jeudi 28 juin 2018

Accès à la hors classe : Avec PPCR l’arbitraire est érigé en règle ! Halte au scandale !

Depuis plusieurs mois, FO intervient auprès du ministre pour faire cesser l’arbitraire des conditions fixées pour accéder à la hors classe qui conduisent à ce que des milliers de collègues qui auraient dû passer cette année à la hors classe, sur la base de leur ancienneté générale des services (AGS) et de leur note pédagogique, se trouvent lésés de manière définitive.

De l’aveu même du ministre, cette situation découle de la stricte application du protocole PPCR : « cette campagne de promotion 2018 s’inscrit dans le cadre de la modernisation des parcours professionnels, des carrières et des rémunérations » (BOEN n°8 du 22/02/2018) - Décret PPCR non voté au CTM du 7 décembre 2016 parForce Ouvrière, mais voté par la FSU, l’UNSA et la CFDT.

PPCR pénalise financièrement des milliers de PE et d’instituteurs

jusqu’à la fin de leurs jours !

Depuis quelques semaines, nombre de professeurs des écoles découvrent avec colère les avis totalement arbitraires émis par la hiérarchie qui conditionnent l’accès à la hors classe. Ces collègues, comme tous les enseignants dans les écoles, en collège ou en lycée, découvrent des appréciations sans fondement, certains n’ayant pas été inspectés depuis plusieurs années, sans rapport avec la réalité du travail fourni, éloignées des notes d’inspection précédentes. Des milliers de collègues dont les rapports d’inspection sont élogieux et la note pédagogique est au maximum se voient écartés du tableau d’avancement à la hors classe sans qu’aucune explication ne leur soit donnée.

De plus, cette appréciation définitive pénalise les PE concernés jusqu’à la fin de leur carrière et pour le calcul du montant de leur pension puisqu’elle est non révisable !!!

Par ailleurs, la prise en compte de l’ancienneté dans le seul corps des PE au lieu de l’AGS pénalise considérablement les ex-instituteurs.

 Le SNUDI-FO revendique la prise en compte de l’AGS.

De plus, rappelons que« l’avis « très satisfaisant» doit être réservé à l’évaluation des enseignants promouvables les plus remarquables (…) » (note de service du 19 février 2018)

Mais selon quels critères ? Ainsi, avec PPCR, le ministre a décidé que seule une partie des PE pouvait prétendre à la hors classe, tous les autres n’étant pas « suffisamment méritants ».

Face à cette situation, le SNUDI-FO, à la recherche d’une expression commune dans l’intérêt des collègues, a proposé au SNUipp, à l’UNSA, et à la CGT de demander ensemble :

« un taux d’au moins 18 %» (*) pour l’accès à la hors classe pour garantir une augmentation du nombre de promus 2018 ;

le « retour à la réglementation antérieure» (*) à PPCR en vue d’obtenir des « promotions avec un barème basé sur l’ancienneté générale de service ». (*)

(*) - Citations exactes des amendements proposés par le SNUDI-FO

 En refusant ces propositions, les responsables du SNUipp, du SE-UNSA, de la CFDT et de la CGT

cautionnent l’arbitraire !

Cette attitude est lourde de conséquences pour tous les PE

Le SNUDI-FO constate à regret que toutes les propositions de compromis que notre syndicat a faites pour arriver à une position commune conforme aux intérêts des collègues ont été rejetées par la direction nationale du SNUipp et du SE UNSA.

Pour le SNUDI-FO, un tel entêtement, à se situer dans le cadre de l’arbitraire est incompréhensible pour qui prétend défendre les collègues.

Pour FO, il faut choisir entre aménager l’arbitraire ou refuser l’arbitraire.

Le SNUDI-FO reste disponible pour discuter avec tous les syndicats, d’une prise de position commune.

Le SNUDI-FO avec la FNEC FP-FO intervient depuis des semaines, sans relâche, à tous les niveaux, pour stopper ces opérations. Il s’adresse à nouveau au ministre. Des milliers de collègues syndiqués à FO, mais aussi dans les autres syndicats ou non syndiqués nous le demandent, nous allons continuer.

Déjà, des milliers de recours individuels ont été déposés auprès des DASEN. Même si le fonctionnement des CAPD est entravé par le système PPCR qui ne permet plus aux représentants du personnel d’effectuer leur travail de contrôle, les délégués du SNUDI-FO appuient les demandes des collègues auprès de l’administration.

 Le SNUDI-FO invite les collègues qui ne l’auraient pas encore fait, à prendre contact avec les syndicats départementaux du SNUDI-FO pour continuer à déposer les recours et poursuivre les interventions.

Il les invite à se syndiquer dans le syndicat qui, contre l’arbitraire, revendique :

 ►la publication de l’arrêté fixant un taux de passage à la hors classe qui augmente le nombre de promus ;

► qu’aucun PE ne parte à la retraite sans être passé à la hors classe ;

►des promotions au barème, basées essentiellement sur l’ancienneté générale des services : abandon de PPCR !

 

Posté par snudifo18 à 09:46 - - Permalien [#]


Inclusion scolaire systématique : le ministère ne nie pas les difficultés mais répondra-t-il vraiment aux revendications?

