux». Cette délégation de budget permettrait de réaliser des économies, de recourir aux contractuels en lieu et place de titulaires, d’accélérer les mutualisations de services, les mises en réseaux d’établissements, les plans de mobilité, la remise en cause des garanties statutaires, sous prétexte de s’adapter aux besoins du territoire. Les recteurs de région deviendraient les subsidiaires de la politique d’austérité dictée par legouvernement, sur le modèle des Agences Régionales de la Santé.

Le statut en ligne de mire

Ces mesures auraient pour conséquence une gestion locale des personnels au détriment des garanties collectives. Elles s’inscrivent dans une logique d’ensemble : c’est l’inversion de la hiérarchie des normes appliquée à l’Education nationale comme dans toute la Fonction publique et le privé. C’est dans ce cadre que l’évaluation et l’individualisation des carrières, comme des salaires, prennent toute leur signification. C’est dans ce cadre que s’appliquerait «le nouveau contrat social avec les agents publics », dont l’objectif est la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires d’ici 2022 et la destruction du statut général.

Dans le même temps, le gouvernement présente un projet de révision constitutionnelle permettant aux collectivités territoriales de déroger aux lois et aux réglementations nationales : la fin de l’égalité républicaine est en marche !

Posté par snudifo18 à 14:02 - - Permalien [#]

Notes de service du ministre sur la lecture et le calcul

Notes de service du ministre sur la lecture et le calcul, guide « pour enseigner la lecture et l’écriture au CP » :

Les débats sur la méthode ne font pas disparaître les revendications !

Le ministre a annoncé par voie de presse la publication de 4 notes de service concernant la lecture, les mathématiques et d’un guide de 130 pages «  pour accompagner les enseignants de CP ».

Pour le SNUDI-FO, la meilleure manière d’accompagner les enseignants consiste à rétablir une formation digne de ce nom: une formation professionnelle à plein temps, pendant une année au moins dans une école de formation et à mettre fin à la mastérisation. Il ne suffira pas de «renouveler la formation initiale» pour régler cette question. Et ce n’est pas non plus une formation continue au rabais de 9 heures par an qui sera la solution alors même que chaque enseignant a droit à 36 semaines sur toute sa carrière.

La liberté pédagogique doit être respectée

Quand le ministre justifie ses notes de service en déclarant «Au-dessus de la liberté pédagogique, il y a l’égale chance de réussir pour tous les enfants», que veut-il signifier? Serait-ce, selon lui, la liberté pédagogique qui serait la cause de l’échec scolaire? Serait-elle contradictoire avec « l’égale chance de réussite des élèves »?

La liberté pédagogique des enseignants permet à chaque élève de recevoir un enseignement au plus près de ses besoins dans le respect de l’égalité de droits.

Le SNUDI-FO rappelle à cette occasion son attachement au principe statutaire de la liberté pédagogique de chaque enseignant défini par l’article L912-1-1 du code de l’Éducation. Ce qui leur permet, entre autre, de choisir librement leur méthode d’apprentissage de la lecture.

Le SNUDI-FO n’acceptera pas que les PE et leurs garanties statutaires soient désignés comme les boucs émissaires de l’échec scolaire et des difficultés de l’école publique!

Ainsi le ministre Blanquer «recommande vivement l’existence d’un manuel pour tous les élèves, explicite, linéaire, clair». Mais encore faudrait-il que les enseignants ne soient pas entravés dans leur choix de manuels scolaires par de sordides contraintes budgétaires. Le ministre semble oublier que la réduction des dotations aux communes et le coût des activités périscolaires imposées par la réforme des rythmes scolaires ont entraîné une très importante réduction des dotations municipales aux écoles.

Enfin quand le ministre ose affirmer que «Nous sommes en train de faire un pas vers le futur. (…)», le SNUDI- FO tient à préciser que le futur de l’école publique passe obligatoirement par les créations des postes nécessaires, par le rétablissement de RASED complets et de brigades de remplacement, ainsi que par le maintien de l’école maternelle avec un PE et une ATSEM par classe et l’annulation de la suppression des 850 classes de maternelle prévues à la rentrée prochaine.

Ces revendications sont la condition nécessaire pour le respect de l’égalité des droits de chaque élève.

