jeudi 21 décembre 2017

Le ministre Blanquer confirme : les régions académiques préfigurent les agences régionales d’Éducation

2logo_fnecLe dossier de la réforme territoriale fait encore couler beaucoup d’encre.

En effet, le ministre de l’éducation nationale, non content d’avoir ouvert une expérimentation dansles académies de Caen et de Rouen en y nommant un unique recteur, a récemment réaffirmé sa vision des changements que devraient vivre notre ministère : renforcement du travail étroit et partenariats avec les collectivités territoriales, renforcement de la déconcentration et de la gestion des ressources humaines par les académies.

Il ouvre la voie à une remise en question statutaire d’ampleur, considérant qu’il faut trouver de nouvelles pratiques entre les principes nationaux de recrutement et de mutation et les besoins en lien avec les politiques locales, de l’EPLE ou du département. Sa ligne est donc claire : des « principes nationaux » plutôt que des statuts nationaux, une gestion des personnels au gré des besoins et des politiques locales au détriment des garanties collectives.

C’est l’inversion de la hiérarchie des normes en préparation dans la Fonction publique.

C’est dans ce cadre que l’évaluation et l’individualisation des carrières, comme des salaires, prennent toute leur signification.

Les propos du ministre mettent en lumière ce que la FNEC FP-FO a analysé depuis longtemps : les attaques contre les statuts, la mise en place de l’évaluation, l’autonomie renforcée des établissements, vont de pair avec la remise en cause des diplômes nationaux. La fusion envisagée des académies dans le cadre des nouvelles régions académiques, c’est la mise en place d’Agences régionales de l’éducation. C’est la mise en place d’une éducation territorialisée.

Cette politique de régionalisation et de remise en cause du caractère national de l’éducation trouve écho dans le rapport de la Cour des comptes qui préconise la fusion des rectorats, la mutualisation des missions, la mise en place de services interdépartementaux, voire l’absorption de missions des DSDEN par les rectorats.

S’agissant du 1er degré : la cour enjoint de revoir le découpage des circonscriptions qui doivent correspondre aux nouveaux territoires de l’intercommunalité. De même elle préconise de généraliser les regroupements pédagogiques intercommunaux en attribuant la compétence scolaire et périscolaire aux intercommunalités.

La mise en œuvre de toutes les réformes se heurte aux statuts nationaux, véritables garanties individuelles et collectives des agents.

Si le ministre de l’éducation nationale considère que notre ministère est au milieu du gué, pour la FNEC FP-FO, il est hors de question de franchir le Rubicon.

C’est pourquoi Force Ouvrière revendique le maintien de toutes les garanties des personnels, de tous les services et de toutes les missions, de toutes les écoles et de tous les établissements.

Posté par snudifo18 à 10:31 - - Permalien [#]


« Plan lecture » : un outil contre l’école et les statuts

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Décidément, si les enquêtes internationales n’existaient pas, il faudrait les inventer !

Chaque année, c’est le même rituel immuable. Le ministre en place commente le résultat de la dernière enquête internationale avec le même air navré. Puis, il annonce avec détermination des mesures… qui ont systématiquement pour caractéristique commune d’aggraver les réformes en cours.

Réformes qui conduisent toutes aux mêmes résultats : toujours moins d’instruction, toujours plus de dislocation de l’école.

Le ministre Blanquer ne fait pas exception à la règle. Collaborateur actif de plusieurs ministres successifs tout au long des quinze dernières années, le triste bilan dont il se désole est aussi le sien. S’appuyant sur l’enquête PIRL qui classe la France au 34ème rang des 50 pays évalués planlectureen matière de maîtrise de la lecture, il entend faire de cette question un objectif prioritaire. Louable dessein !

 

Annonce-t-il l’annulation de la réforme des rythmes scolaires qui est un facteur majeur de désorganisation de l’école ? Annonce-t-il son intention de revenir sur la réforme Darcos (ministre avec lequel il a travaillé), de rétablir toutes les heures de cours, tous les postes, tous les moyens en matière de remplacement, d’enseignement spécialisé… qui ont été supprimés ?

Surtout pas.

