mercredi 21 septembre 2016

GT moyens de remplacement : Le droit au remplacement menacé

logosnudi-fo18 (2)

Le droit au remplacement menacé

La ministre a convoqué le 30 août un GT sur les moyens de remplacement dans l’objectif de « dégager des pistes de travail » concernant « la création d’un indicateur sur le remplacement », « l’amélioration de la communication avec les familles et les élus », « les moyens », « la gestion du remplacement », « les absences perlées » et la « Formation Continue ».

Indicateur de performance du remplacement et communication aux familles
pour faire oublier l’obligation de remplacement dès le 1er jour d’absence

La création d’un indicateur du niveau de remplacement, une communication plus efficace sur les délais de remplacement ne régleront rien. De tels artifices ne résoudront rien sauf à vouloir instaurer un palmarès des écoles en fonction du taux d’absentéisme et légitimer le renoncement à assurer le remplacement dès le 1er  jour d’absence. Pour FO, c’est inenvisageable.

L’amélioration du remplacement passe par le recrutement au concours

Pour améliorer le remplacement des enseignants, il n’y a qu’une seule mesure : recruter des enseignants en nombre suffisant et mettre ainsi fin aux milliers de journées non remplacées dans les écoles, entrainant la répartition des élèves et accroissant d’autant la moyenne réelle du nombre d‘élèves par classe.

L’amélioration du remplacement ce n’est ni l’embauche de contractuel …

Le SNUDI-FO constate que le processus d’embauche systématique de contractuels en lieu et place d’enseignants fonctionnaires d’Etat est déjà largement engagé dans les écoles à cette rentrée. Le chiffre de 5 000 contractuels pourrait très vite être atteint.

De tous les départements, les informations confirment l’emploi systématique de contractuels au détriment du recours à la liste complémentaire du CRPE. 

FO a rappelé son opposition au recrutement de contractuels en lieu et place de postes statutaires d’enseignants. Si l’administration peut, comme l’affirme la ministre, anticiper les besoins en embauche de contractuels dès la rentrée, alors il doit recruter des titulaires, en particulier les Listes Complémentaires, et augmenter le nombre de postes au concours.

De plus, des milliers de postes n’ont pas été pourvu du fait des licenciements massifs de stagiaires bien souvent remplacés voire repris eux même comme contractuels.

… ni la mutualisation BD/ZIL/TR, ni la remise en cause des 36 semaines de classe,
ni la remise en cause de l’ISSR …

Pour améliorer la gestion du remplacement, la ministre préconise de remettre en cause la distinction entre BD, ZIL afin d’en finir avec le cloisonnement géographique, la durée et la nature des missions.

De plus, elle voudrait « repousser » la Formation Continue en dehors des 36 semaines de l’année scolaire pendant les congés.

Améliorer le remplacement, ce sont des revendications immédiates à satisfaire

  • Maintenir et renforcer la distinction ZIL/BD, augmenter l’ISSR ;
    • Abandonner l’annualisation des 24 heures d’enseignement pour les remplaçants, consécutif aux rythmes scolaires et garantir dans l’immédiat les récupérations effectives des dépassements ;
  • Le distancier ARIA doit être corrigé pour respect les distances réelles de remplacement ;

Posté par snudifo18 à 19:20 - - Permalien [#]


Direction d'école

logosnudi-fo18 (2)Sous couvert de « simplification des tâches »,

la ministre entend aggraver la charge de travail des directeurs

et leur imposer de nouvelles missions

 Le 7 septembre, le ministère a réuni un groupe de travail relatif à la « simplification des tâches des directeurs » et à la mise en œuvre du référentiel métier (BO spécial n°7 du 11-12-2014). Evoquer une « simplification », voire un « allègement » des tâches est pour le moins inopportun dans une situation où les directeurs, qui sont des enseignants chargés de classe pour l’immense majorité, et non des chefs d’établissement, doivent se transformer en exécutants des politiques territoriales (rythmes scolaires, PEDT…), des dispositifs de refondation de l’école et même de prévention des actes de terrorisme. Autant de nouvelles missions qui dérogent au décret du 24 février 1989 définissant la fonction.

