jeudi 28 mars 2019

Suicide de Jean WILLOT dans le Val-d'Oise : le SNUDI-FO alerte !

Suite à une plainte déposée par une famille, notre camarade J. Willot n’a pas supporté cette accusation injustifiée de « violence sur enfant ». Il s’est donné la mort le 15 mars.

Âgé de 57 ans notre camarade J. Willot, après une carrière exemplaire à Eaubonne, sans le moindre incident, toujours bien noté, s’approchait d’une retraite méritée.

Une dérive qui doit être stoppée

Le SNUDI-FO s’inquiète de la dérive constatée depuis quelques années de la part de la hiérarchie de l’Éducation nationale qui accorde systématiquement du crédit aux accusations les plus farfelues. Les enseignants ne peuvent être ni les boucs émissaires d’une situation sociale dégradée, ni abandonnés face aux agressions diverses dont ils sont victimes.

Le SNUDI-FO constate que sans avoir pris la précaution élémentaire de le contacter, de l’écouter, J. Willot a fait l’objet d’une convocation par les autorités de l’Éducation nationale du Val-d‘Oise.

Combien de nos collègues subissent de telles accusations sans fondement ? Combien se voient réprimandés sans que les accusations ne soient même vérifiées ? Combien en sortent meurtris à jamais et, ne supportant ni cet abandon ni cette injustice de la part de leur hiérarchie, en viennent aux pires extrémités ?

Entre colère et indignation

Le SNUDI-FO constate que ses collègues, les familles, d’anciens élèves témoignent de son engagement pour l’école publique tant lors de ses obsèques que sur les réseaux sociaux. À l’initiative des enseignants d’Eaubonne, un premier rassemblement à la circonscription a eu lieu le 25 mars et une minute de silence est organisée dans toutes les écoles. Une marche blanche aura lieu le 31 mars prochain dans sa ville.

Dans le même temps, l’Inspection académique du Val-d’Oise ne s’est exprimée que le 26 mars.

Les enseignants ont droit à la protection de leur administration

Le SNUDI-FO rappelle que l’article 11 de la Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 stipule : « Les fonctionnaires et les agents non titulaires ont droit à une protection et le cas échéant à une réparation lorsqu’ils ont fait l’objet, à l’occasion de leurs fonctions, de menaces, d’outrages, de voies de fait, d’injures ou de diffamations. » – Force est de constater que l’administration ne met pas en œuvre systématiquement et automatiquement l’article 11.

Le SNUDI-FO assure sa famille de son total soutien et de son indéfectible volonté à défendre la mémoire de Jean et à rétablir son honneur d’homme, d’enseignant et de militant.

Il demande avec le SNUDI-FO 95 que son décès soit reconnu comme accident du travail et que son honneur soit rétabli. En réponse à la demande du SNUDI-FO 95, un CHS-CT est convoqué le 28 mars en session extraordinaire.

Montreuil, le 26 mars 2019

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jeudi 21 mars 2019

Courrier de FO au ministre concernant les "évaluations CP, CE1 et 6ème"

Vous trouverez ci-dessous le courrier de FO au ministre concernant les évaluations CP, CE1 et 6ème, envoyé le 19 mars 2018 :

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mercredi 13 mars 2019

Projet de loi Blanquer : le dossier de la FNEC-FP FO

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Vous trouverez ci-dessous un dossier complet de 8 pages de la FNEC-FP FO sur le projet de loi Blanquer : des EPSF à la remise en cause de l’école maternelle, en passant par l’obligation d’exemplarité faite aux enseignants ou par les PIAL pour diminuer l’aide aux élèves en situation de handicap... rien n’est acceptable dans le projet de loi Blanquer !

La FNEC-FP FO en revendique le retrait total !

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vendredi 1 mars 2019

Établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF) : pulvérisation des statuts d’enseignants, suppression des directeurs...

