logosnudi-fo18 (2)La semaine de 4 jours sur 36 semaines doit devenir la norme !

 Dans le Cher, en septembre 2 017, 72 communes sur 290 étaient revenues à la semaine de 4 jours.

Qu’en sera-t-il pour 2 018 ?

Saint-Martin-d’Auxigny, Berry-Bouy, Allogny La Chapelle Saint-Ursin, Aubigny-sur-Nère, Chârost, Civray, … pas un jour ne se passe sans que de nouvelles communes n’annoncent qu’elles adopteront la semaine de 4 jours à la rentrée 2018 ! En septembre prochain, plus de 90 % des communes du Cher devraient être revenues à la semaine de 4 jours, sur 36 semaines. La semaine de 4 jours, qui d’après le décret Blanquer, ne devait être qu’une dérogation à la semaine « Peillon » de 9 demi-journées, devient donc très largement majoritaire!

 La nouvelle vient de tomber : la Mairie de Bourges donne satisfaction aux écoles qui ont exprimé de façon très majoritaire leur volonté de revenir à la semaine des 4 jours ! (Reste maintenant au DASEN à valider cette organisation).

 Alors que des organisations (syndicales et autres) essayaient de nous faire croire que les enseignants étaient favorables à la réforme Peillon-Hamon des rythmes scolaires ou, a minima, que le retour aux 4 jours n’était pas une priorité pour eux,.. alors que des conférences étaient organisées pour promouvoir la semaine de 4 jours et 1/2..., le SNUDI-FO continuait, sans relâche, à porter la vraie voix des collègues, à faire remonter à l’administration les conséquences désastreuses sur nos conditions de travail de la réforme et à revendiquer son abrogation.

Fin janvier, le SNUDI-FO18 écrivait au Maire de Bourges pour lui faire part de notre position qu'il ne semblait pas partager.

Au début du mois de février, le SNUDI-FO18 consultait les enseignants sur les rythmes scolaires.

Au CTSD "carte scolaire", nous avons réaffirmé notre opposition à cette réforme lors de notre déclaration liminaire:

  "Le bilan de la réforme, tiré sur le terrain par ceux qui travaillent au plus près des élèves, est désastreux : confusion entre le scolaire et le périscolaire au sein des écoles qui impacte fortement l'enseignement, élèves excités par les NAP, journées et semaines de collectivité encore plus longues, activités NAP redondantes avec des activités proposées en classe, fatigue des enseignants et des élèves, jeudi "jour noir de la semaine" avec chutes, pleurs, énervements, indisponibilité des élèves.

 C'est dans ce cadre de volonté d'un retour à une Ecole Républicaine, gratuite, égalitaire sur tout le territoire français, pour la défense du Statut de fonctionnaire d'Etat, que nous vous avons demandé à Monsieur le Directeur Académique que toutes les demandes de retour à 4 jours soient accordées."

 Bien entendu, le problème n’est toujours pas réglé sur le fond, les décrets Peillon-Hamon n’ont pas été abrogés et les mairies gardent la main sur nos obligations de service… c’est pourquoi il faut continuer à signer la pétition nationale pour un retour à la semaine de 4 jours sur 36 semaines sur tout le territoire.

Pétition en ligne

 Le SNUDI-FO se félicite d’avoir été, dès le début,  dans ce combat et ne lâchera rien jusqu’à ce que les décrets Peillon-Hamon-Blanquer soient abrogés.

Pour autant, c’est un immense soupir de soulagement pour tous les collègues,dont la commune repasse à 4 jours, qui vont enfin pouvoir retrouver des conditions de travail un peu plus acceptables.

  Vous pouvez continuer à faire confiance au SNUDI-FO !

  La semaine de 4 jours, censée être l’exception, est largement majoritaire.

La semaine de 4 jours doit donc maintenant devenir la norme !

Le SNUDI-FO s’adresse en ce sens au ministre de l’Éducation nationale.

Le SNUDI-FO appelle les enseignants du 1er degré à la grève jeudi 22 mars, dans le cadre de l’appel des fédérations de fonctions de fonctionnaires FO, CGT, FSU, Solidaires, CFTC, CGC et FAFP :

- Pour un rythme national unique, pour la semaine de 4 jours sur 36 semaines pour tous sur tout le territoire national !

- Abrogation des décrets Peillon, Hamon et Blanquer qui territorialisent l’École de la République et disloquent le statut des PE fonctionnaires d’État