Le ministre maintient toutes les contre réformes et il les aggrave notamment en utilisant l’évaluation des enseignants comme un outil de pression permanent en vue de contraindre les personnels à mettre en œuvre des réformes qu’ils rejettent.

Qu’a décidé le ministre ?

Pour améliorer la maîtrise de la lecture, le ministre entend tout d’abord accélérer le dédoublement des classes. La FNEC FP FO rappelle que la mise en œuvre en septembre dernier de cette mesure massivement médiatisée se heurte dans nombre de communes à des problèmes insolubles de manques de locaux et que les CP dédoublés le sont au détriment des postes existants, des ouvertures de classe en maternelle et en élémentaire, des postes de titulaires-remplaçants, des postes spécialisés et de RASED.

Enfin, le ministre entend mettre l’accent sur la formation continue des enseignants : «Je suis le ministre de l’accompagnement pédagogique des professeurs», a-t-il déclaré. Rappelons que l’accompagnement pédagogique est l’une des mesures contenues dans la réforme de l’évaluation des enseignants imposée par N. Vallaud Belkacem et dont la FNEC FP FO exige le retrait.

En clair, si les objectifs fixés par le ministère par exemple en matière de lecture ne sont pas atteints par l’enseignant dans sa classe, c’est lui qui sera jugé responsable. L’évaluation sera l’outil chargé du traitement individualisé de la «défaillance» présumée de l’enseignant. A grands coups d’«accompagnement pédagogique», il sera corrigé, remis dans le droit chemin. Les élèves qui ne bénéficieront pas de meilleures conditions d’instruction n’y gagneront rien, et les personnels y trouveront une nouvelle remise en cause de leur liberté pédagogique inscrite dans leur statut.

Les personnels sont excédés de toutes ces tartufferies, des attaques incessantes contre leurs conditions de travail, contre leurs garanties statutaires.

Pour rétablir les conditions d’instruction, les solutions sont simples : rétablissement des postes supprimés, arrêt des contre réformes qui disloquent l’école, mettent en cause les statuts et fragilisent les personnels. C’est le mandat de la FNEC FP FO pour qui garantir le bon fonctionnement de l’école nécessite le respect des garanties statutaires.

C’est pourquoi nous exigeons l’abrogation de l’évaluation des enseignants et des entretiens professionnels.

Posté par snudifo18 à 10:29 - - Permalien [#]

CSE du 14 décembre : le redoublement resterait exceptionnel mais avec plus de travail pour les enseignants !

2logo_fnecLe redoublement reste exceptionnel

 Le projet de décret qui a été présenté au CSE du 14 décembre ne rétablit pas le redoublement. Son caractère exceptionnel introduit par la loi de refondation Peillon n’est pas remis en cause. Il serait prononcé « A titre exceptionnel dans le cas où le dispositif d’aide prévu n’a pas permis (…) » (article 2)

Pas d’accompagnement individuel de l’élève, pas de redoublement

Le projet enjoint les enseignants du 1er degré (comme ceux du 2nd), « si l’élève rencontre des difficultés importantes d’apprentissage » à mettre en place un « dispositif d’accompagnement pédagogique » « immédiatement  » qui pourrait être un PPRE.

Mais cela n’est possible qu’après accompagnement pédagogique et phase de dialogue avec les parents. Ce n’est que si l’élève ne progresse pas et que le dispositif échoue que les enseignants pourront se prononcer pour un redoublement.

Autrement dit : les enseignants risquent bien d’être jugés responsables de l’échec de l’élève et, par conséquent, de son redoublement...On voit, dans un contexte où les pressions sont déjà très fortes, dans quelles conditions se mèneront le dialogue avec les familles...

Un accompagnement personnalisé mais avec quels moyens ?

Ce n’est pas le futur vademecum annoncé sur la question qui va régler cette question. Depuis des années les dispositifs d’aide aux élèves en difficulté ont été mis à mal, voire supprimés : les RASED ; la scolarisation des enfants de moins de 2 ans qui est passée de 34 à 14 %. Les effectifs dans les classes ne cessent d’augmenter. Et les postes de RASED, d’assistantes sociales, d’infirmières, de psychologues et de médecins scolaires ne cessent de diminuer.