 

logoLes EPSF : plus grave encore que le projet de création des EPEP
- LES EPSF, c’est la destruction des statuts particuliers d’enseignants pour y substituer un statut unique synonyme de régression sociale pour tous !
- Les EPSF, c’est la suppression des directeurs et des écoles
- LES EPSF, c’est le transfert total des compétences de l’Éducation nationale aux conseils d’administration dans le cadre des établissements autonomes sous la tutelle des élus politiques locaux

Avec la FNEC FP-FO, le SNUDI-FO exige le retrait du projet de loi « école de la confiance ». Il exige l’abandon des EPSF.

Alors que les mobilisations se multiplient notamment en défense des services publics, et que la colère populaire s’amplifie contre les politiques menées par ce gouvernement, le ministre Blanquer et son gouvernement seraient bien inspirés de prendre en compte cette situation en retirant ce projet de loi.

Lire la suite :  EPSF

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lundi 25 février 2019

Loi Ecole de la "confiance" : un amendement qui programme la disparition de l’école maternelle de la République

Le ministre avait promis des rebondissements lors de l’examen du projet de loi Blanquer « Ecole de la confiance », qui a été adopté en première lecture l’Assemblée nationale le 15 février.

On peut effectivement reconnaître que les rebondissements sont bien organisés puisqu’après l’amendement sur la création des Etablissements Publics des Savoirs Fondamentaux en lieu et place des écoles primaire et des collèges, c’est au tour de l’école maternelle publique d’être dans le viseur de ce gouvernement réactionnaire.

Un amendement qui autorise la scolarisation jusqu’à 6 ans dans un « jardin d’enfant » L’amendement à l’article 4 adopté le 30 janvier crée un article 4 bis. Ce nouvel article stipule : « Par dérogation à l’article L. 131‐2 du code de l’éducation, l’instruction obligatoire peut, au cours des années scolaires 2019‐2020 et 2020‐2021, être donnée aux enfants âgés de trois à six ans dans un établissement d’accueil collectif recevant exclusivement des enfants âgés de plus de deux ans dit « « jardin d’enfants. »

Lire la suite :  Ecole_de_la_confiance

 

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jeudi 17 janvier 2019

Nous voulons la satisfaction des revendications, pas un débat !

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La profonde colère qui s’exprime dans tout le pays est le produit des politiques d’austérité, de destruction de toutes les conquêtes sociales, en particulier les services publics, menées par les gouvernements successifs depuis de nombreuses années. Cette colère est légitime.
De l’autre côté, le gouvernement s’enferme dans une dérive autoritaire et son refus de répondre aux revendications. Il décide une fois de plus de « garder le cap », il persiste à vouloir mener jusqu’au bout ses contre‐réformes.

Dans l’Education nationale, comme dans toute la Fonction publique, c’est la poursuite du gel du point d’indice, c’est la suppression de milliers de postes, c’est la remise en cause du statut, c’est l’avalanche de mesures régressives.
Pour tenter d’instrumentaliser la colère qui monte de partout, le président Macron organise son « grand débat national ». Pour la FNEC FP‐FO, l’heure n’est pas de participer à cette mascarade dont le seul objectif est de cautionner le gouvernement actuel sans aucun résultat pour les salariés.

Le rôle du syndicat n’est pas de servir la soupe au gouvernement !

Le rôle du syndicat, plus que jamais, est de défendre les intérêts matériels et moraux des salariés.
Le Président et son gouvernement n’ont pas à nous dicter ce que l’on doit revendiquer ou non. De même qu’ils n’ont pas à nous dire quand et où nous pouvons manifester. De ce point de vue, les mesures liberticides annoncées par le 1er Ministre pour « cadrer » les manifestations sont inacceptables. Attachée aux libertés démocratiques, la FNEC FP‐FO condamne sans aucune réserve la répression et les violences commises, sur ordre, à l’encontre des gilets jaunes et des lycéens.


Nous ne nous laisserons pas intimider, nous ne nous laisserons pas instrumentaliser.