 Toujours plus de travail et de responsabilités

 D’entrée, soulignant le contexte d’extrême tension de la rentrée, le SNUDI-FO a insisté sur l’aggravation des conditions de travail des directeurs chargés de mettre en œuvre les mesures de sécurité complémentaires qui ajoutent à la confusion et à la complexité de celles définies par la circulaire de novembre 2015. Pour FO, les dispositifs de sécurité relevant des obligations de l’Etat, les directeurs ne sauraient se substituer ni aux forces de l’ordre, ni aux collectivités territoriales. Le syndicat a en particulier demandé l’abandon immédiat de la mesure qui consiste à leur demander de solliciter des parents qui aideraient pour « la sensibilisation et la mise en œuvre des règles définies pour assurer la sécurité des entrées et des sorties des élèves ». Qui sélectionne et sur quels critères les parents volontaires ? Qui définit leurs tâches et les contrôle ? Qui porterait la responsabilité du choix de tel ou tel parent en cas d’incidents ? Qui assumerait la responsabilité pénale en cas d’accidents ?

 FO exige la convocation immédiate d’un CHS-CT ministériel

Le SNUDI-FO a dénoncé l’absence de réponse de la ministre à la demande de la FNEC FP-FO de réunion du CHSCT ministériel, instance qui doit être consultée sur les règlements et consignes de sécurité. Il a rappelé l’avis unanime adopté par les représentants FO, FSU, UNSA lors du CHSCT M du 11 février 2016 réclamant « des clarifications de responsabilités » notamment sur le plan de la rédaction des PPMS.

Des tâches et obligations supplémentaires…l’exemple du BE 1D (base élèves)

 Sous prétexte de « simplification », le ministère entend notamment réintroduire la saisie des catégories socio professionnelles (CSP) dans le logiciel BE 1D, une donnée fortement contestée sur le fond et la forme et abandonnée en 2008. Le SNUDI-FO a réagi au travail considérable qu’imposerait cette mesure dont il a demandé l’abandon. Le ministère, en réponse au syndicat, a renvoyé à « d’autres discussions »…

 Le ministère « travaille sur la place des directeurs dans les PEDT »

 Faits à l’appui, le SNUDI-FO a souligné les conséquences des PEDT sur les conditions de travail et les garanties statutaires des directeurs. Pour le ministère, tout projet d’école devant désormais s’inscrire dans le PEDT, le directeur devrait, « en binôme » avec le responsable éducatif municipal, impulser et renforcer le  travail partenarial et l’articulation scolaire-périscolaire: organiser des temps de rencontre communs des personnels enseignants et territoriaux, des temps de travail et de formation conjoints, développer la liaison école/collège, la co-éducation avec les parents… D’ailleurs, le ministère a confirmé que « la DGESCO travaille sur la place des directeurs dans les PEDT ».

 Le SNUDI-FO a réaffirmé sa revendication d’abrogation

de la réforme des rythmes scolaires, d’abandon des PEDT et des protocoles locaux

La circulaire sur la simplification des tâches des directeurs, le référentiel métier et les protocoles départementaux et académiques démontrent que pour la ministre  le directeur doit devenir l’instrument de la politique de territorialisation du gouvernement et de la mise en œuvre de la loi de refondation.

Abandon du « référentiel métier des directeurs d’école »,

respect du décret n°89-122 du 24 février 1989

- pour l’abandon de toutes les mesures qui transfèrent aux directeurs d’école desresponsabilités qui ne relèvent pas de leurs fonctions (PPMS, DUER, AFFELNET...) ;

- pour une véritable amélioration du régime des décharges de service pour tous les directeurs, pas un directeur sans décharge statutaire, pour une aide administrative pour chaque directeur ;

- pour une réelle amélioration financière (100 points d’indice pour tous), le versement aux « faisant-fonction » d’une rémunération identique à celle des directeurs qu’ils remplacent ;

- pour l’abandon des protocoles  locaux, départementaux, académiques…;

- pour l'abandon des postes de direction profilés.

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dimanche 11 septembre 2016

Pour en finir avec l’APC

logosnudi-fo18 (2)Pour en finir avec l’APC, la confusion scolaire/périscolaire, les PEdT,… l’abrogation du décret instaurant les rythmes scolaires est plus que jamais à l’ordre du jour !

   En cette rentrée scolaire marquée par une détérioration sans précédent des conditions d’enseignement des personnels, le SNUDI-FO constate que les effets néfastes du décret n° 2013-77 du 24 janvier 2013, instaurant la réforme des rythmes scolaires, ne font que s’accroître. Les faits l’attestent : ce décret instaure le désordre dans les écoles et ouvre la porte à l’intrusion généralisée des municipalités dans l’enseignement, à la mise sous tutelle des PE, fonctionnaires d‘Etat, par les élus locaux.

Des mairies toujours plus intrusives !