La territorialisation de l’école doit être stoppée, les PEdT abandonnés et les décrets Peillon/Hamon/Blanquer sur les rythmes scolaires retirés.

 

Posté par snudifo18 à 13:28 - - Permalien [#]


lundi 14 mai 2018

22 mai 2018: tous en grève !

 "Les neuf organisations syndicales représentatives dans la Fonction publique appellent l'ensemble des personnels de la Fonction publique de l'État, de la Fonction publique Hospitalière et de la Fonction publique Territoriale à la grève et aux manifestations le mardi 22 mai 2018." - (le 4 mai 2018)

Lire le communiqué fédéral

Attention:
En application du SMA les déclarations d'intention préalable de grève sont à déposer avant le jeudi 17 mai minuit - le lundi 21 mai étant férié donc non ouvré.

Posté par snudifo18 à 18:20 - - Permalien [#]

dimanche 15 avril 2018

Inclusion scolaire systématique : un constat alarmant

La FNEC FP-FO demande au gouvernement d’ouvrir des négociations en urgence sur les conditions de travail des personnels

A l’initiative de la FNEC FP-FO, s’est tenue le 28 mars 2018, dans les locaux de la Confédération FORCE OUVRIERE, une conférence sur le sujet de l’inclusion scolaire systématique rendue obligatoire par la loi PEILLON de 2013 et mise en œuvre par le ministre actuel de l’Education nationale.

250 participants venus de tous les départements, de tous les secteurs d’enseignement des 1er et 2nd degré, des lycées professionnels ont apporté leur contribution sur le sujet. Participaient également à cette conférence des représentants de la fédération FO des services publics de de santé (FSPS-FO), des représentants de la FAGE-FO et de la FNAS-FO (action Sociale).

A l’issue de cette conférence, toutes les remontées des départements attestant de la dégradation des conditions de travail le confirment : la situation présente un caractère d’urgence.

Lire le compte-rendu :Communique_Conférence inclusion

Posté par snudifo18 à 12:12 - - Permalien [#]

DIRECTION D’ECOLE : LA COUPE EST PLEINE LES REVENDICATIONS DOIVENT ÊTRE SATISFAITES

La pétition lancée il y a quinze jours par le SNUDI-FO bat son plein dans le Cher, comme dans les autres départements.

Continuez comme de nombreux collègues à signer la pétition en ligne. ► Pétition en ligne en cliquant sur ce lien

"Que dire, si ce n'est que je passe en moyenne dans ma classe 46 heures par semaine!"

"Particulièrement favorable au transfert de la rédaction du PPMS aux mairies."

"Le PPCR ne tient pas du tout compte de notre statut."

Voici les premiers échos des directeurs du Cher qui ne demandent qu’à être complétés par d'autres. La pétition Direction d’école que le SNUDI-FO ira porter au ministre s’adresse à tous les PE au nom de la défense du statut des PE et contre sa dislocation qu’entrainerait un statut spécifique des directeurs.

logosnudi-fo18 (2)Pétition en ligne en cliquant sur ce lien

Conséquence directe des dernières contre-réformes touchant l’école publique, la charge de travail des directeurs d’école ne cesse de s’alourdir :

► la suppression de milliers de postes d’EVS –aide à la direction, en plus de jeter des milliers de salariés en situation précaire au chômage, a considérablement détérioré les conditions de travail des directeurs ;directeur98
► les tâches découlant de l’inclusion scolaire systématique se multiplient : convocation, organisation et compte rendu des équipes éducatives, transmission des GEVASCO, organisation de l’emploi du temps des AESH ou AVS, participation aux équipes de suivi, rédaction d’IP parfois source de tensions avec les parents…Moyenne
► les mesures dites de sécurité renforcée (Vigipirate, PPMS incendie, PPMS Attentat intrusion, PPMS risques majeurs) imposent aux directeurs de mettre en place des protocoles alors qu’ils n’en n’ont pas les compétences ;
► même si l’on peut se féliciter que la plupart des écoles (+ de 80 %) reviennent à la semaine de 4 jours, les PEdT demeurent. Les directeurs subissent de plein fouet les conséquences de la territorialisation de l’École : ingérence dans l’école des élus locaux, multiplication des réunions de concertation avec les mairies pour l’organisation du périscolaire…
► le développement des applications (ONDE, LSUN, AFFELNET, IDEAL…) contraint les directeurs à sans cesse s’adapter et utiliser des outils toujours plus chronophages, parfois sans même disposer d’un ordinateur récent ou d’une connexion internet dans leur bureau !
► la liaison école-collège et les dispositifs REP+ multiplient contraintes et réunions institutionnelles.