Alors que le gouvernement est fragilisé, la FNEC FP‐FO considère que l’heure est à amplifier le rapport de force et à l’étendre pour le faire lâcher.
C’est le moment d’engager la mobilisation dans les services, les écoles, les établissements pour arracher les revendications : pour l’augmentation des salaires, l’arrêt des suppressions de postes et des contre‐réformes (baccalauréat, lycée, Parcoursup…)
Le collectif des Stylos Rouges a demandé à nous rencontrer. La FNEC FP‐FO a répondu favorablement. Nous sommes disponibles pour l’action commune à tous les niveaux pour faire aboutir les revendications.
La FNEC FP‐FO appelle les personnels à se réunir en Assemblées Générales, à établir les revendications, à discuter de l’action efficace, de la grève pour gagner, posant la question de sa reconduction. Personne ne veut des journées d’action sans lendemain.

Communiqué FNECFP FO du 15/01/2019

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Courrier unitaire concernant les évaluations CP-CE1 de janvier

Vous trouverez ci-joint le courrier unitaire (SNUDI-FO, SNUIPP, SE, CGT, CFDT, SUD) demandant au ministre l’abandon de ce protocole d’évaluation.

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jeudi 10 janvier 2019

le SNUDI-FO obtient le paiement du bon taux pour tous !

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Heures supplémentaires des PE en collège : le SNUDI-FO obtient le paiement du bon taux pour tous !

 

Le SNUDI-FO a saisi l'administration à plusieurs reprises concernant le paiement des heures supplémentaires des professeurs des écoles en collège (accompagnement éducatif, devoirs faits...).

Le taux appliqué depuis des années à certains collègues était erroné, basé sur le statut et non sur l'affectation.

Le taux des HSE est en effet basé sur les obligations de service liées aux affectations : un PE en collège doit 21h. Son taux d'heure supplémentaire est donc plus élevé.
Nous avons argumenté auprès des services du Rectorat qui viennent de confirmer notre analyse et vont adresser une note rectificative aux chefs d'établissement.

Grâce à l'intervention du SNUDI-FO, les collègues que nous avons défendus vont ainsi recevoir des centaines d'euros de rattrapage.

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Lettre ouverte au Ministre de l'Education Nationale

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Monsieur le Ministre,

Nous sommes consternés par vos récentes déclarations.

Vous dites avoir « la plus grande écoute et la plus grande estime pour les enseignants de France, et ils le savent.

Je pense que c’est même ma marque de fabrique depuis que je suis arrivé. »

Vous dites œuvrer à « l’école de la confiance ».

Vous affirmez : « les choix budgétaires que j’ai fait vont dans le sens d’une amélioration du pouvoir d’achat des professeurs ».

Vous ne pouvez l’ignorer, monsieur le Ministre, les personnels de votre ministère, de toutes catégories, comme tous les fonctionnaires, se sentent méprisés, abandonnés. Nous vous l’avons redit par courrier et en audience en décembre.

Ni les heures supplémentaires, ni l’évolution des carrières au mérite, ni l’addition de primes, ni le miroir aux alouettes du protocole PPCR ne compensent l’effondrement du pouvoir d’achat subi depuis des années.

Nous exigeons, monsieur le Ministre, à nouveau l’ouverture immédiate de négociations salariales sur l’augmentation de la valeur du point d’indice ainsi que sur une vraie revalorisation des grilles.

Ce que votre gouvernement a dû concéder face à la mobilisation des agents du ministère de l’Intérieur, par la négociation, doit être étendu à l’ensemble des agents publics.

Vous affirmez que les réformes que vous mettez en œuvre dans l’Education nationale suscitent l’adhésion des personnels.

Alors même que les enseignants et tous les personnels sont épuisés par les réformes successives qui éclatent le cadre national de l’école de la république et dégradent les conditions de travail.

Vous supprimez 2 650 postes de personnels enseignants dans le secondaire pour 40 000 élèves supplémentaires à la rentrée 2019, vous supprimez 400 postes de personnels administratifs, vous ne créez pas les milliers de postes nécessaires dans l’enseignement élémentaire.

Voilà la réalité crue de vos réformes.

Ce qui est nécessaire, ce que veulent les personnels, le dégel du point d’indice, c’est la création massive de postes. Vos réformes ne sont pas les nôtres :  lycée, bac, voie professionnelle, vous devez les suspendre et ouvrir des négociations avec les organisations syndicales.