Ce serait aux enseignants de combler les trous et de dépister les problèmes de santé liés aux apprentissages ?

Ce projet de décret poursuit donc et accentue le processus de désengagement du ministère de tous les dispositifs institutionnels d’aide et de prise en charge de la difficulté scolaire pour transférer cette responsabilité sur chaque enseignant de manière individuelle.

A l’heure où l’on évalue les enseignants sur des compétences telles que : « Construire mettre en œuvre et animer des situations d’enseignement et d’apprentissage prenant en compte la diversité des élèves » par exemple, ce serait la double peine pour les enseignants : pénalisés dans leur carrière et par le dispositif d’accompagnement pour une situation de pénurie dont ils ne sont pas les responsables et qu’ils sont les premiers à dénoncer.

La FNEC FP-FO a voté contre ce projet au CSE et continue à exiger la création des postes nécessaires de personnels.

Votes CSE :

Pour : (11) CFE-CGF, CFTC, PEEP

Contre : (42) FO, UNSA, FCPE, SGEN, SOLIDAIRES, SNUIPP-FSU,

Abstention : (13) SNES-FSU, SNUEP-FSU

Posté par snudifo18 à 08:52 - - Permalien [#]

LSUN: un nouvel arrêté du ministère !

De nombreux collègues ont perdu de multiples heures ces derniers jours à tenter de renseigner en ligne, sans succès, le LSUN afin de répondre aux demandes de leur hiérarchie.

Rappelons que depuis un an les pressions diverses s’exercent sur les collègues pour qu’ils utilisent ce logiciel. Les directeurs d’école ont même reçu des flyers ministériels à distribuer aux parents d’élèves à ce sujet.

Pourtant un arrêté paru le 24 octobre 2017 nous apprend qu’avant cette date le Ministère de l’Education Nationale n’avait pas d’autorisation pour mettre en place le traitement informatisé LSUN. Antérieurement à la parution de cet arrêté le ministère ne disposant pas d’autorisation pour mettre en œuvre LSUN, de fait, les consignes et incitations données aux collègues avant cette date n’étaient pas réglementaires. Elles exposaient les collègues à des difficultés importantes en cas de plainte des familles puisque les données confidentielles concernant leur enfant étaient enregistrées dans un traitement informatisé ne disposant pas d’autorisation légale !

Précisons que cet arrêté ne rend pas l’utilisation de LSUN obligatoire. A ce propos, rappelons que la note de la DGESCO adressée le 1er décembre 2016 à tous les enseignants d’écoles élémentaires précise : « Les bilans périodiques peuvent être renseignés directement dans l’application nationale Livret Scolaire Unique (LSU) ou bien dans toute autre application, si vous en utilisez déjà une à cette fin. (…) Si vous avez retenu la solution d’une autre application, vous pourrez à partir de celle-ci transférer les éléments constitutifs des bilans périodiques dans l’application nationale Livret Scolaire Unique lorsque ce sera nécessaire, notamment en cas de changement d’école ou en fin de cycle. Il n’y a donc pas nécessité à procéder dans l’urgence à ces transferts qui peuvent avoir lieu tout au long de l’année ».

Pour le SNUDI-FO, cette précision autorise chaque enseignant à évaluer ses élèves avec les outils et moyens de son choix et au rythme où il le souhaite, sans utiliser la version ministérielle du LSU.

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jeudi 9 novembre 2017

Promotions d’échelons 2017-2018: Le SNUDI-FO obtient le maintien des barèmes basés sur l’ancienneté

2016120917233936718Promotions d’échelons 2017-2018
Le SNUDI-FO obtient le maintien des barèmes basés sur l’ancienneté :
une première victoire contre PPCR !

Conséquence du protocole PPCR rejeté par FO, les promotions 2017-2018 de la classe normale des PE se limiteront à déterminer l’avancement accéléré d’un an pour 30 % des promouvables dans les 6e et 8e échelons.
Les promotions dans tous les autres échelons se font désormais de manière automatique pour tous les personnels, à un rythme unique, mais nivelé par le bas pour beaucoup, du fait de la suppression de l’avancement au grand choix.
Mais pour cette année transitoire, où les promotions dans les 6e et 8e échelons ne dépendent pas encore des avis issus des rendez-vous de carrière et des grilles d’évaluations, un système provisoire devait être mis en place. Le ministère avait envisagé de supprimer les barèmes utilisés jusqu’à présent pour entrer immédiatement dans la logique de PPCR.