   Dans le Cher, des mairies veulent décider des heures de service des ATSEM pendant le temps scolaire ce qui est contraire au décret de 1989 : " le directeur organise le travail des personnels communaux en service à l'école qui, pendant leur service dans les locaux scolaires, sont placés sous son autorité". Des mairies souhaitent décider de l'usage des locaux !!!  Rappelons que "le directeur d’école, après avis du conseil des maîtres, fixe les modalités d'utilisation des locaux scolaires pendant les heures et périodes au cours desquelles ils sont utilisés pour les besoins de l'enseignement et de la formation."

Les PE ne veulent ni des APC, ni des rythmes scolaires !

  De manière générale, le SNUDI-FO constate que la réforme des rythmes scolaires est rejetée par la grande majorité des enseignants et des parents. Tous déplorent que, bien loin des déclarations lénifiantes sur le bien-être des enfants, la mise en place des activités périscolaires correspond en fait à une recherche d’économies budgétaires et à la volonté de créer la confusion scolaire/périscolaire nuisible au respect du statut de fonctionnaire d’Etat des enseignants.
   La mise en place des Activités Pédagogiques Complémentaires (APC) contenues dans le décret sur les rythmes scolaires, non seulement ne répond pas aux nécessités, mais conduit à des désorganisations horaires tant pour les élèves que pour les personnels communaux. En outre, elles se substituent à des missions qui relèvent de l’enseignement spécialisé (ASH) également victime, au nom de l’inclusion scolaire, des restrictions budgétaires drastiques.
Le SNUDI-FO rappelle que du décret Peillon découlent la mise en œuvre des rythmes scolaires, l’annualisation des obligations réglementaires de service (ORS) des titulaires remplaçants, la suppression de la coupure du mercredi matin, les PEdT, les 108 heures annualisées…

Les PE ne veulent pas le boycott, ils veulent l’abrogation des décrets Rythmes scolaires. Ils veulent rester fonctionnaires d’Etat.

   Enfin, le SNUDI-FO dénonce le fait que les enseignants soient submergés de convocations à des réunions et animations pédagogiques décrétées« obligatoires » sans aucun support réglementaire.
   Cette réforme aboutit dans les faits à substituer aux enseignants, des personnels communaux, souvent en grande précarité, dont les conditions de travail sont sans cesse détériorées.
   Ainsi le gouvernement a eu la triste audace de publier au mois de juillet un décret assouplissant les normes d’encadrement des animations, provoquant d’ailleurs la colère des personnels et des syndicats d’animateurs.
  Dans ces conditions, le SNUDI-FO rappelle qu’il revendique l’abrogation du décret n° n°2013-77 du 24 janvier 2013 qui a instauré la réforme des rythmes scolaires, y compris l’APC.

Ni APC, ni temps supplémentaire de réunion

  Pour le SNUDI-FO, il n’est pas question que le temps des APC soit reconverti en temps supplémentaire de réunions pour développer « le travail en équipe, comme les multiples partenariats éducatifs ou médico-sociaux et un lien renforcé avec les familles. »
Un tel processus aggraverait la forfaitisation en cours, initiée avec le nouveau décret sur les ORS, et accentuerait davantage encore la mise sous tutelle des PE par les divers partenaires et en particulier les municipalités.

  • Le SNUDI-FO se déclare prêt à l’action commune avec tous les syndicats se prononçant pour l’abrogation du décret.
  • Il invite les collègues à multiplier les prises de position en ce sens.

Le SNUDI-FO appelle les personnels du 1er degré à participer aux manifestations prévues le 15 septembre, à l’appel des confédérations FO, CGT, de la FSU, de Solidaires, de l’UNEF, des syndicats lycéens UNL et FIDL, pour l’abrogation de la loi « travail », imposée par la force, via le 49-3, aux salariés.

 

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mardi 6 septembre 2016

les revendications ne manquent pas, notre détermination non plus !

 

logosnudi-fo18 (2)

 

Face à la dégradation des conditions de travail, les revendications ne manquent pas, notre détermination non plus !

 

Aggravation des contre réformes

   La ministre annonce dans la circulaire de rentrée la poursuite des rythmes scolaires, la réforme du collège, le cycle CM /6ème, la disparition programmée des SEGPA, la suppression des postes de PE éducateurs en internat dans les EREA, l’inclusion accrue pour atteindre 120 000 élèves en situation de handicap dans les classes… sans compter les multiples tentatives d’imposer deux jours de prérentrée en violation du calendrier scolaire officiel.