Dans le même temps, le ministère et les inspecteurs d’académie multiplient les groupes de travail sur la « simplification des tâches des directeurs » qui ne répondent en rien aux revendications des directeurs. Pire encore, loin de viser à alléger les tâches de direction, ces réunions visent à organiser les missions des directeurs de manière différenciée suivant les académies, remettant ainsi en cause la réglementation nationale reposant sur le décret de 1989. Plus ces groupes de travail se déroulent, plus les conditions de travail se dégradent !
Dans cette situation, ce n’est pas un statut de l’école et/ou du directeur qui pourrait, comme par magie, créer les postes nécessaires pour améliorer le régime de décharge ou attribuer une aide à la direction par école. Bien au contraire, un tel statut ne pourrait aboutir qu’à regrouper des écoles dans des établissements locaux d’enseignement avec un seul super-directeur, isolé de ses collègues et soumis encore plus à la tutelle des collectivités locales et du ministère.

Le SNUDI-FO réaffirme que le directeur est un professeur des écoles qui n’a pas vocation à devenir la courroie de transmission du ministre voire des élus locaux pour faire passer les contre-réformes auprès des adjoints.


Le SNUDI-FO n’accepte pas la dégradation continue des conditions de travail des directeurs. Le SNUDI-FO va demander audience au ministre Blanquer pour porter les revendications ci-dessous, en premier lieu celle de l’abaissement significatif du seuil d’attribution des décharges, seuil qui demeure largement insuffisant et ne permet pas aux directeurs de remplir correctement leurs missions.
Il invite à signer massivement la pétition que le syndicat ira porter au ministre.

l’abaissement significatif du seuil d’attribution des décharges de service et le maintien intégral et l’extension des cadres départementaux plus favorables ;
la prise en compte de toutes les classes dans le calcul des décharges de direction, y compris les CP et CE1 dédoublés en éducation prioritaire ;
une réelle amélioration financière : 100 points d’indice pour tous ;
une aide administrative pour chaque directeur avec des emplois statutaires de la Fonction publique;
la tenue de toutes les réunions durant le temps scolaire avec le remplacement du directeur par un titulaire remplaçant ;
le transfert de la responsabilité de la rédaction des PPMS aux mairies, dans le cadre du plan communal de sauvegarde ;
le rétablissement du cadre national de l’école publique et l’arrêt des processus de territorialisation, afin de préserver les directeurs comme leurs adjoints des ingérences et pressions locales ;
le respect du décret de 1989 fixant les missions des directeurs.

 

image(2)

 

Posté par snudifo18 à 12:06 - - Permalien [#]

Promotion de grade PPCR (classe exceptionnelle – hors-classe) : l’arbitraire érigé en règle.

Dans les départements se sont réunies les CAPD relatives à la promotion à la classe exceptionnelle en application du décret du 5 mai 2017 qui crée ce troisième grade et de nouvelles modalités d’évaluation pour les personnels d’enseignement. Pour mémoire, la FSU, l’UNSA et la CFDT ont voté pour ce décret alors que FO, la CGT et la FGAF ont voté contre.

Pour départager les candidats, un «  barème  » imposé par le ministère érige la «  valeur professionnelle  » des personnels en unique critère de sélection. Celle-ci est déclinée en 4 groupes donnant les points suivants : excellent (140), très satisfaisant (90), satisfaisant (40), insatisfaisant (0).

Le poids dans le barème de «  l’ancienneté dans la plage d’appel  » est résiduel puisqu’il est compris entre 3 points pour un PE au 3e échelon HC sans ancienneté et 48 points maximum pour un PE au 6e échelon HC). Ainsi, un enseignant considéré «  excellent  » a dans tous les cas un barème supérieur à un autre estimé «  très satisfaisant  ».

La hiérarchie autorisée à tous les arbitraires

Par exemple, dans certains départements, les appréciations sont toutes identiques.