Le SNUDI-FO multiplie les interventions auprès du ministère

Dès qu’il a eu connaissance de cette volonté ministérielle et constatant le flou qui régnait dans les départements où les IA décidaient de reporter les CAPD promotions, le SNUDI-FO a multiplié les interventions pour que le barème basé sur l’ancienneté puisse continuer à être utilisé.
Dans un courrier du 4 octobre au directeur général des ressources humaines du ministère, le SNUDI-FO indiquait : « Rien ne s’oppose à ce que, cette année, le barème habituel soit utilisé pour déterminer les promus du 6e et du 8e échelon. »
Lors de la CAPN du 20 octobre, dans sa déclaration, le SNUDI-FO rappelait : « Pour le SNUDI-FO, rien ne peut s’opposer à ce que le barème chiffré, basé essentiellement sur l’ancienneté générale de service, soit utilisé pour les promotions de la campagne 2017-2018. Il est également possible d’y intégrer la note, les inspections donnant lieu à un rapport accompagné d’une note étant en vigueur jusqu’au 31 août 2017. Nous demandons que des consignes claires soient données dans ce sens aux départements. »
En réponse aux multiples interventions du SNUDI-FO, le ministère a précisé lors de l’entrevue de la FNEC-FP-FO du 17 octobre que les barèmes habituels seraient utilisés cette année. Et cette annonce a été confirmée lors de la CAPN des PE du 20 octobre.
Les barèmes habituels seront donc utilisés pour départager les promouvables 2017-2018 pour les promotions accélérées dans les 6e et 8e échelons
Pour le SNUDI-FO, c’est une première victoire qui en appelle d’autres. Les barèmes chiffrés basés sur l’AGS, qui garantissent que les collègues ne soient pas départagés sur la base de l’arbitraire ou de critères subjectifs seront maintenus cette année.

 

 

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16 novembre : grève interprofessionnelle

 Après la grève et les manifestations du 10 octobre dans la Fonction publique, le ministre de "l'action et des comptes publics" n'a apporté aucune réponse satisfaisante aux revendications des fonctionnaires, que ce soit le rétablissement du jour de carence, les suppressions de 120 000 postes, les suppressions de 23 000 contrats aidés, les remises en cause statutaires, la hausse de la CSG et la disparition des cotisations sociales « principes de solidarité, fondateurs de notre système social, basés sur le principe : « cotiser selon ses moyens et en bénéficier selon ses besoins », sans oublier les menaces sur les retraites, le blocage du point d'indice...

La FNEC FP-FO  appelle l’ensemble des personnels de l’enseignement, de la culture, de la formation professionnelle à se réunir dans les écoles, les établissements, les services, pour affirmer les revendications, et décider la grève le 16 novembre »

►   le retrait des ordonnances

►   le maintien du statut général et des statuts particuliers

►   l’augmentation immédiate de 16% de la valeur du point d’indice

►   le maintien du baccalauréat, diplôme national et premier grade universitaire

►   l’abandon du projet de loi instaurant la sélection à l’entrée à l’université

►   la défense de l’enseignement professionnelle sous statut scolaire

 

RENDEZ-VOUS: Place Séraucourt à Bourges 10h30

 

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mercredi 13 septembre 2017

Reclassement

La réforme de l’évaluation et la mise en place des accords PPCR que FO n’a pas signés, aboutissent au 1er septembre à la mise en place d’un rythme unique et donc à la fin de la possibilité d’avancer au grand choix.

Concernant la hors-classe, le 7ème échelon disparaît : l’ancien 4ème échelon devient le 3ème, l’ancien 5ème échelon devient le 4ème, ainsi de suite jusqu’à l’ancien 7ème échelon qui devient le 6ème. En fonction de ce nouveau rythme, les collègues vont être reclassés au 1er septembre, dans leur échelon actuel (en conservant l’ancienneté acquise dans l’échelon) ou à l’échelon supérieur (en perdant l’ancienneté dans l’échelon). Vous trouverez tous les détails dans le tableau ci-dessous:

 

Pour toute question, contactez le SNUDI-FO !