Elle publie le 1er août le décret autorisant localement toutes les dérogations à la semaine scolaire, celui assouplissant les normes d’encadrement des activités péri scolaires (un animateur pour 18 enfants de 6 ans) et annonce la publication imminente de celui sur les ORS des PE.

 La sécurité contre le statut

    Les instructions conjointes Education nationale et ministère de l’intérieur du 29 juillet suite aux attentats de juillet augmentent la confusion et la complexité des mesures prévues par les circulaires de novembre 2015 ». Dans ce dispositif, les directeurs sont à nouveau en première ligne et placés dans une situation de chef d’établissement. On leur demande, à ce titre, de communiquer leur numéro de téléphone personnel (pas d’obligation, contactez le snudi-fo18 en cas de pression), d’ «exposer les mesures de sécurité (PPMS), d’organiser des réunions d’information à destination des parents, d’effectuer deux exercices PPMS et un exercice « attentat ».  Autant de mesures qui mettent  les personnels dans une situation intenable face aux groupes de pression, remettent en cause leur statut de fonctionnaire d’état et qui  exonèrent l’Etat de ses obligations en matière de protection et de sécurité en chargeant « la communauté éducative » d’assurer ces tâches.

    Aucune de ces mesures n’ayant fait l’objet d’un examen par les  membres du CHS-CT M « la FNEC FP-FO interviendra auprès du ministère pour exiger la convocation immédiate d’un CHS-CT ministériel ».

 L’année 2016/2017, c’est aussi l’année de la mise en oeuvre de PPCR

   Avec le PPCR, la ministre annonce une revalorisation en trompe-l’oeil qui devrait justifier le chamboulement des règles d’évaluation. La ministre entend supprimer la notation chiffrée sur 20 avec un barème pour lui substituer une nouvelle notation en 4 pavés, effectuée au niveau « le plus proche », basée sur les rapports des enseignants avec la « communauté éducative », donc soumise à l’arbitraire local et notamment aux collectivités locales.

 Liaison école collège, nouveau cycle 3, nouvelles missions....

             A cette rentrée, les autorités entendent renforcer tous les dispositifs de liaison école-collège : nouveau cycle 3 du CM1 à la 6ème, mise en place des doubles niveaux CM2-6e, livret scolaire unique école/collège sous forme numérique, échanges de service, conseils école-collège…

Le SNUDI-FO18 s’engage à faire respecter les obligations de service et les droits statutaires, la liberté pédagogique des PE, à s’opposer à l’aggravation de la charge de travail (dépassement des 108h, réunionnite…) ;

 Respect des règles statutaires -  Abrogation des rythmes scolaires -

Abandon de PPCR - Non à l’évaluation par compétences -

 Le SNUDI-FO prendra toutes les initiatives, si possible dans l’action commune, y compris la grève :

- pour l’annulation des fermetures, pour les ouvertures, assemblées générales, délégations, pétitions. Un préavis de grève est déposé à compter du 1er septembre ;

- contre toutes les atteintes aux droits statutaires, aux conséquences des PEDT soumettant les enseignants aux tutelles des mairies ou des intercommunalités ;

- contre les tentatives de mettre en place des chartes, conventions, protocoles…

 Le SNUDI-FO18, le syndicat libre et indépendant des gouvernements quels qu'ils soient !

 Le SNUDI-FO18, le syndicat qui n'a qu'une loi : la défense de vos droits !
 le SNUDI-FO18 ne tire sa force et ses moyens financiers que de ses adhérents.

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Comité Technique Spécial Départemental du vendredi 2 septembre 2016 - Spéciale carte scolaire

La FNEC-FP-FO vote contre

 Le CSTD du 2 septembre 2016 engendre 7 fermetures définitives (Dun Mat., Orval, Saint-Hilaire, Vierzon Jules Vallès, Subligny, Osmery/Raymond, Marcel Sembat (0,5 ou 1)) et seulement 9 ouvertures de postes « classe » (Pigny, Bourges Mâchereaux, Subdray/Saintcaprais, Bourges Bouillet, Nohant- en- gout, Henrichemont Mat, Chateauneuf Mat, Vierzon Puits Berteau elem (0,5), La Guerche) ainsi que la création de deux postes de ZIL, d’un 0,5 à Bourges Barbès. Ces décisions ont été confirmées lors du CDEN qui a eu lieu dans l'après-midi.

Si la FNEC-FP-FO ne peut que se réjouir des ouvertures annoncées, elle ne sont pas assez nombreuses à l'évidence. De nombreuses écoles travaillent et continueront à travailler avec des effectifs dépassant les 25 élèves de moyenne avec parfois 30 élèves pour certaines classes et pour d’autres des triples ou des quadruples niveaux avec des effectifs inacceptables.