Pour les excellents : on lit pour tous : «  s’investit de manière exceptionnelle », «  impulse et anime des actions pé-dagogiques innovantes  », «  sert l’institution avec loyauté  » — «  porte avec conviction les valeurs de l’école  ». Interrogé, le DASEN du département définit la loyauté comme le fait pour un PE «  de bien d’appliquer les réformes ministérielles  ».

Pour les très satisfaisants : «  s’investit de manière remarquable », «  Impulse une dynamique de réflexion  » «  Ses qualités relationnelles lui permettent d’être reconnu par ses pairs, par les partenaires et par l’institution ».

Autre exemple : un psychologue scolaire du 1er degré détaché dans le corps des Psy-EN, qui bénéficie donc de la double carrière, est évalué «  excellent  » dans le corps des Psy-EN alors qu’il n’est considéré que «  satisfaisant  » dans celui des PE.

Dans le Cher, des appréciations quasiment similaires peuvent aboutir à un avis "excellent" ou à un avis juste "satisfaisant" qui bloque la promotion à la classe exceptionnelle...

Comprend qui peut  !

«  Insuffisant  » pour avoir refusé de donner son numéro de portable personnel  !

Dans un département, un directeur avec une excellente note pédagogique est sanctionné d’un avis «  insatisfaisant » au motif qu’il avait refusé de donner son numéro de téléphone portable personnel.

Un collègue maître E en RASED se voit aussi infligé d’un «  insuffisant  » au motif qu’il «  continue à prendre des groupes d’élèves plutôt qu’à faire de la co-intervention  »

En érigeant l’arbitraire en principe de promotion, la hiérarchie en fait un outil pour dissuader les personnels de faire respecter leurs droits. L’évaluation et les modalités de promotions issues de PPCR deviennent des armes pour contraindre les personnels à renoncer à leurs garanties statutaires.

Un arbitraire qui préfigure les règles pour la Hors Classe

Ce sont dans ces conditions que la nouvelle campagne de candidature de promotions à la classe exceptionnelle pour le 1er septembre 2018 s’ouvre et que les promouvables pour le passage à la Hors Classe vont être évalués.

Le SNUDI-FO n’accepte pas l’individualisme et l’arbitraire  !

 Pour le SNUDI-FO, il y a urgence à ce que ces modalités et ces règles de promotion, issues de PPCR, soient abandonnées.

Abrogation du décret du 5 mai 2017 (décret PPCR) — Non à l’arbitraire  ! Déroulement de carrière qui permet à tous d’accéder à l’indice terminal de la classe exceptionnelle après une carrière complète.

Posté par snudifo18 à 12:06 - - Permalien [#]

mardi 10 avril 2018

Assises « sur la place de la maternelle de demain » : communiqué snudi FO

Assises « sur la place de la maternelle de demain » : Le SNUDI-FO n’acceptera pas la transformation de l’école maternelle républicaine en simple structure territoriale d’accueil

À l’ouverture des « assises de la maternelle » les 27 et le 28 mars, le président de la République en présence du ministre Blanquer a annoncé vouloir « rendre obligatoire l’école maternelle à partir de 3 ans, dès 2019 » en précisant « dans une école maternelle refondée » et « avec une reconception du temps scolaire et parascolaire le mercredi »

Alors qu’aujourd’hui 97,6 % des enfants sont scolarisés en maternelle, le président Macron annonce vouloir « rendre obligatoire l’école maternelle à partir de 3 ans »

De qui se moque le président Macron ?

De quelle école maternelle parle-t-il ? L’école maternelle déjà fragilisée

Dans le même temps, le ministre ferme plus de 850 classes de maternelle à la rentrée 2018/2019 (102 classes dans le Val-de-Marne, 56 à Paris, 30 en Eure-et-Loir…) et multiple les conventions Éducation nationale/municipalités pour transférer les compétences de l’État vers les communautés d’agglomération.

Un rapport de « France Stratégie » (service du 1er ministre) éclaire les enjeux

Le rapport préconise un « système intégré d’accueil des jeunes enfants qui traite comme un bloc la période allant de la première année à l’âge de la scolarité » (de 0 à 6 ans) avec l’« intervention, dans les écoles des professionnels du champ social, comme les éducateurs de jeunes enfants ».