 Par ailleurs, les inspections notées sont supprimées, remplacées par des « rendez-vous de carrière » pour les collègues au 6ème échelon, au 8ème échelon et au 9ème échelon avec deux ans d’ancienneté. Avec sa fédération, le SNUDI-FO demande toujours l’abandon de cette réforme qui individualise les relations entre les enseignants et leur IEN, en soumettant les collègues à l’arbitraire le plus total.

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mercredi 6 septembre 2017

20 000 SUPPRESSIONS DE "CUI - CONTRATS AIDES"

jpg_jpg_Logo_FNEC_FP-2-1798c20 000 SUPPRESSIONS DE  "CUI - CONTRATS AIDES" DANS L'EDUCATION NATIONALE !

80 contrats aidés supprimés dans le Cher dans le 1er degré d'ici décembre 2 017 (EVS)

En effet ce dossier est très significatif de la politique du gouvernement qui en "100 jours" a multiplié les attaques contre les droits des salariés, du privé (Code du travail, ...) comme du public (suppression de postes, jour de carence, blocage du point d'indice, ...).

  On ne peut craindre que le pire :

  - déjà la situation était inacceptable pour les directeurs d'école privés d'aide administrative; qu'en sera-t-il en cette rentrée ? 

Cela montre la "valeur" des engagements ministériels sur la diminution de la charge de travail des directeurs ainsi que la "valeur" du "protocole académique de direction" que seul FO avait refusé de voter l'an passé en Comité Technique Académique (CTA).  

 - déjà la situation était catastrophique pour les personnels administratifs qui ont subi plus de 10 000 suppressions d'emplois statutaires en une quinzaine d'années et qui pourraient maintenant voir les CUI- Contrats aidés disparaître, avec un alourdissement encore un peu plus grand de leur charge de travail avec les conséquences que l'on peut imaginer pour l'ensemble des personnels enseignants ? 

  Nous ne laisserons pas faire !

 Si votre école est touchée par cette inacceptable mesure, contactez le SNUDI-FO18 dans les plus brefs délais : il y a URGENCE !

Posté par snudifo18 à 19:03 - - Permalien [#]

jeudi 31 août 2017

Rythmes scolaires

Le bureau du SNUDI-FO18 vous souhaite une bonne rentrée scolaire.

 Si le décret  Blanquer, paru le 28 juin, a ouvert la possibilité, pour les communes qui le souhaitaient de revenir à 4 jours de 6h, il confirme les municipalités comme maîtres d'œuvre de l'organisation de la semaine scolaire dépendant de chaque Pedt et des contingences locales (regroupement de communes, transport scolaire...)

A l'opposé, de nombreux collègues, s'appuyant sur nos revendications, ont pris position en exigeant une norme nationale de 4 jours pour tous sur 36 semaines.

Il s'agit de garantir le respect de notre statut d'enseignants fonctionnaires d'Etat et des droits qui y sont liés qui ne peuvent fluctuer en fonction des majorités locales. Il s'agit également de garantir l'égalité des droits sur tout le territoire pour les élèves.

 

Le SNUDI-FO revendique une norme unique de 4 jours sur 36 semaines, le maintien des dates de congés sans possibilité de modification et l'abandon des Pedt.

 Le SNUDI-FO18 soutiendra toutes les initiatives de collègues permettant aux PE de faire valoir ces revendications auprès du Dasen, des IENs mais aussi auprès des municipalités.

CONTACTEZ-NOUS !

 La réponse du Maire de Bourges suite à notre courrier

 

 Le SNUDI-FO 18 avait adressé un courrier au Maire de Bourges pour lui rappeler que le projet de décret prévoit une demande conjointe des mairies et des conseils d’école et que les enseignants étant membres de droit des conseils d’école, il est essentiel que les courriers concernant les rythmes scolaires leur soient adressés et pas seulement aux parents et aux directeurs et directrices.