La FNEC-FP-FO s'oppose aux fermetures de rentrée qui ne permettent pas aux collègues en poste d’appréhender avec sérénité la rentrée et engendrent pour les collègues perdant leur poste une situation plus que délicate.

 Et 1 poste en plus pour la refondation de l’école

La FNEC-FP-FO a dénoncé lors du CTSD le fait que le DASEN soit contraint de réserver des postes « PDMQDC » (plus de maîtres que de classes) quand ils seraient nécessaires pour annuler des fermetures de classes prévues ou des ouvertures nécessaires. Les modalités d’affectations des enseignants sur ces postes étiquetés sont d’ailleurs extrêmement inquiétantes.

Sans remettre en cause l’investissement des collègues qui occupent ces postes et leur volonté de mener à bien leur mission et au-delà de toutes les justifications pédagogiques, les dispositifs « PDMQDC » s’inscrivent dans un processus. Ils remettent en cause les garanties statutaires et l’implantation des classes ordinaires.

Le profilage de postes, pas moins de 14 dans notre département, s’inscrit dans une politique de contractualisation, d’individualisation et de mise en concurrence des personnels qui remet en cause les droits collectifs des agents et ne garantit plus le traitement égalitaire de tous les enseignants, le barème devant être l’unique élément d’affectation…

 Il est d’ailleurs particulièrement étonnant de créer des dispositifs d’accueil des moins de 3 ans (+1) tout en continuant de refuser de les comptabiliser dans les effectifs, alors qu’ils sont accueillis dans des conditions décentes dans de nombreuses écoles du département. Par ce dispositif, il s’agit d’accueillir les - moins de 3 ans et de créer des postes dans lesquels notre statut est particulièrement volatile.

6 votes contre (FNEC-FP-FO et FSU) et 3 abstentions (UNSA)

La FNEC-FP-FO qui ne juge que par les faits fait part de l'insuffisance de la dotation pour notre département eu égard aux promesses gouvernementales et aux besoins réels sur le terrain évoqués par nos collègues. La carte scolaire présentée ne répond donc en rien aux attentes.


La FNEC-FP-FO a voté contre.

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mercredi 15 juin 2016

Revalorisation des enseignants : Des annonces aux réalités

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Allongement des carrières, retour de la réforme de l’évaluation, management, et stratégie de communication…

La FNEC-FP-FO ne cautionnera pas cette duperie qui vise à:
– à baisser la masse salariale globale consacrée aux salaires des enseignants,
– à rallonger la durée moyenne des carrières,
– à faire disparaître les avancements au choix et au grand choix sur la base des barèmes pour y substituer des entretiens d’évaluation à la tête du client,
– à réintroduire l’évaluation que M.CHATEL avait voulu imposer,
– à introduire une hors classe exceptionnelle réservée à quelques enseignants qui auraient « une valeur professionnelle particulière !!!! »
– à casser notre statut particulier pour arriver à une fonction enseignante 1er et 2nd degré transférable aux collectivités locales

Contrairement aux affirmations de la ministre et de ses soutiens :

– la nouvelle grille présentée aux organisations syndicales, c’est l’allongement de la durée moyenne de carrière.

– rien ne garantit que tous les personnels atteignent le dernier échelon de la Hors-Classe.

Force Ouvrière participera aux groupes de travail mis en place par le ministère
La ministre a annoncé trois groupes de travail dont les conclusions seront annoncées fin juillet, sur les grilles, sur le 3ème grade, sur l’évaluation. La FNEC-FP-FO participera à tous ces groupes de travail pour y défendre les revendications des personnels et les informer au fur et à mesure.

 

4 pages ppcr

NOTRE DOSSIER COMPLET

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vendredi 20 mai 2016

Fêtes d’école, kermesses et vigipirate

  logosnudi-fo18 (2)

   Avec  le plan Vigipirate toujours activé à son niveau le plus élevé (alerte attentat) et les PPMS, avec  la prolongation de l’état d’urgence jusqu’à la fin du mois de juillet, de nombreux collègues s' interrogent sur l’attitude à avoir au sujet des manifestations de fin d’année dans les écoles (fêtes, kermesses…). Ce dossier est difficile et les réponses ne peuvent pas être tranchées. Nous donnons des pistes de recherche.