Présentant les Assises à la presse, Boris Cyrulnik (conseiller scientifique de M. Blanquer) déclare : « L’expérience montre que les enfants ne s’attachent pas forcément à celui qui a le plus de diplômes » (OuestFrance le 06/01/18).

Que M. Cirulnyk soit un spécialiste en neuropsychiatrie n’est pas contestable, pour autant, cela ne peut servir à légitimer la remise en cause du statut de fonctionnaire d’État des PE.

La spécificité de l’école maternelle disparaitrait ; PE et agents des collectivités deviennent des « adultes » aux missions indifférenciées. Que deviendrait leur statut respectif dans un tel processus ?

« la mise en œuvre des activités pédagogiques » placées sous l’autorité des collectivités

Déjà, le décret du 1er mars modifie le statut des ATSEM pour introduire dans l’article 2 des missions de « mise en œuvre des activités pédagogiques ». Pour la première fois, des missions de « mise en œuvre des activités pédagogiques » ne relèveront plus de l’Éducation nationale, mais de l’autorité des collectivités territoriales. Ce serait un coup majeur porté contre l’école de la République et le statut de ses maîtres.

De plus, ce nouveau statut des ATSEM leur imposerait d’« assister les enseignants dans les classes ou établissements accueillant des enfants à besoins éducatifs particuliers ». Ainsi est organisé un transfert de responsabilité du ministère de l’Éducation nationale sur les ATSEM individuellement, dans la logique des décrets Peillon/Hamon/Blanquer sur les rythmes scolaires. Ce transfert aboutira inévitablement à tarir le recrutement d’AESH. Il s’agit donc bien de mesures d’économies budgétaires.

Des formations communes, PE de maternelle et ATSEM pour une « gouvernance rénovée » hors de l’Éducation nationale

Le rapport prévoit la « Création de parcours de formation continue adaptée pour les professionnels exerçant aujourd’hui dans ces deux univers (école ; structure d’accueil) » pour avancer vers la « définition d’une gouvernance rénovée » dont la base serait « un nouveau partage des compétences entre l’ensemble des acteurs (État, départements, communes, caisse d’allocations familiales) » avec un « ministre unique chargé de l’éducation et de l’enfance ».

Pour ce faire, il prévoit « une large concertation » pour construire « une culture commune entre le monde de l’école maternelle et celui de la petite enfance ».

Et en plus, un cadeau aux écoles privées

Avec cette mesure, le gouvernement pourra étendre l’application de la loi Debré de 1959 aux actuelles écoles maternelles et imposer aux communes de participer aux frais des écoles privées pour les enfants de 3 à 6 ans.

Le SNUDI-FO n’acceptera aucun transfert de compétences

Le SNUDI-FO n’acceptera aucun transfert de compétences qui consisterait à transformer l’école maternelle en garderie, à remettre en cause le statut de fonctionnaire d’État des PE, pas plus que la FGF-FO n’accepte la logique de l’abandon de missions et le recours au contrat que le ministre de l’Action et des Comptes publics veut imposer, dans le cadre de CAP-2022 et ses 120000 suppressions de postes.

La logique des ordonnances « travail » et du « nouveau contrat social » dans la Fonction publique

Après les ordonnances détruisant le Code du travail, le décret introduisant le contrôle continu au bac contre les épreuves nationales, garantissant le bac comme diplôme national et premier grade universitaire, l’introduction de la sélection à l’entrée à l’université avec Parcoursup… le gouvernement veut passer à la vitesse supérieure en « refondant » l’école maternelle. Pourtant en 2013, le ministre Peillon ne tarissait pas d’éloges sur l’école maternelle « notre école maternelle » « est d’une grande valeur » « sur la réduction des inégalités sociales et scolaires l’école maternelle est efficace » (Le Monde 15/09/2013).

Pour le SNUDI-FO, la place de la « maternelle de demain » est au sein de l’Éducation nationale.

► Avec des programmes nationaux ; avec des PE, fonctionnaires d’État, et une ATSEM par classe.

► Pour une école maternelle relevant de la seule Éducation nationale gratuite et laïque.

Posté par snudifo18 à 12:13 - - Permalien [#]