Suite notre courrier, le Maire de Bourges nous a répondu, le 7 juillet, que "la Ville de Bourges n'a pas souhaité modifié l'organisation scolaire actuelle de façon précipitée". Mais que celle-ci "aura à se prononcer sur cette question dès lors que le contexte juridique et financier posé par ce décret sera connu". Pour ce qui concerne les destinataires des courriers, il nous écrit "Le courrier que j'ai adressé aux directrices et directeurs d'écoleétait destiné à être porté à la connaissance de l'ensemble des membres du conseil d'école. A l'avenir, cette mention apparaîtra clairement dans les courriers que nous adresserons aux écoles."

 

Comme de nombreux enseignants des écoles du Cher,

rejoignez un syndicat indépendant

qui défend les revendications des collègues

quelque soit la "couleur" du gouvernement

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lundi 5 juin 2017

Résolution rythmes scolaires du Bureau National du SNUDI-FO

Vous trouverez ci-dessous la résolution adoptée par le Bureau National du SNUDI-FO qui vient de se réunir les  1er  et 2 juin et qui lance cette exigence au niveau national en invitant les syndicats départementaux à engager immédiatement la bataille sur les revendications suivantes :

4 jours pour tous (lundi, mardi, jeudi, vendredi), dans toutes les écoles, dans toutes les communes, sur 36 semaines !

maintien de la définition nationale des dates de congés et vacances scolaires sans possibilité de dérogation ;

abandon des PEdT, non à l’ingérence des élus, non à la confusion scolaire/périscolaire."

Nous vous invitons à en prendre connaissance et à faire signer massivement dans toutes les écoles la prise de position en PJ (les ATSEM et agents peuvent être invités à signer aussi). Vous pouvez également compléter le formulaire en ligne de façon individuelle ou collective :

PETITION/Prise de position en ligne

Merci donc de nous transmettre sans attendre vos signatures, mais aussi réflexions à ce sujet : 18.snudifo@gmail.com
Résolution du Bureau national des 1er et 2 juin 2017

Rythmes scolaires

 

L'annonce médiatique lancée par le Président de la République de possibilité de retour à la semaine de quatre jours démontre, quelles que soient ses intentions, que le dossier des rythmes scolaires n’est pas clos.

Cette annonce a suscité un espoir chez les enseignants du 1er degré qui voient la possibilité de remettre en cause la réforme des rythmes scolaires qu’ils subissent depuis la mise en œuvre des décrets Peillon/Hamon.

Dans cette situation, et plus encore au lendemain de la transmission du projet de décret Blanquer qui ouvre la possibilité de revenir à la semaine à 4 jours commune par commune et de déroger à tout le calendrier scolaire national, le BN considère que la volonté des enseignants de revenir à 4 jours est légitime parce qu’elle exprime le sentiment très majoritaire de revenir à un fonctionnement national de l’école publique contre des tentatives de territorialisation.

Pour le SNUDI-FO, ce qui est à l’ordre du jour c’est le rétablissement de la semaine à 4 jours sur tout le territoire national (lundi mardi, jeudi, vendredi), avec 24 h d’enseignement par semaine, dans toutes les écoles, dans toutes les communes, sur 36 semaines. Le maintien de la définition nationale des dates de congés et vacances scolaires sans possibilité de dérogation.

Cela implique l’abrogation des décrets Peillon/Hamon, ainsi que la modification du projet Blanquer, voire son abrogation s’il est publié en l’état.

Les décrets Peillon/Hamon sur les rythmes scolaires instaurant des rythmes de l’enfant fluctuant en fonction des orientations politiques locales et des finances des communes, ont dégradé les conditions de travail des enseignants, accru la tutelle des élus politiques sur les écoles via le PEdT, favorisant la multiplication des ingérences municipales en matière d’organisation et de pédagogie. Définition des horaires de classe, utilisation des locaux scolaires, et particulièrement des salles de classe, organisation de l’APC, mais aussi contenu de l’enseignement… tout devrait être assujetti aux besoins des élus politiques. Quotidiennement, notre statut d’enseignant fonctionnaire de l’État est mis en cause, nos conditions de travail se dégradent.