    Les consignes réitérées par le ministère et les DASEN rappellent qu’il est notamment demandé de vérifier l’identité des personnes étrangères aux écoles, le cas échéant de vérifier le contenu de leurs effets personnels. Il est demandé aux familles de ne pas s’attarder devant les portes d’accès pendant la dépose ou la récupération de leurs enfants. Le stationnement des véhicules est interdit aux abords de l’établissement…

Les personnels se demandent comment appliquer la totalité des consignes qui leur sont adressées.

Il est surtout évident qu’ils ne sont pas habilités ou qualifiés pour les mettre en application.

    Comme la FNEC FP-FO l’a maintes fois rappelé, les personnels de l’éducation nationale n’ont pas à se substituer aux autorités et aux fonctionnaires habilités à faire appliquer les mesures de sécurité.

   De nombreuses questions se posent : qui est responsable ? Qui décide de la tenue ou non de ces kermesses ? Quel impact sur les relations de l’équipe avec les parents en cas d’annulation ?

    Si la manifestation de fin d’année se tient sur le temps scolaire en interne sans venue de personnes extérieures – comme le font de plus en plus d’écoles – pas de problème.

   Si elle se tient hors temps scolaire dans l’école, avec ouverture au public (kermesse), il faut demander l’avis du préfet.

   Rappelons que : « L’Inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale (IA-DASEN)  et les services de la Préfecture accompagneront les écoles dans la mise en place de mesures de sécurité adaptées au territoire ». Beaucoup d’IEN refusent de répondre aux sollicitations des écoles et renvoient à la décision du directeur. L’IEN doit répondre à ces demandes et prendre ses responsabilités.

    Par ailleurs, la mairie doit, si la kermesse a lieu hors temps scolaire, être informée et elle a le pouvoir de refuser la tenue de cette kermesse. Pour ce faire, elle doit s’appuyer sur le PCS (plan communal de sauvegarde) s’il y en a un. S’il y a acceptation de la part de la mairie, c’est à elle de prendre les mesures d’application des consignes de sécurité comme par exemple  le « contrôle visuel des sacs ». Ce PCS indique effectivement dans l’art. L. 731-3 du Code de la Sécurité intérieure : le PCS « détermine, en fonction des risques connus, les mesures immédiates de sauvegarde et de protection des personnes, fixe l’organisation nécessaire à la diffusion de l’alerte et des consignes de sécurité, recense les moyens disponibles et définit la mise en œuvre des mesures d’accompagnement et de soutien de la population ».(Voir communiqué fédéral du 2 décembre 2015) : http://wwww.fo-fnecfp.fr/spip.php?article239

 En résumé :

Informer l’IEN des modalités d’organisation et lui signaler toute difficulté ou problème quant à l’application de mesures qui ne relèvent pas de la responsabilité statutaire des personnels, et surtout du directeur.

Informer la mairie de la tenue de la manifestation et lui demander comment seront appliquées les consignes de sécurité comme par exemple  le « contrôle visuel des sacs ».

Contacter le SNUDI-FO18 si nécessaire.

Les textes de référence :

http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?&cid_bo=96969

http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=95837

http://www.education.gouv.fr/cid85267/consignes-securite-applicables-dans-les-etablissements-relevant-ministere.html

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mercredi 2 mars 2016

CDEN 1er mars 2016

 logosnudi-fo18 (2)

Le SNUDI-FO18 qui ne juge que par les faits fait part de l'insuffisance de la dotation pour notre département eu égard aux promesses gouvernementales et aux besoins réels sur le terrain évoqués par nos collègues. La carte scolaire présentée ne répond donc en rien aux attentes.

 

Déclaration_liminaire_CDEN

Carte scolaire 2016

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mercredi 24 février 2016

Modification des obligations réglementaires de service des PE

 _logo-snudi-2012Gauche

Le 11 février, la ministre a réuni pour la deuxième fois, les organisations syndicales du 1er degré sur le projet de modification du décret régissant leurs obligations de service. Le SNUDI-FO s’oppose au projet

« Pas un euro de moins, pas une minute de plus » !

  En introduction, le SNUDI-FO a fait remarquer que ce projet aboutissait à accroître les missions hors enseignement des PE, au moment où le gel de la valeur du point d’indice entraîne une nouvelle baisse nette de nos traitements en janvier. Le passage de l’ISAE à 1 200 euros et l’amélioration du taux d’accès à la Hors classe pour tous ne sont plus à l’ordre du jour des discussions du groupe de travail. Il faudrait donc travailler plus pour gagner moins.
Le SNUDI-FO a donc défendu le principe « pas un euro de moins, pas une minute de plus ».

Remise en cause des 36 semaines de classe : pas question !