Compte rendu de l’audience de la FNEC-FP-FO du 18 juin au ministère

 S’appuyant en particulier sur le nombre considérable d’incidents qui mettent en péril la sécurité physique des élèves et des enseignants, les représentants de la FNEC-FP‐FO ont exposé les revendications des personnels en insistant sur le caractère d’urgence que revêtait la situation dans les écoles.

 Ils ont insisté pour que l’orientation des élèves soit étudiée au cas par cas de manière à trouver les meilleures solutions. Parallèlement à cette demande, ils ont insisté sur l‘évolution tout à fait dangereuse dictée par des choix d’économies budgétaires qui conduit à remplacer les structures par des dispositifs privant ainsi les élèves handicapés de classes d’accueil adaptées. S’inquiétant de la convention signée dans la région académique Auvergne Rhône‐Alpes entre la directrice de l’Agence Régionale de Santé et le recteur visant à la disparition totale des IME et IMPro, la délégation a interrogé les représentants du ministre sur leurs intentions en la matière. 

 Alors que le nombre de notifications MDPH augmente de manière significative, la délégation est revenue sur le nombre décroissant d’AESH en s’inquiétant particulièrement du caractère précaire de la situation de ces personnels et de la nature de leur contrat systématiquement à temps partiel. Ils ont également souligné la faiblesse de la formation (60 h) dispensée à ces personnels. 

 Les représentants de la FNEC FP‐FO ont également déploré la détérioration de la formation pour les enseignants, soulignant que la mise en place du CAPPEI, s’il était source d’économies budgétaires, ne correspondait pas à une réelle formation spécialisée permettant d’apporter des réponses adéquates suivant le type de handicap.

 Les réponses des représentants du ministre 

 Les représentants du ministère ont reconnu l’existence des difficultés expliquant que la mise en œuvre de l’école inclusive après avoir apporté une réponse quantitative, devait maintenant apporter une réponse qualitative qui passe par un travail interministériel qui débutera en septembre. 

 Ils ont indiqué que le droit formel devait se transformer en droit «réel». Ils ont déploré le nombre trop élevé selon eux de notifications MDPH dans certains départements indiquant qu’un des objets du travail interministériel était de faire baisser ce nombre, ce qui passe peut‐être par la restructuration ou la modification des MDPH.

 De même, ils ont déploré le nombre trop important selon eux, de saisies des CHS CT sur les problèmes découlant de l’inclusion scolaire systématique. Pour faire baisser ce nombre jugé trop important, le ministère réfléchit à installer des personnes référentes dans les établissements ou par zone afin de conseiller les enseignants confrontés aux difficultés découlant de l’inclusion systématique.

 Sur le nombre et le statut des AESH, les représentants du ministre ont reconnu aussi les problèmes, la réponse passant en partie selon eux par une meilleure organisation des emplois du temps. Ils ont aussi indiqué que pour le ministre, il fallait rediscuter de la notion d’accompagnement individuel qui ne serait pas toujours très valable. Par exemple, dans l’académie de Versailles, le rectorat veut passer en 5 ans d’un taux de 33% de prescriptions mutualisées à 80%, au détriment de l’aide individuelle. Ce qui aura nécessaire‐ ment comme conséquence des suppressions de postes d’AESH. 

Concernant l’avenir des IME et IMPro, ils n’ont pas donné de réponse. 

 Concernant la formation, ils se sont étonnés de la position de la FNEC FP‐FO qui ne serait pas identique à celle d’autres syndicats. Ils se sont dit prêts à engager des discussions sur cette question. Enfin, rappelant le rôle essentiel des recteurs pour le ministère, Mme BOUHRIS et M LEDROIT ont accédé à notre demande de pouvoir leur soumettre des dossiers de situations très problématiques qui n’auraient pas trouvé de solution dans un département.

 En conclusion, si le malaise est reconnu, les réponses ministérielles ne sont pas pour autant rassurantes. 

 Pour la FNEC FP‐FO, la solution ne peut passer par le seul objectif de faire baisser de manière comptable les notifications MDPH ou les saisies de CHS CT. Les saisies de CHS CT constituent certes une contrainte pour l’employeur qui est obligé d’apporter une réponse écrite. Pour autant ils représentent une garantie pour les personnels que leurs demandes seront examinées. 

 Concernant l’augmentation du nombre de personnels référentes, la FNEC FP‐FO déplore le fait que le ministère ne privilégie pas l’augmentation du nombre de personnels enseignants formés, devant élèves. De même la FNEC FP‐FO s’inquiète que le ministère ne prévoit pas l’intégration des AESH dans un corps de la Fonction publique afin de mettre fin à la situation de précarité et aux contrats à temps partiels obligés.. 

 Concernant la formation d’enseignants spécialisées, la FNEC FP‐FO enregistre la réponse ministérielle. Pour FO, cela doit passer par le rétablissement des options qui ont été supprimées avec le CAPPEI. 

 Enfin la FNEC FP‐FO enregistre positivement les déclarations concernant la remontée des dossiers.

 

Posté par snudifo18 à 09:38 - - Permalien [#]

AESH : Toujours précaires !

La FNEC-FP-FO continue de revendiquer :

  • intégration dans un corps de la Fonction publique
  • un meilleur salaire
  • la garantie d'emploi pour tous !
  • des contrats à temps complet pour tous !

 

Dossier spécial AESH en téléchargement ici : Dossier_FNEC AESH

Posté par snudifo18 à 09:32 - - Permalien [#]