Il y a urgence, Monsieur le Ministre. Une nouvelle fois, nous condamnons vos propos et décisions de répression contre les lycéens et étudiants qui avec raison, remettent en cause l’application de la réforme du lycée, du bac et Parcoursup qui instaure la sélection pour l’entrée à l’université.

Nous n’accepterons aucune remise en cause à la liberté de manifester, tout comme nous n’accepterons aucune remise en cause à la liberté d’expression des fonctionnaires, garantie par l’article 6 du statut de la fonction publique.

Il n’y a d’autre voie que d’ouvrir de sérieuses discussions pour répondre aux revendications.

Comme tout le gouvernement, vous restez sourd au profond mouvement qui s’exprime dans les écoles, les lycées, les établissements et les services par des grèves, manifestations et motions et aussi à travers la mobilisation des « gilets jaunes » et aussi des « stylos rouges ».

C’est pourquoi, Monsieur le Ministre, à nouveau, et publiquement nous vous demandons d’ouvrir immédiatement des négociations sérieuses sur la base des revendications des personnels.

  • L’arrêt de toutes les politiques d’austérité donc l’augmentation immédiate des traitements par le déblocage de la valeur du point d’indice et l’abandon de la réforme des retraites
  • L’abandon des réformes qui mettent à mal les statuts, fragilisent l’égalité républicaine et suppriment des postes (Parcoursup, réforme du baccalauréat et du lycée, fusion des académies, projet de loi « Ecole de la confiance »)
  • Le maintien de tous les services et de tous les établissements, de toutes les missions et de tous les personnels, la création des postes nécessaires et aussi des postes spécialisés et postes nécessaires pour les élèves à besoins particuliers
  • Le réemploi de tous les personnels précaires et un vrai plan de titularisation des agents non-titulaires sur emploi statutaire
  • Le recrutement massif de médecins de prévention fonctionnaires d’Etat, afin que le Ministère se mette en conformité avec les obligations réglementaires. Nous demandons que soient revues à cette fin les grilles salariales des médecins de prévention.

Cette négociation est une demande immédiate et nous ne nous contenterons pas d’une concertation où il n’y a rien à négocier. Notre Fédération a déposé un préavis de grève national à compter du 7 janvier.

Les personnels s’expriment, ils se réunissent en heures d’informations syndicales, ils se réunissent en assemblées générales, ils multiplient les initiatives, les pétitions, les motions, les grèves.

Ils attendent des réponses, des discussions sérieuses, sur leurs revendications.

Il y a urgence.

 Hubert Raguin,

Secrétaire général de la FNEC FP-FO

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jeudi 11 octobre 2018

Le ministère s'attaque au mouvement

Le SNUDI-FO alerte :
Après les évaluations PPCR à la tête du client: Le ministère s’apprête à remettre en cause les règles essentielles du mouvement (suppression de l’ancienneté générale de service et du 2emouvement…)

 À l’occasion du groupe de travail du 8 octobre, le ministère a confirmé ses projets suivants :

• Suppression de l’Ancienneté Générale de Service dans les barèmes pour le mouvement;

• la suppression du 2d mouvement;

• des affectations autoritaires et arbitraires, à titre définitif comme à titre provisoire ;

• l’harmonisation académique des règles du mouvement remettant en cause la place et le rôle des délégués du personnel ;

• la remise en cause des prérogatives des CAPD.

 Le SNUDI-FO n’accepte pas !

Ainsi pour le ministère, l’immense majorité des affectations devraient être réalisées à titre définitif à l’issue d’une seule saisie des vœux, c’est-à-dire la suppression pure et simple du 2nd  mouvement avec la réunion de la CAPD.

Pour arriver à ses fins, le ministère s’apprête à remettre en cause le statut général de la Fonction publique qui prévoit que chaque fonctionnaire est nommé sur un emploi déterminé.

Ainsi il prévoit « d’offrir » au cours d’un seul mouvement « autant de postes qu’il y a de participants au mouvement » avec affectation « coûte que coûte » à titre définitif sur des postes non choisis.

Communiqué national  SNUDI-FO

 

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