  Loin de répondre à cette revendication, le représentant de la ministre a confirmé sa volonté d’inscrire les obligations de service « sur l’ensemble de l’année scolaire » (article 2) qui « s’étend du jour de la rentrée des élèves au jour précédant la rentrée suivante » (art. 2 - arrêté du 21 janvier 2014).
Ainsi, la ministre cherche à avancer vers la mise en place des 1 607 heures annualisées contre les 36 semaines de classe actuelles, pour multiplier les missions hors enseignement à l’image de ce que la ministre tente d’imposer aux enseignants du collège avec sa réforme.
Dans ces conditions, le SNUDI-FO s’interroge sur la demande de certains syndicats de voir publier un décret unique 1er et 2nd degré en matière d’obligations réglementaires de service.

Assez de la multiplication de missions hors enseignement, assez du travail supplémentaire

  Dans la même logique, la ministre introduit dans le décret la « forfaitisation » de 48 heures, dans lesquelles elle ajoute des missions supplémentaires, notamment « l’élaboration d’actions visant à améliorer la continuité pédagogique entre les cycles et la liaison entre l’école et le collège » (art. 3).
Non à l’allongement du temps de travail, non à la mise en place des 1607 heures annualisées
Alors que tout le monde s’accorde à reconnaître que les 108 heures sont donc déjà largement dépassées par les enseignants pour atteindre le plus souvent 200 à 250 heures effectives, la ministre en rajoute donc au nom d’une prétendue « sécurisation des ORS des personnels ».

Prise en compte du temps d’accueil et du temps de garderie imposé en maternelle

  Pour le représentant du ministre il n’en n’est pas question!!!
Le SNUDI-FO a noté que le représentant du ministère a refusé de répondre à la demande de prise en compte du temps d’accueil (10 mn) et d’intervenir pour que cessent les situations de garderie imposées aux PE de maternelle, lorsque des familles « oublient » de venir chercher leurs enfants.
Cela confirme donc que l’objectif de ce projet de décret n‘est ni de « sécuriser » les obligations de service des personnels, ni de les améliorer, mais de les transformer dans le cadre de la territorialisation et de la refondation de l’école.

Non à la tutelle accrue des municipalités et aux nouvelles missions définies localement

  Au moment où se multiplient les ingérences municipales dans l’organisation pédagogique et le fonctionnement des écoles, où se multiplient des remises en cause statutaires par les collectivités avec les rythmes scolaires, la ministre inscrit dans le projet de décret 36 heures pour « des activités pédagogiques complémentaires organisées dans le cadre du projet d’école », donc du PEDT.
Dans l’article 5 du projet, la ministre crée une nouvelle catégorie de PE qui pourraient « exercer des missions particulières » définies « à l’échelon académique ou départementale » et bénéficier « d’un allégement de leurs obligations de service », lui aussi défini localement. Après les titulaires remplaçants dont les obligations de service ont été annualisées pour s’adapter aux rythmes scolaires, le corps des PE fonctionnaires d‘Etat serait encore davantage morcelé en une multitude de sous catégories territorialisées.

Les enseignants en pénitentiaire passés à la moulinette des 108 heures

  La ministre maintient son projet d’imposer 108 heures annualisées pour les PE exerçant en pénitentiaire (art. 5) alors qu’actuellement ils n’en ont aucune.
Le SNUDI-FO a demandé l’abandon des 108 heures annualisées et le paiement en heures supplémentaires de toutes les missions annexes spécifiques aux enseignants en pénitentiaire, à l’identique des PE exerçant en SEGPA.
Le SNUDI-FO demande l’abandon de ce projet de décret qui constitue une étape supplémentaire vers le transfert des enseignants aux collectivités locales.
Il propose aux organisations syndicales de s’opposer ensemble à la publication de ce décret.

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Spéciale carte scolaire: La FNEC-FP-FO vote contre

   A en croire la ministre, il y aurait déjà eu plus de 38 000 postes créés dans l’Education Nationale depuis 3 ans. Cependant, les annonces d’abondance ne font pas tout au regard de la réalité. En dépit des annonces budgétaires enthousiastes, c’est bien le pacte de responsabilité qui s’applique dans l’Education nationale, le premier des impératifs que s’est donné le gouvernement étant de faire baisser la masse salariale.