Cette situation ne peut que s’aggraver avec la publication le 10 mai du décret sur l’évaluation PPCR instaurant une évaluation basée notamment sur la capacité des enseignants à «  Contribuer à l’action de la communauté éducative et coopérer avec les parents d’élèves et les partenaires de l’école. »

Le projet de décret ministériel vient d’être transmis aux organisations syndicales. Il sera soumis pour avis au CSE du 8 juin. Tout en s’inscrivant dans le cadre du décret Peillon et du décret Hamon en étendant les possibilités de dérogation, il permet aux communes qui le souhaitent de revenir à une semaine scolaire de 24 heures d’enseignement réparties sur 4 jours de 6 heures.

Le projet de décret indique de plus que « ces dérogations peuvent s’accompagner d’une adaptation du calendrier scolaire national dans des conditions dérogeant à l’article D.521-2 accordée par le recteur d’académie ». La possibilité d’adapter le calendrier scolaire national, déjà prévue par le décret Hamon du 7 mai 2014, est ainsi confirmée et aggravée : les communes pourraient instaurer « des semaines de 8 demi-journées comprenant au moins cinq matinées ou sur moins de vingt-quatre heures hebdomadaires ».

Cette possibilité offerte aux communes et aux EPCI de déroger au calendrier scolaire national des 36 semaines de classe (référence) fixant les congés scolaires et les vacances des classes, ouvrirait la voie à des calendriers locaux par école dépendant de chaque PEdT.

Ce serait donc à chaque commune ses « rythmes » et son calendrier scolaire. C’est la poursuite de l’offensive contre l’école de la République, contre notre statut national.

Dans cette situation et compte tenu de l’aspiration légitime des collègues à en finir avec la réforme des rythmes scolaires, à revenir à la situation qui prévalait avant les décrets Peillon et Hamon, c’est-à-dire au retour à une semaine de 4 jours, le BN approuve le courrier du secrétaire général du SNUDI-FO au ministre lui demandant de « retirer les paragraphes qui instaureraient cette remise en cause du calendrier national sur 36 semaines et permettrait la remise en cause des périodes de travail et de vacances » et indiquant que « nous sommes favorables à rétablir rapidement une organisation de la semaine scolaire sur 4 jours, commune à tous les enseignants de toutes les écoles du territoire national, ne fluctuant pas d’une ville à l’autre en fonction des orientations politiques des élus locaux ou des finances des collectivités locales ou encore des Projets éducatifs de Territoire. ». Ce courrier a été envoyé pour information aux organisations syndicales SNUIPP-FSU, CGT et SUD avec proposition de discuter d’une éventuelle expression commune.

C’est la ligne de conduite que le BN propose d’adopter à la délégation FO qui participera à la commission spécialisée du 6 juin et au CSE du 8 juin.

Le BN invite les syndicats départementaux à engager immédiatement la bataille par le biais de pétitions, prises de position dans les écoles, les secteurs, lors de la tenue des RIS sur les revendications suivantes :

4 jours pour tous (lundi, mardi, jeudi, vendredi), dans toutes les écoles, dans toutes les communes, sur 36 semaines !

maintien de la définition nationale des dates de congés et vacances scolaires sans possibilité de dérogation ;

abandon des PEdT, non à l’ingérence des élus, non à la confusion scolaire/périscolaire.

Le BN engage les syndicats départementaux à rechercher l’action commune à tous les niveaux avec les organisations syndicales favorables à ces revendications, sans préjuger d’éventuels compromis sur le 3ème point.

Le BN invite les syndicats départementaux à soutenir toutes les initiatives permettant aux PE de faire valoir ces revendications auprès du ministère des autorités de l’Éducation nationale, DASEN et IEN mais aussi auprès des municipalités.

Le BN appelle les syndicats départementaux à se rapprocher des syndicats FO des services publics et des Unions départementales sur cette question afin de prendre toutes les initiatives utiles.

Le BN invite les syndicats départementaux à transmettre au SN toutes les informations concernant les initiatives, les échos, les actions et les déclarations communes engagés.

L’analyse et les revendications claires et précises sur ce dossier ultra-sensible doivent être connues du plus grand nombre, bien au-delà de la simple sphère Education nationale.

Aussi, le BN rappelle l’importance des médias locaux.

 

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