Tableau récapitulatif ici :  Carte scolaire 2016

 10 ouvertures pour 20 fermetures définitives

  Notre département n’échappe pas à ce démantèlement progressif de l’école de la République et à la dégradation des conditions de travail des enseignants. Le CSTD du 23 février 2016 engendre 20 fermetures définitives pour seulement 10 ouvertures de postes « classe »

   De nombreuses écoles travaillent et continueront à travailler avec des effectifs dépassant les 25 élèves de moyenne avec parfois 30 élèves pour certaines classes et pour d’autres des triples ou des quadruples niveaux avec des effectifs inacceptables, et souvent sans RASED !!!!

  Par ailleurs cette carte scolaire constitue une seconde attaque, après celle de l’année dernière, des "petites" écoles communales et des RPI (6 fermetures). Même si les effectifs de certains RPI sont faibles, Force Ouvrière, qui défend le service public de proximité, rejette fortement la désertification de ceux-ci en milieu rural comme souhaite l’organiser le gouvernement.

3 postes de RASED

  Les conditions de travail sont de plus en plus difficiles. Les problèmes de comportement se multiplient dans les classes, aggravés par une gestion toujours plus compliquée de toutes les particularités des élèves. L’absence de classes spécialisées et l'absence d'intervention du RASED que les trois postes supplémentaires ne sauraient réduire mettent de plus en plus d'élèves et de maîtres en souffrance.

Pour la FNEC-FP-FO, la « plus-value » pédagogique c’est réduire les effectifs de classe, c’est rétablir les RASED, c’est créer des postes dans les établissements spécialisés !

 4 postes pour la refondation de l’école…!!!! 3 « PDMQDC », 1 TPS

   La FNEC-FP-FO a dénoncé lors du CTSD le fait que le DASEN soit contraint de réserver des postes « PDMQDC » (plus de maîtres que de classes, +3) quand ils seraient nécessaires pour annuler des fermetures de classes prévues ou des ouvertures nécessaires. Les modalités d’affectations des enseignants sur ces postes étiquetés sont d’ailleurs extrêmement inquiétantes.

   Sans remettre en cause l’investissement des collègues qui occupent ces postes et leur volonté de mener à bien leur mission et au-delà de toutes les justifications pédagogiques, les dispositifs « PDMQDC » s’inscrivent dans un processus. Ils remettent en cause les garanties statutaires et l’implantation des classes ordinaires.

   Le profilage de postes s’inscrit dans une politique de contractualisation, d’individualisation et de mise en concurrence des personnels qui remet en cause les droits collectifs des agents et ne garantit plus le traitement égalitaire de tous les enseignants, le barème devant être l’unique élément d’affectation…

   Il est d’ailleurs particulièrement étonnant de créer des dispositifs d’accueil des moins de 3 ans (+1) tout en continuant de refuser de les comptabiliser dans les effectifs, alors qu’ils sont accueillis dans des conditions décentes dans de nombreuses écoles du département. Par ce dispositif, il s’agit d’accueillir les - moins de 3 ans et de créer des postes dans lesquels notre statut est particulièrement volatile.

 4 fusions d’écoles

  La FNEC-FP-FO continue de s’opposer aux fusions d’écoles qui ne constituent qu’une étape dans la mise en œuvre des réformes gouvernementales visant à créer des établissements autonomes dans le premier degré. Les fusions d’écoles, qui plus est, permettront à terme de « lisser » les effectifs et donc de rendre des postes ce qui se produit à Bourges Auron (- 1 après fusion).

C’est également, très clairement, l’avenir de l’école maternelle qui est en jeu.

La FNEC-FP-FO, qui s’est opposée à la fusion des écoles de Trouy, note que celle-ci a été suspendue.

 7 ouvertures conditionnelles et 5 fermetures révisables

  La FNEC-FP-FO s'oppose autant aux fermetures de rentrée qu'aux mesures « conditionnelles» qui sont bien souvent des hochets utilisés pour désamorcer les mobilisations d'enseignants et parents d'élèves pour défendre leur école. Par ailleurs ces mesures conditionnelles ne permettent pas aux collègues en poste d’appréhender avec sérénité la rentrée prochaine. Enfin les ouvertures conditionnelles ne pourront apparaître au mouvement empêchant ainsi les collègues de les obtenir.

 6 votes contre (FNEC-FP-FO et FSU) et 4 abstentions (UNSA)

  La FNEC-FP-FO qui ne juge que par les faits fait part de l'insuffisance de la dotation pour notre département eu égard aux promesses gouvernementales et aux besoins réels sur le terrain évoqués par nos collègues. La carte scolaire présentée ne répond donc en rien aux attentes.

La FNEC-FP-FO a voté contre.

Déclaration ctsd février 2016

Posté par snudifo18 à 10:05 - - Permalien [#]